Il y a environ 10 000 ans, notre région abritait une grande diversité de mammifères. De grands herbivores parcouraient le paysage et contribuaient à créer une mosaïque de forêts, de prairies et de milieux ouverts. Ils étaient eux-mêmes la proie de grands carnivores. À leurs côtés vivait une multitude de petits mammifères, indispensables à l'équilibre de cet écosystème.
Au fil des siècles, les activités humaines ont profondément transformé ce monde naturel. La chasse, le développement de l'agriculture, puis l'intensification des pratiques agricoles et la fragmentation des habitats ont progressivement fait reculer de nombreuses espèces. Les grands prédateurs, comme le loup, ont disparu de notre région, tandis que beaucoup de petits mammifères sont devenus discrets et difficiles à observer.
D'autres espèces, comme la souris domestique, le rat et le chat, ont au contraire profité de la proximité humaine et de nos modes de vie.
Aujourd'hui, certaines espèces sauvages font leur retour ou se rapprochent de notre région. Cette évolution peut être une bonne nouvelle : le retour d'espèces indigènes contribue à enrichir nos écosystèmes et à retrouver certaines fonctions naturelles, comme la régulation des populations animales, la dispersion des graines ou la création de nouveaux milieux humides. Il demande aussi d'apprendre à mieux cohabiter avec la faune sauvage.
À Silly, cette cohabitation commence parfois tout simplement dans nos jardins : un coin un peu sauvage, une haie, un vieux arbre ou un passage dans une clôture peuvent déjà offrir un refuge à de nombreux petits mammifères.
Découvrez les mammifères déjà présents dans notre commune, mais aussi ceux qui pourraient trouver leur place dans notre paysage dans les années à venir. Mieux connaître ces animaux et observer l'évolution de leur présence nous aidera à mieux comprendre notre environnement et à préparer un paysage où la nature et les activités humaines pourront davantage coexister.
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Taille: 17 à 25 cm de longueur, auxquels s'ajoutent 4 à 8 cm de queue ; 50 à 150 g.
Statut: Espèce indigène en Wallonie, dont les populations peuvent être localement fragilisées. Présence confirmée dans la région de Silly, notamment par un individu retrouvé mort à Bassilly.
Habitat : Prairies, champs, haies, talus, vergers, friches et lisières forestières. Elle recherche surtout les endroits riches en petits rongeurs et offrant des refuges.
Alimentation : Carnivore. Principalement campagnols, mulots et souris, mais aussi petits oiseaux et jeunes lapins.
La belette est le plus petit carnivore d'Europe. Son corps très allongé et ses courtes pattes lui permettent de se faufiler dans les galeries des petits rongeurs pour y capturer ses proies. Son pelage est brun sur le dos et blanc sur le ventre. Contrairement à l'hermine, sa queue est courte et entièrement brune, sans pointe noire.
Elle mène une vie solitaire et territoriale, et reste active toute l'année, de jour comme de nuit. Très agile, elle chasse fréquemment les campagnols et les mulots. Elle joue ainsi un rôle important dans la régulation des populations de rongeurs.
Sa reproduction est particulièrement rapide : après environ cinq semaines de gestation, la femelle donne naissance à plusieurs petits. Lorsque la nourriture est abondante, elle peut avoir deux portées au cours d'une même année
La disparition des haies, des bandes herbeuses et des prairies, ainsi que l'utilisation de rodenticides, menacent cette petite chasseuse. La préservation des refuges naturels et des corridors végétalisés lui permet de trouver à la fois nourriture et abri dans nos campagnes.
photo: Anatolii Vlasov – Mustela nivalis, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.
Taille: 60 à 90 cm de longueur pour le corps, auxquels s'ajoutent 15 à 20 cm de queue ; poids généralement compris entre 8 et 15 kg.
Statut: Espèce indigène et protégée en Wallonie. Sa répartition progresse progressivement vers le nord, mais une partie du Hainaut reste encore à recoloniser. Quelques signalements non confirmés ont été rapportés dans la région de Silly.
Habitat : Forêts, boisements, lisières, talus, haies et paysages agricoles composés de prairies, de vergers et de petits bosquets. Il recherche des sols suffisamment meubles et bien drainés pour creuser son terrier.
Alimentation : Omnivore, avec une préférence fréquente pour les vers de terre, les insectes et leurs larves. Il consomme également des fruits, des baies, des céréales, des petits mammifères et des amphibiens.
Le Blaireau européen est le plus grand représentant de la famille des mustélidés dans nos régions. Il se reconnaît facilement à son corps trapu, ses courtes pattes puissantes et son museau caractéristique marqué de bandes noires et blanches.
Principalement nocturne, il vit généralement en groupes familiaux appelés clans. Chaque clan occupe un territoire comprenant plusieurs gîtes et parfois un vaste terrier souterrain, utilisé pendant de nombreuses années. Ces terriers peuvent comporter de nombreuses galeries, chambres et entrées, et être transmis d'une génération à l'autre.
Son alimentation est très variée, mais les vers de terre constituent souvent une ressource importante. Il les recherche dans les prairies, les pelouses et les sols meubles en fouillant la terre avec son museau. Il consomme également des insectes, des fruits, des baies et de petits animaux. Cette activité contribue au brassage superficiel du sol.
Le Blaireau fréquente volontiers les paysages agricoles diversifiés, à condition d'y trouver suffisamment de nourriture, de tranquillité et de refuges. Les boisements, les haies, les talus et les prairies constituent des éléments importants de son environnement. Il peut parcourir plusieurs kilomètres au cours de ses déplacements nocturnes.
Sa reproduction est particulière : après l'accouplement, le développement de l'embryon peut être retardé pendant plusieurs mois. Les naissances ont généralement lieu en fin d'hiver ou au début du printemps. Les jeunes restent d'abord dans le terrier avant de commencer à explorer leur environnement.
La fragmentation des habitats et la circulation routière représentent des menaces importantes pour cette espèce. La conservation des haies, des boisements et des passages sécurisés entre les différents milieux contribue à faciliter ses déplacements et à favoriser son maintien dans nos paysages.
photo: Caroline Legg – Blaireau européen (Meles meles), Wikimedia Commons, CC BY 2.0.
Taille: 80 à 100 cm de longueur pour le corps, auxquels s'ajoutent 25 à 35 cm de queue ; poids généralement compris entre 18 et 30 kg.
Statut: Espèce indigène en Wallonie, intégralement protégée et en expansion. Sa présence est désormais signalée dans plusieurs bassins hydrographiques de Wallonie picarde, notamment celui de la Dendre. Aucune présence confirmée à Silly à ce jour.
Habitat : Cours d'eau, ruisseaux, étangs, lacs et zones humides bordés de végétation. Il recherche des berges suffisamment tranquilles pour y creuser son terrier ou construire une hutte.
Alimentation : Herbivore : plantes aquatiques, herbes, feuilles, jeunes pousses, écorces et branches, notamment de saules et de peupliers.
Le Castor d'Europe est le plus grand rongeur présent en Wallonie. Il se reconnaît à son corps massif, son pelage brun, ses petites oreilles et surtout sa large queue aplatie et écailleuse. Ses pattes arrière sont palmées, ce qui en fait un excellent nageur et plongeur.
Actif principalement au crépuscule et durant la nuit, il vit généralement en groupes familiaux constitués d'un couple et de ses jeunes. Chaque famille occupe un territoire le long d'un cours d'eau. Pour se protéger des prédateurs, le castor aménage un terrier dans la berge ou construit une hutte dont l'entrée se trouve sous l'eau.
C'est un véritable ingénieur des écosystèmes. En abattant des arbres, en creusant des terriers et parfois en construisant des barrages, il transforme progressivement son environnement. Ces aménagements peuvent ralentir l'écoulement de l'eau, favoriser la création de zones humides et diversifier les habitats. Ils profitent ainsi à de nombreuses espèces, notamment aux amphibiens, aux libellules et aux oiseaux liés aux milieux aquatiques.
Ces transformations peuvent toutefois entraîner des difficultés lorsque l'eau monte sur des terres agricoles, des chemins ou à proximité d'habitations. L'abattage d'arbres et le creusement de galeries peuvent également poser problème dans certains endroits. Une cohabitation durable repose donc sur une bonne connaissance du site, la prévention et des aménagements adaptés.
Après avoir disparu de Belgique au XIXe siècle, le Castor d'Europe a progressivement recolonisé nos régions. Sa présence constitue une opportunité pour le développement de milieux humides et la restauration du fonctionnement naturel de nos cours d'eau.
Le retour du Castor d'Europe pourrait offrir de nouvelles perspectives pour la restauration des zones humides et la rétention naturelle de l'eau dans nos vallées. Mais pour que cette cohabitation soit bénéfique, notre paysage doit aussi pouvoir lui laisser une place.
Photo: Bouke ten Cate – Castor d'Europe (Castor fiber), Wikimedia Commons, CC BY 4.0.
Taille: 9 à 13 cm ; queue de 3 à 5 cm ; environ 20 à 50 g
Statut: Espèce indigène en Wallonie et en Belgique. Elle semble moins fréquente dans certaines régions du sud du pays. Les observations sont très rares dans la région de Silly, mais sa présence y est attestée par un individu retrouvé mort à Attre en 2012.
Habitat : Prairies humides, friches, clairières, lisières forestières, talus et zones herbeuses à végétation dense.
Alimentation : Principalement des graminées, des herbes, des racines, des feuilles et des parties vertes des plantes.
Le Campagnol agreste est un petit rongeur au corps trapu, au pelage brun foncé et à la queue relativement courte. Il affectionne les endroits où l'herbe est haute et dense, dans laquelle il aménage des passages et de petits réseaux de galeries.
Actif de jour comme de nuit, il se nourrit principalement de végétaux. Il peut se reproduire plusieurs fois pendant la belle saison et ses populations connaissent des fluctuations naturelles. Il constitue une ressource alimentaire importante pour les chouettes, les rapaces et les petits carnivores.
Photo: David Perez (DPC) – Campagnol agreste (Microtus agrestis), Wikimedia Commons, CC BY 3.0.
Taille: 9 à 12 cm ; queue de 2,5 à 4 cm ; environ 20 à 50 g
Statut: Espèce indigène et non menacée en Wallonie. Quelques observations et captures ont été signalées dans la région de Silly, mais les données restent peu nombreuses. Rien ne permet de supposer que sa répartition locale diffère de la tendance régionale.
Habitat : Prairies, pâturages, champs, talus herbeux, bords de chemins et autres milieux ouverts présentant une végétation basse et dense.
Alimentation : Principalement des graminées, des herbes, des graines, des racines et d’autres parties vertes des plantes.
Le Campagnol des champs est un petit rongeur trapu, au pelage brun clair, aux oreilles peu visibles et à la queue courte. Il vit dans des réseaux de galeries souterraines, dont les entrées sont souvent reliées par de petits passages dans l’herbe.
Il est actif de jour comme de nuit et se reproduit très rapidement lorsque les conditions sont favorables. Ses populations connaissent des fluctuations importantes, avec parfois des périodes de forte abondance. Il constitue alors une ressource alimentaire essentielle pour de nombreux prédateurs, notamment les chouettes, les buses, les faucons et les petits carnivores.
Photo: Dieter TD – Campagnol des champs (Microtus arvalis), Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.
Taille: 8,5 à 11 cm ; queue de 5 à 6,5 cm ; environ 15 à 30 g
Statut: Espèce indigène et largement répandue en Wallonie. Elle est régulièrement observée ou capturée à Silly, principalement dans les milieux boisés.
Habitat : Forêts de feuillus et mixtes, sous-bois, lisières, haies, broussailles et parcs arborés. Elle apprécie les endroits offrant un couvert végétal dense.
Alimentation : Graines, baies, fruits, champignons, feuilles, bourgeons, racines et écorces ; occasionnellement de petits invertébrés.
Le Campagnol roussâtre est un petit rongeur reconnaissable à son dos roux, son ventre plus clair et sa queue relativement longue. Il vit principalement au sol, dans la végétation dense et la litière forestière, mais sait également grimper dans les arbustes et les arbres.
Actif de jour comme de nuit et tout au long de l'année, il constitue des réserves de nourriture dans de petites cachettes. En hiver, lorsque la nourriture se fait plus rare, il peut ronger l'écorce des jeunes arbres. Il joue aussi un rôle important dans la chaîne alimentaire, puisqu'il constitue une proie appréciée des chouettes, rapaces, belettes et hermines.
Photo: Frank Vassen – Campagnol roussâtre (Myodes glareolus), Forêt de Soignes, Bruxelles, Wikimedia Commons, CC BY 2.0.
Taille: 12 à 22 cm ; queue de 8 à 13 cm ; environ 80 à 270 g
Statut: Espèce indigène en Wallonie et classée comme non menacée (LC). Quelques observations sont connues le long de la Dendre et de la Marcq, mais sa répartition précise dans la région de Silly reste peu documentée.
Habitat : Berges des rivières, ruisseaux, fossés, étangs et prairies humides. Une forme plus terrestre fréquente également les prairies, les jardins, les vergers et les terrains cultivés.
Alimentation : Principalement végétarienne : herbes, racines, tiges, feuilles, plantes aquatiques, bulbes et légumes.
Le Campagnol terrestre est un gros rongeur trapu, au pelage brun foncé, au museau arrondi et aux petites oreilles presque cachées dans la fourrure. Malgré son nom parfois trompeur, ce n'est ni un rat ni une taupe. Il existe sous des formes aux habitudes différentes : certaines vivent principalement au bord de l'eau, tandis que d'autres creusent de vastes réseaux de galeries dans les prairies et les jardins.
Excellent nageur, il peut aussi passer presque toute sa vie sous terre. Ses galeries comportent plusieurs entrées et peuvent être repérées grâce aux petits monticules de terre qu'il rejette à la surface. Il se nourrit principalement de végétaux et peut constituer des réserves pour l'hiver.
Sa reproduction est rapide lorsque les conditions sont favorables. Dans les vergers et les jardins, la forme terrestre peut occasionner des dégâts importants en rongeant les racines et les parties souterraines des plantes. Les jeunes arbres fruitiers sont particulièrement vulnérables : leurs racines peuvent être sectionnées, entraînant leur dépérissement ou leur mort. Lors de la plantation, il est possible de protéger préventivement les racines des jeunes arbres en les entourant d'un panier de protection en grillage métallique à mailles fines, suffisamment résistant pour empêcher les campagnols d'y accéder.
Le Campagnol terrestre est toutefois une espèce indigène qui fait partie de la chaîne alimentaire et constitue une proie pour les rapaces et les mammifères carnivores.
Photo: Sam Thomas – Campagnol terrestre (Arvicola amphibius), Oxfordshire, Wikimedia Commons, CC BY 2.0.
Taille: 45 à 50 cm de longueur pour le corps, auxquels s'ajoutent 25 à 30 cm de queue ; poids généralement compris entre 3 et 6 kg.
Statut: Espèce domestique introduite en Europe depuis l'Antiquité, aujourd'hui très répandue en Wallonie et dans les villages et campagnes de Silly.
Habitat : Habitations, jardins, fermes, villages, zones agricoles, lisières forestières et espaces naturels proches des habitations.
Alimentation : Principalement carnivore. Les chats domestiques sont généralement nourris par l'homme, mais peuvent aussi chasser des souris, des campagnols, des rats, des oiseaux, des reptiles et des amphibiens.
Le Chat domestique est un petit carnivore étroitement lié aux activités humaines. Bien qu'il vive principalement auprès des habitations, il fréquente régulièrement les jardins, les prairies, les haies et les lisières forestières. Son instinct de chasseur reste très développé, même lorsqu'il est bien nourri.
C'est un prédateur opportuniste qui chasse principalement de petits animaux. Il peut contribuer localement à capturer des souris et des rats, mais s'attaque également à de nombreux animaux sauvages, notamment aux oiseaux, aux musaraignes, aux reptiles et aux amphibiens. Sa présence peut ainsi exercer une pression supplémentaire sur la petite faune, particulièrement dans les secteurs proches des espaces naturels.
Son impact sur la biodiversité dépend notamment du nombre de chats présents, de leurs habitudes de déplacement et de la richesse écologique des milieux fréquentés. Les chats errants ou non contrôlés peuvent exercer une pression particulièrement importante sur la faune sauvage.
Le Chat domestique fait désormais partie intégrante de nos paysages habités. Une cohabitation respectueuse de la biodiversité passe notamment par la stérilisation, l'identification et une attention particulière aux déplacements des chats à proximité des zones naturelles sensibles.
Photo: Jeroen Verdonck
Taille: 60 à 75 cm au garrot ; 1 à 1,25 m de longueur.
Statut: Présence régulière, observations occasionnelles.
Habitat : Massifs forestiers, lisières, bosquets, haies, prairies et champs.
Alimentation : Herbivore. Jeunes pousses, feuilles, bourgeons, ronces, lierre, herbes, fruits sauvages et cultures agricoles.
Photo: Bouke ten Cate – Chevreuil (Capreolus capreolus), Nationaal Park Veluwezoom, Pays-Bas, Wikimedia Commons, CC BY 4.0.
Le chevreuil est le plus petit cervidé sauvage de nos régions. Discret et vigilant, il fréquente principalement les milieux boisés et leurs lisières, mais s'aventure aussi dans les espaces agricoles à la recherche de nourriture.
À Silly, il est notamment présent dans le vaste massif forestier qui s'étend entre Silly et Enghien. Il peut également être observé dans les petits bois et bosquets qui ponctuent les campagnes, ainsi que dans les prairies et les champs qui les séparent. Ces espaces boisés, reliés par les haies et les éléments du paysage rural, lui offrent des refuges et des zones d'alimentation.
Le chevreuil est surtout actif à l'aube et au crépuscule. Il mène généralement une vie solitaire, même si les femelles restent accompagnées de leurs jeunes et que de petits groupes peuvent se former en hiver. Le mâle, appelé brocard, porte de petits bois qui tombent chaque année et repoussent au printemps.
La période de reproduction, appelée le rut, se déroule principalement en juillet et en août. À cette période, le brocard poursuit les femelles et peut marquer son territoire en frottant ses bois contre les arbustes. Particularité remarquable : après la fécondation, le développement de l'embryon est temporairement interrompu. Ce phénomène, appelé diapause embryonnaire, permet aux faons de naître au printemps, généralement en mai ou en juin, lorsque les conditions sont plus favorables.
Malgré sa discrétion, le chevreuil doit faire face à plusieurs menaces. La fragmentation des habitats, la circulation routière et les dérangements peuvent affecter ses déplacements et sa survie. Au printemps, les jeunes faons, qui restent immobiles et cachés dans la végétation, sont particulièrement vulnérables aux travaux agricoles.
Le maintien des haies, des bosquets et des lisières naturelles contribue à préserver les habitats du chevreuil et les continuités écologiques qui lui permettent de se déplacer à travers les paysages de Silly.
Taille: 20 à 28 cm de longueur, auxquels s'ajoutent 15 à 20 cm de queue ; 250 à 350 g.
Statut: Espèce indigène et largement répandue en Wallonie. Présence bien établie à Silly, notamment dans les massifs forestiers, les différents parcs de châteaux et le Parc d'Enghien.
Habitat : Forêts de feuillus et de conifères, bosquets, grands parcs, jardins et vergers arborés.
Alimentation : Principalement graines, noisettes, noix, glands, pommes de pin, fruits et champignons. Occasionnellement insectes et œufs d'oiseaux.
Avec sa queue touffue et ses déplacements acrobatiques dans les arbres, l'écureuil roux est l'un des mammifères les plus reconnaissables de nos paysages. Son pelage varie du roux au brun foncé, parfois presque noir, tandis que son ventre reste généralement blanc.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'écureuil n'hiberne pas. Il reste actif toute l'année, même s'il réduit ses sorties par mauvais temps et durant les périodes froides. Il constitue des réserves de graines et de noisettes qu'il enterre dans le sol pour les retrouver pendant l'hiver. Les graines oubliées peuvent parfois germer et contribuer au renouvellement de la végétation.
Plutôt solitaire en dehors de la période de reproduction, il construit plusieurs nids sphériques de branches, de mousses et de feuilles, généralement installés en hauteur dans les arbres. La femelle élève seule ses petits, qui naissent principalement au printemps.
La fragmentation des espaces boisés, la circulation routière et la disparition des vieux arbres constituent ses principales menaces. La conservation des arbres matures, des haies et des espaces verts arborés est essentielle à son maintien.
Photo: Rhododendrites – Écureuil roux (Sciurus vulgaris), parc Łazienki, Varsovie, Pologne, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Taille: 40 à 55 cm de longueur (sans la queue) ; 1 à 2,5 kg.
Statut: Espèce indigène et largement répandue en Wallonie – Présence confirmée à Silly, avec des observations et des individus retrouvés morts, notamment sur les routes.
Habitat : Villages, fermes, granges, greniers, jardins, vergers, haies, lisières et bois.
Alimentation : Omnivore. Petits mammifères, oiseaux, œufs, insectes, vers de terre, fruits et baies.
La fouine est un petit carnivore discret, reconnaissable à son pelage brun et à sa grande tache blanche sur la gorge et la poitrine. Très adaptable, elle apprécie particulièrement la proximité des habitations humaines.
À Silly, elle peut fréquenter aussi bien les villages et les fermes que les jardins, les vergers et les espaces boisés. Elle trouve facilement refuge dans les greniers, les granges ou les tas de bois. Elle est parfois mal accueillie lorsqu'elle s'installe dans une toiture ou s'attaque à des poulaillers et aux câbles des voitures.
La fouine est principalement nocturne et mène une vie solitaire et territoriale. Elle se nourrit notamment de rongeurs, ce qui en fait une précieuse alliée pour réguler leurs populations. Elle consomme également des fruits, des insectes, des œufs et de petits oiseaux.
La période de reproduction a lieu en été, mais les petits ne commencent leur développement qu'après plusieurs mois de pause embryonnaire. Ils naissent généralement en mars ou avril, dans un gîte soigneusement choisi par la femelle.
La circulation routière représente une menace importante pour cette espèce, comme en témoignent les individus retrouvés morts sur nos routes. La disparition des vieux bâtiments, des granges et des refuges naturels peut également réduire les possibilités de gîte. Apprendre à cohabiter avec la fouine permet de préserver ce prédateur utile à l'équilibre de nos écosystèmes.
Photo: Charles J. Sharp – Fouine (Martes foina), Drenthe, Pays-Bas, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Taille: 20 à 30 cm de longueur ; 600 à 1 200 g.
Statut: Espèce indigène en Wallonie, dont les populations connaissent un déclin préoccupant. Espèce encore assez commune à Silly.
Habitat : Jardins, parcs, vergers, haies, lisières forestières, prairies et espaces verts à végétation dense.
Alimentation : Principalement insectivore. Coléoptères, chenilles, vers de terre, limaces, escargots et autres petits invertébrés.
Le hérisson est un mammifère nocturne facilement reconnaissable à son dos couvert de milliers de piquants. Lorsqu'il se sent menacé, il se roule en boule pour se protéger. Il fréquente volontiers les jardins et les espaces verts où il trouve nourriture et abris.
À Silly, il est relativement courant, mais ses déplacements entre les jardins, les prairies et les espaces naturels l'exposent souvent à la circulation routière. Les routes constituent d'ailleurs l'une des principales causes de mortalité de cette espèce.
Le hérisson est un animal solitaire, sauf pendant la période de reproduction. Il hiberne généralement de novembre à mars, dans un nid constitué de feuilles et d'herbes, à l'abri du froid. Durant l'été, il accumule des réserves de graisse pour survivre à cette longue période sans alimentation.
Les périodes de sécheresse prolongée représentent également un problème important. Lorsque le sol s'assèche, les vers de terre et les autres invertébrés dont il se nourrit deviennent plus difficiles à trouver. Le manque d'eau et de nourriture peut alors fortement l'affaiblir.
La disparition des haies, les jardins trop artificialisés, les pesticides et les robots-tondeuses constituent d'autres menaces. Laisser quelques coins sauvages, conserver des passages entre les jardins et éviter les produits chimiques sont autant de gestes simples qui peuvent aider le hérisson.
Photo: Gaudete – Hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus), Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.5.
Taille: 20 à 30 cm de longueur, auxquels s'ajoutent 8 à 12 cm de queue ; 100 à 350 g.
Statut: Espèce indigène, non menacée à l'échelle de la Belgique, mais discrète et localisée. Présence confirmée dans la région de Silly, notamment par des individus retrouvés morts sur les routes, dont à Gibecq.
Habitat : Prairies, champs, haies, talus, friches et lisières. Elle privilégie les paysages ouverts riches en petits rongeurs et en refuges.
Alimentation : Carnivore. Principalement campagnols et mulots, mais aussi petits oiseaux, amphibiens et insectes.
L'hermine est un petit carnivore au corps fin et allongé. Elle ressemble à la belette, mais se distingue par sa plus grande taille et l'extrémité noire de sa queue.
Elle est principalement solitaire et territoriale. Très agile, elle chasse activement les petits rongeurs et peut même les poursuivre jusque dans leurs galeries. Elle joue ainsi un rôle utile dans la régulation de leurs populations.
En hiver, son pelage peut devenir presque entièrement blanc, à l'exception de la pointe noire de sa queue. Ce changement lui permet de mieux se camoufler dans les paysages enneigés.
La reproduction présente une particularité remarquable : après l'accouplement, le développement de l'embryon est retardé pendant plusieurs mois. Les jeunes naissent au printemps, lorsque les conditions alimentaires sont plus favorables.
La disparition des haies, l'intensification agricole et la circulation routière constituent des menaces importantes. Le maintien des prairies, des talus et des haies est essentiel pour préserver les habitats de cette discrète chasseuse de rongeurs.
Photo: Caroline Legg – Hermine (Mustela erminea), Écosse, Wikimedia Commons, licence CC BY 4.0.
Taille: 35 à 45 cm de longueur ; 1 à 2,5 kg.
Statut: Espèce en fort déclin en Wallonie, avec des populations localisées. Présence signalée aux alentours du Parc d'Enghien, à confirmer pour Silly.
Habitat : Terrains secs et bien drainés, talus, friches, lisières, haies et zones buissonneuses.
Alimentation : Herbivore. Principalement graminées, herbes, feuilles, jeunes pousses et écorces.
Plus petit et plus trapu que le lièvre, le lapin de garenne est un animal sociable qui vit en groupes familiaux. Il creuse des terriers complexes, appelés garennes, dans lesquels il se réfugie et élève ses petits.
Des observations ont été signalées aux alentours du Parc d'Enghien. Sa présence dans le territoire de Silly mérite donc d'être vérifiée. Contrairement au lièvre, qui préfère les grandes étendues agricoles ouvertes, le lapin recherche des endroits où il peut creuser ses galeries tout en bénéficiant d'une végétation suffisamment dense pour se cacher. Les talus, les friches et les lisières bien végétalisées lui sont particulièrement favorables.
Le lapin est surtout actif à l'aube et au crépuscule. Il peut se reproduire plusieurs fois par an et les femelles donnent naissance à plusieurs portées. Cette grande capacité de reproduction ne suffit toutefois plus à compenser le déclin des populations.
La myxomatose et la maladie hémorragique virale ont fortement réduit ses effectifs. La disparition des habitats favorables, l'intensification agricole et la fragmentation des espaces naturels contribuent également à son recul. Préserver les zones de végétation basse, les talus et les fourrés est essentiel pour favoriser son retour.
Photo: Jamain – Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), Belgique, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
Taille: 10 à 17 cm de longueur, auxquels s’ajoute une queue touffue de 8 à 15 cm ; poids de 40 à 120 g.
Statut: Espèce indigène en Wallonie, dont la répartition et l'état des populations restent imparfaitement connus. Elle semble encore présente dans une grande partie du nord de la région. Quelques signalements non confirmés ont été rapportés dans les environs de Silly.
Habitat : Vergers, jardins, haies, bosquets, lisières forestières et vieux bâtiments. Elle recherche les milieux riches en arbustes, en cavités et en refuges.
Alimentation : Insectes, escargots, araignées, petits animaux, œufs, baies, fruits, graines et noix.
Le Lérot est un petit rongeur nocturne de la famille des loirs, facilement reconnaissable à son masque noir autour des yeux, ses grandes oreilles et sa longue queue terminée par un pinceau de poils noirs et blancs. Agile grimpeur, il se déplace principalement dans les arbres et les buissons, mais fréquente également les granges, les greniers et les vieux bâtiments où il trouve des abris.
Son régime alimentaire est varié : il chasse des insectes, des escargots et de petits animaux, mais apprécie aussi les fruits, les baies et les noix. Il construit son nid dans les cavités des arbres, les nichoirs, les vieux murs ou les fourrés denses. À l'approche de l'hiver, il entre en hibernation pendant plusieurs mois, souvent dans une cavité bien protégée.
Le Lérot affectionne particulièrement les paysages diversifiés associant vieux vergers, haies, bosquets et bâtiments traditionnels. Il a besoin de nombreux refuges et de végétation suffisamment dense pour se déplacer à couvert. La disparition des vieux arbres fruitiers, l'arrachage des haies, l'utilisation de pesticides et de rodenticides ainsi que la fragmentation de son habitat contribuent à son déclin.
Sa présence est devenue préoccupante dans plusieurs régions de Belgique, où des actions spécifiques sont menées pour mieux connaître ses populations et restaurer ses habitats. Les quelques signalements dans les environs de Silly mériteraient d'être vérifiés. Des inventaires locaux pourraient permettre de mieux connaître sa répartition et de préserver les paysages de vergers, de haies et de vieux bâtiments qui lui sont favorables.
Photo: Jctramasure – Lérot (Eliomys quercinus), Bresse, France, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
Taille: 50 à 70 cm de longueur ; 2,5 à 5 kg.
Statut: Espèce largement répandue en Wallonie – Très commune à Silly.
Habitat : Campagnes ouvertes, champs, prairies, cultures agricoles, haies et lisières forestières.
Alimentation : Herbivore. Herbes, plantes sauvages, jeunes pousses, feuilles, céréales et cultures agricoles.
Le lièvre est un habitant emblématique de nos campagnes. À Silly, il est très répandu et peut être rencontré dans de nombreux espaces agricoles, notamment dans les grandes étendues de champs et de prairies qui entourent nos villages.
Contrairement au lapin, le lièvre ne creuse pas de terrier. Il se repose dans une simple dépression du sol, appelée gîte, où son pelage brun lui permet de se camoufler. Très rapide, il peut atteindre près de 70 km/h pour échapper à ses prédateurs.
Il vit généralement seul et est surtout actif à l'aube et au crépuscule. Au printemps, la période de reproduction, appelée le bouquinage, donne lieu à des scènes parfois étonnantes : les mâles se poursuivent et se dressent sur leurs pattes arrière pour se donner des coups de pattes.
Le lièvre est particulièrement sensible à l'évolution des paysages agricoles. La disparition des haies, l'intensification des cultures, les pesticides et les travaux agricoles peuvent réduire ses ressources alimentaires et la survie des jeunes. Préserver les prairies, les bandes enherbées et les haies est essentiel pour maintenir sa présence dans nos campagnes.
Photo: Hans Hillewaert – Lièvre d’Europe (Lepus europaeus), Uitkerkse Polders, Belgique, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 40 à 55 cm de longueur, auxquels s’ajoute une queue de 20 à 25 cm ; poids de 0,8 à 1,8 kg.
Statut: Espèce indigène en Wallonie, dont l’aire de répartition s’étend progressivement vers le Hainaut et le Brabant wallon. Une observation non confirmée a été signalée à Silly.
Habitat : Forêts feuillues, résineuses ou mixtes, de préférence diversifiées et riches en vieux arbres, cavités et abris. Les haies, bosquets et lisières peuvent faciliter ses déplacements.
Alimentation : Omnivore : petits mammifères, oiseaux, œufs, insectes, fruits et baies.
La Martre des pins est un mustélidé discret, agile et principalement nocturne. Excellente grimpeuse, elle se déplace aussi bien dans les arbres qu'au sol. Elle utilise notamment les cavités des vieux troncs, les anciens nids d'oiseaux ou les trous de pics pour se reposer et élever ses petits. Solitaire et territoriale, elle parcourt un vaste domaine à la recherche de nourriture.
Son régime alimentaire varie au fil des saisons : elle chasse surtout les petits mammifères, mais profite aussi des oiseaux, des insectes et des fruits disponibles. Elle joue ainsi un rôle dans la régulation des populations de petits animaux et participe à la dispersion de certaines graines. L'accouplement a lieu en été, mais grâce à une implantation différée de l'embryon, les petits ne naissent qu'au printemps suivant.
La Martre des pins est particulièrement intéressante pour la conservation des milieux forestiers. Elle a besoin de boisements suffisamment étendus et connectés, offrant des refuges, des ressources alimentaires et des possibilités de déplacement. C'est pourquoi des projets comme 'le Plan Boommarter', autour de Halle, cherchent à agrandir les massifs forestiers et à les relier par des haies, des alignements d'arbres, des vergers et d'autres éléments naturels du paysage.
Les forêts de Silly et d'Enghien pourraient offrir des conditions favorables à cette espèce, notamment si elles sont reliées à d'autres espaces naturels. Sa présence éventuelle dans notre région serait donc particulièrement intéressante à suivre. Elle pourrait témoigner de la qualité et de la continuité du paysage forestier, sans toutefois constituer à elle seule une preuve de sa valeur écologique. La fragmentation des forêts et la mortalité liée au trafic routier restent parmi les principales menaces qui pèsent sur elle.
Photo: Charles J. Sharp – Martre des pins (Martes martes), Drenthe, Pays-Bas, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 8 à 13 cm ; queue de 9 à 13 cm ; environ 20 à 50 g
Statut: Espèce indigène et non menacée en Wallonie. Les observations sont très peu nombreuses dans la région de Silly, mais sa présence dans les environs est confirmée. Rien ne permet de supposer que sa répartition locale diffère de la tendance régionale.
Habitat : Principalement les forêts de feuillus, les grands bois, les lisières et les parcs arborés, surtout lorsque les arbres produisent beaucoup de graines.
Alimentation : Glands, noisettes, faînes, graines, fruits, bourgeons et parfois insectes.
Le Mulot à collier ressemble beaucoup au Mulot sylvestre, mais il est généralement plus grand et possède souvent une bande jaunâtre caractéristique sur la poitrine. Il est surtout lié aux milieux boisés et apprécie particulièrement les forêts riches en arbres à graines.
Principalement nocturne, il est agile et grimpe facilement aux arbres. Il constitue des réserves de nourriture pour les périodes moins favorables et peut contribuer à la dispersion des graines. Il représente également une proie importante pour les chouettes, les rapaces et les petits carnivores.
Photo: Donald Hobern – Mulot à collier (Apodemus flavicollis), Søborg, Danemark, Wikimedia Commons, licence CC BY 2.0.
Taille: 7,5 à 11 cm ; queue de 7 à 11,5 cm ; environ 14 à 30 g
Statut: Espèce indigène, largement répandue en Wallonie et en Belgique, considérée comme non menacée. Elle est observée occasionnellement à Silly.
Habitat : Bois, lisières, haies, prairies, champs, parcs et jardins, pourvu qu’elle dispose de végétation ou d’autres abris.
Alimentation : Graines, noisettes, glands, fruits, champignons et petits invertébrés.
Malgré son nom, le Mulot sylvestre ne vit pas uniquement en forêt. Il fréquente aussi les haies, les jardins et les champs, où il trouve de quoi se nourrir et se cacher. Ses grands yeux, ses oreilles proéminentes et sa longue queue le distinguent des autres petites souris.
Principalement nocturne et généralement solitaire, il se déplace avec agilité et peut effectuer de grands bonds. À l’automne, il cache des graines et des noisettes pour les retrouver plus tard. Celles qu’il oublie peuvent germer : il contribue ainsi à la dispersion des arbres et arbustes. Il constitue aussi une proie importante pour les chouettes, les rapaces et les petits carnivores.
Photo: Hans Hillewaert – Mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus), Sardaigne, Italie, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
Taille: 6 à 10 cm ; queue de 4 à 8 cm ; environ 10 à 20 g
Statut: Espèce indigène et protégée en Wallonie. Sa fréquence d’occurrence a diminué dans les données régionales de suivi. Aucune observation connue à Silly.
Habitat : Ruisseaux, fossés, mares et zones humides, particulièrement là où les berges sont naturelles et la végétation riveraine bien développée.
Alimentation : Insectes aquatiques, larves, crustacés, vers, petits poissons et amphibiens.
La Musaraigne aquatique est une petite chasseuse adaptée à la vie près de l’eau. Elle nage et plonge avec agilité pour capturer ses proies, qu’elle recherche aussi sur les berges. Son pelage dense et ses pieds munis de franges de poils l’aident à se déplacer dans l’eau.
Elle vit généralement seule et utilise des abris aménagés dans les berges. La qualité de son habitat dépend notamment de la présence de proies et de berges naturelles. La pollution, les modifications des cours d’eau et la dégradation des zones humides peuvent réduire les milieux qui lui sont favorables.
Les petits cours d’eau de la région pourraient lui offrir des habitats, mais leur état écologique peut être un facteur limitant. Les rejets d’eaux usées insuffisamment épurées et les ruissellements agricoles sont des pressions reconnues sur les cours d’eau wallons. Le manque d’observations à Silly ne permet toutefois pas, à lui seul, de conclure à son absence.
Photo: James T. M. Towill – Musaraigne aquatique (Neomys fodiens), Greenlaw, Écosse, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: 6 à 9 cm ; queue de 3 à 5 cm ; environ 5 à 14 g
Statut: Espèce indigène présente en Wallonie et en Belgique. Les données sont peu nombreuses dans la région de Silly, mais sa répartition locale semble probablement suivre la tendance régionale.
Habitat : Bois, haies, prairies humides, marais, friches et lisières riches en végétation.
Alimentation : Vers de terre, insectes, larves, araignées et autres petits invertébrés.
La Musaraigne carrelet est un petit mammifère au museau pointu et au corps trapu. Elle reste active toute l’année et explore la litière, les herbes et les haies à la recherche de nourriture. Son métabolisme rapide l’oblige à manger fréquemment.
Plutôt solitaire et territoriale, elle utilise des passages dans la végétation pour se déplacer. Elle peut se reproduire plusieurs fois durant la belle saison et joue un rôle utile dans les écosystèmes en consommant de nombreux petits invertébrés. Elle est difficile à détecter : les observations de musaraignes sont souvent rares et certaines espèces proches sont délicates à distinguer.
Photo: Ryan Hodnett – Musaraigne carrelet (Sorex araneus), Oslo, Norvège, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 6 à 9 cm ; queue de 3 à 5 cm ; environ 5 à 14 g
Statut: Espèce indigène présente en Wallonie et en Belgique. Aucune observation n’a été signalée à Silly depuis 2010. Sa répartition locale pourrait suivre la tendance régionale, mais les données sont peu nombreuses.
Habitat : Bois, haies, prairies, lisières, friches et milieux frais riches en végétation.
Alimentation : Vers de terre, insectes, larves, araignées et autres petits invertébrés.
La Musaraigne couronnée est un petit mammifère au museau allongé, au pelage brun-gris sur le dos et plus clair sur le ventre. Elle reste active toute l’année et cherche ses proies dans la litière, les herbes et les haies. Son métabolisme rapide l’oblige à se nourrir fréquemment.
Elle est principalement solitaire et joue un rôle utile en consommant de nombreux petits invertébrés. La distinction avec la Musaraigne carrelet (Sorex araneus) n’est pas toujours évidente : les deux espèces se ressemblent beaucoup et leur identification peut nécessiter un examen attentif. Cette difficulté contribue à rendre leur répartition moins bien connue.
Photo: XX Vulzok Xx – Musaraigne couronnée (Sorex coronatus), Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 9 à 13 cm, queue comprise ; 11 à 14 g
Statut: Espèce indigène et largement répandue en Wallonie. Les observations sont moins nombreuses à Silly, mais sa répartition locale semble probablement suivre la tendance régionale.
Habitat : Jardins, vergers, prairies, haies, friches et abords des habitations. Elle apprécie particulièrement les endroits secs, chauds et bien exposés.
Alimentation : Insectes, larves, araignées, limaces et autres petits invertébrés.
La Musaraigne musette est un petit mammifère au museau pointu, souvent confondu avec une souris. Pourtant, elle n’est pas un rongeur : c’est une insectivore qui consomme chaque jour une grande quantité de petites proies. Elle reste active toute l’année, avec des périodes de repos alternant avec des phases d’activité, notamment à l’aube et au crépuscule.
Contrairement à beaucoup d’autres musaraignes, elle peut vivre en petits groupes familiaux. Elle se reproduit plusieurs fois entre le printemps et l’automne. Très discrète et difficile à observer, elle joue un rôle utile dans la régulation des insectes et autres petits invertébrés.
Photo: Milan Pestalozzi – Musaraigne musette (Crocidura russula), Wikimedia Commons, licence CC BY 4.0.
Taille: 3,5 à 7 cm ; queue de 4 à 5 cm ; environ 3 à 6 g
Statut: Espèce indigène en Wallonie et en Belgique. Aucune observation connue dans la région de Silly, mais rien ne permet de supposer qu’elle y soit moins présente qu’ailleurs en Wallonie.
Habitat : Milieux frais et riches en végétation, bois humides, lisières, prairies, haies, marais et friches.
Alimentation : Insectes, araignées, petits vers, larves, mille-pattes et autres petits invertébrés.
La Musaraigne pygmée est l’un des plus petits mammifères d’Europe. Malgré sa taille minuscule, elle est une chasseuse active : son métabolisme très rapide l’oblige à rechercher constamment de petites proies. Elle alterne de courtes périodes d’activité et de repos, de jour comme de nuit, et reste active en hiver.
Plutôt solitaire et territoriale, elle se déplace dans la végétation dense et peut aussi grimper ou nager. Son nid, fait de végétaux, est généralement installé au sol. Elle peut avoir plusieurs portées par an. Très discrète, elle est souvent difficile à distinguer des autres petites musaraignes et joue un rôle utile en consommant de nombreux invertébrés.
Photo: Notafly2 – Musaraigne pygmée (Sorex minutus), Hilden, Irlande du Nord, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
Taille: 6 à 9 cm de longueur, auxquels s’ajoute une queue touffue de 5 à 8 cm ; poids de 15 à 30 g.
Statut: Espèce indigène et intégralement protégée en Wallonie. Très rare au nord du sillon Sambre-et-Meuse, où subsistent quelques populations isolées, notamment dans le Parc naturel du Pays des Collines. Sa présence à Silly n'est pas actuellement documentée.
Habitat : Forêts feuillues et mixtes, lisières forestières bien développées, haies et fourrés denses. Elle apprécie particulièrement les milieux riches en noisetiers, ronces, aubépines et autres arbustes.
Alimentation : Principalement des noisettes, baies, fruits, graines, bourgeons, fleurs et insectes.
Le Muscardin, aussi appelé « rat d'or », est un petit rongeur arboricole au pelage roux doré, doté de grands yeux noirs et d'une queue touffue. Très discret et essentiellement nocturne, il passe une grande partie de sa vie dans la végétation, où il grimpe avec agilité de branche en branche. Il construit de petits nids sphériques dans les buissons ou les cavités des arbres. Contrairement à la plupart des petits rongeurs, il hiberne plusieurs mois durant l'hiver, généralement dans un nid aménagé au sol.
Son alimentation varie au fil des saisons : noisettes, baies, fruits, fleurs, bourgeons et insectes constituent ses principales ressources. La reproduction a lieu durant la belle saison et les femelles donnent généralement naissance à quatre ou cinq petits.
Le Muscardin est particulièrement exigeant en matière de qualité et de continuité de son habitat. Il affectionne les lisières forestières riches en arbustes et les paysages où les boisements sont reliés par des haies et des bandes de végétation dense. Peu enclin à traverser les espaces ouverts, il est particulièrement sensible à la fragmentation des milieux naturels.
Sa présence constitue un indicateur intéressant de la qualité écologique des forêts et des paysages bocagers. Dans le Parc naturel du Pays des Collines, une population isolée a été découverte, ce qui souligne l'importance de préserver et de reconnecter les habitats favorables. Les massifs forestiers et les nombreuses haies de notre région pourraient également jouer un rôle dans cette continuité écologique. La recherche de cette espèce à Silly et le suivi de sa répartition seraient donc particulièrement intéressants.
Photo: Photo : xulescu_g – Muscardin (Muscardinus avellanarius), Roumanie, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: 35 à 45 cm de longueur, auxquels s'ajoutent 12 à 19 cm de queue ; 0,5 à 1,5 kg.
Statut: Espèce indigène en déclin en Wallonie. Présence confirmée dans la région de Silly, notamment par des observations occasionnelles et des individus retrouvés morts sur les routes.
Habitat : Prairies, haies, lisières forestières, bocages et surtout milieux humides, comme les abords des ruisseaux et des mares.
Alimentation : Carnivore. Rongeurs, amphibiens, lapins, oiseaux, poissons et invertébrés.
Le putois est un petit carnivore discret, reconnaissable à son pelage brun foncé et à son masque facial clair. Principalement nocturne, il passe souvent inaperçu, même lorsqu'il fréquente nos campagnes.
À Silly, sa présence est confirmée par des observations occasionnelles et des individus retrouvés morts sur les routes. Il fréquente des milieux variés, mais affectionne particulièrement les zones humides et les paysages agricoles riches en haies et en refuges naturels.
Le putois mène une vie solitaire et territoriale. Il chasse principalement la nuit, explorant les terriers et les abris à la recherche de proies. Son régime alimentaire est varié et comprend notamment les rongeurs et les amphibiens. Il joue ainsi un rôle important dans l'équilibre des écosystèmes.
La reproduction a lieu principalement entre février et mai. Après environ six semaines de gestation, la femelle donne naissance à plusieurs petits dans un abri discret. Le putois possède également des glandes anales capables de libérer une odeur très forte lorsqu'il se sent menacé.
En Wallonie, le putois connaît un déclin préoccupant. La destruction et la fragmentation des habitats, la disparition des zones humides, la raréfaction de certaines proies et la mortalité routière constituent les principales menaces. La préservation des haies, des prairies humides et des corridors écologiques est essentielle pour favoriser son maintien dans nos paysages.
Photo: Charles J. Sharp – Putois d’Europe (Mustela putorius), Drenthe, Pays-Bas, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 40 à 65 cm de longueur pour le corps, auxquels s'ajoutent 30 à 45 cm de queue ; poids généralement compris entre 4 et 10 kg.
Statut: Espèce exotique envahissante originaire d'Amérique du Sud. En progression en Wallonie, où l'objectif de gestion est de limiter sa dispersion. Aucun signalement connu à Silly à ce jour, mais sa présence est rapportée à Brugelette.
Habitat : Cours d'eau, étangs, lacs, marais et zones humides, de préférence riches en végétation aquatique et en plantes de berge. Il creuse des terriers dans les rives.
Alimentation : Principalement herbivore : plantes aquatiques, roseaux, herbes, racines, tiges et feuilles. Il peut également consommer des cultures agricoles.
Le Ragondin est un grand rongeur semi-aquatique originaire d'Amérique du Sud. Il se reconnaît à son corps massif, ses grandes incisives orangées, ses moustaches claires et sa longue queue cylindrique presque dépourvue de poils. Ses pattes arrière sont partiellement palmées, ce qui en fait un excellent nageur. Il peut être confondu avec le Rat musqué, mais il est nettement plus grand. Il ne faut pas non plus le confondre avec le Castor, qui possède une large queue aplatie.
Introduit en Europe pour l'exploitation de sa fourrure, il s'est échappé des élevages ou a été relâché dans la nature. Il fréquente surtout les milieux aquatiques où il trouve nourriture et abri. Il est actif principalement au crépuscule et durant la nuit, et peut vivre en petits groupes.
Il se nourrit en grande partie de végétation aquatique et riveraine. En consommant de grandes quantités de plantes, il peut dégrader les roselières et modifier les habitats de nombreuses espèces. Ses terriers creusés dans les berges fragilisent également celles-ci et peuvent favoriser leur érosion.
Sa reproduction est particulièrement rapide : une femelle peut avoir plusieurs portées par an, avec plusieurs petits à chaque fois. Cette fécondité, associée à sa capacité d'adaptation, facilite l'installation de nouvelles populations.
Le Ragondin fait l'objet d'une surveillance et de mesures de gestion en Wallonie afin de limiter sa progression et les dommages qu'il peut occasionner aux milieux aquatiques. Signaler toute observation, idéalement accompagnée d'une photographie et d'une localisation précise, contribue à mieux suivre son expansion.
Photo: Gzen92 – Ragondin (Myocastor coypus), Colmar, France, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 20 à 28 cm, auxquels s'ajoutent 17 à 23 cm de queue ; environ 200 à 500 g
Statut: Espèce introduite, originaire d'Asie et aujourd'hui largement répandue en Wallonie et en Belgique. Elle est très abondante à Silly.
Habitat : Villages, fermes, habitations, égouts, bâtiments agricoles, dépôts, composts et abords des cours d'eau. Elle apprécie particulièrement les endroits humides, offrant nourriture et abris.
Alimentation : Omnivore et opportuniste : céréales, graines, fruits, légumes, déchets alimentaires, insectes, œufs et petits animaux.
Le Rat brun, également appelé Surmulot, est un rongeur robuste, au pelage généralement brun-gris, au museau arrondi et à la queue écailleuse. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il n'est pas originaire de Norvège, mais d'Asie orientale, notamment des régions de Chine et de Mongolie. Il s'est progressivement répandu en Europe à partir des routes commerciales, notamment grâce aux navires, avant de coloniser une grande partie du monde.
Excellent nageur et creuseur, il aménage des terriers dans les berges, les talus et les endroits abrités. Il vit généralement en groupes sociaux et se reproduit très rapidement lorsque la nourriture est abondante. Il peut alors occasionner des dégâts, contaminer les réserves alimentaires et transmettre certaines maladies.
Sa présence ne nécessite toutefois pas systématiquement une intervention. Pour éviter les proliférations, il est important de bien fermer les poubelles, de ne pas laisser de nourriture accessible, de gérer correctement les composts et de limiter les endroits où il peut s'abriter. En cas de véritable infestation, une lutte ciblée peut être nécessaire. L'utilisation de poison doit rester une solution de dernier recours : les produits anticoagulants peuvent aussi intoxiquer les chouettes, les rapaces, les renards, les chats et d'autres animaux qui mangent des rats empoisonnés. Le Rat brun fait en effet partie de la chaîne alimentaire et constitue une proie pour plusieurs prédateurs sauvages.
Photo: Charles J. Sharp – Rat brun (Rattus norvegicus), Drenthe, Pays-Bas, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 25 à 40 cm, auxquels s'ajoutent 20 à 28 cm de queue ; environ 600 g à 2 kg
Statut: Espèce exotique envahissante, originaire d'Amérique du Nord. Introduite en Europe au début du XXe siècle pour sa fourrure, elle est aujourd'hui présente en Wallonie. Elle est observée occasionnellement dans la région de Silly.
Habitat : Étangs, mares, rivières, ruisseaux, fossés et autres zones humides. Elle creuse des terriers dans les berges ou construit des huttes avec des végétaux.
Alimentation : Principalement des plantes aquatiques, des roseaux, des racines, des tiges et d'autres végétaux des milieux humides.
Le Rat musqué est un gros rongeur semi-aquatique, reconnaissable à son corps trapu, son pelage brun foncé et sa longue queue aplatie latéralement. Excellent nageur, il peut rester longtemps sous l'eau et se déplace avec aisance dans les milieux aquatiques.
Originaire d'Amérique du Nord, il a été introduit en Europe pour l'exploitation de sa fourrure. Des animaux échappés d'élevages ont ensuite colonisé les cours d'eau et les zones humides du continent.
Son activité de creusement peut fortement fragiliser les berges et les digues, provoquer des affaissements et favoriser l'érosion. En consommant la végétation aquatique, il peut également modifier les habitats naturels et nuire à la biodiversité des zones humides.
Contrairement au Rat brun, le Rat musqué est une espèce exotique envahissante dont la présence doit être combattue. En Wallonie, la lutte est légalement obligatoire. Elle est organisée par le Service public de Wallonie et repose sur des méthodes de capture mécaniques, sans recours au poison.
Que faire en cas d'observation à Silly ?
Le SPW dispose d'un service spécialisé dans le piégeage des rats musqués. Les particuliers peuvent également le contacter, notamment lorsqu'ils constatent des dégâts.
Ne pas installer soi-même des pièges susceptibles de capturer d'autres espèces.
Photographier l'animal ou les dégâts observés.
Signaler sa présence au service régional : rat@spw.wallonie.be.
- Préciser l'adresse et joindre les photographies.
Photo: Rob Wirtz – Rat musqué (Ondatra zibethicus), Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 16 à 24 cm de longueur, auxquels s'ajoutent 18 à 26 cm de queue ; 150 à 250 g.
Statut: Espèce introduite, originaire d'Asie du Sud-Est. Beaucoup moins fréquente que le rat brun en Wallonie, où sa présence est connue mais localisée. Aucune observation connue à Silly.
Habitat : Principalement les bâtiments, greniers, granges, entrepôts et exploitations agricoles. Elle apprécie les endroits secs et en hauteur, mais peut aussi nicher dans les arbres et les buissons.
Alimentation : Principalement des graines, céréales, fruits, noix et autres végétaux ; elle consomme également des insectes et de petits animaux.
Souvent appelé rat des greniers ou rat des navires, le rat noir est un excellent grimpeur, plus agile dans les arbres et les structures verticales que le rat brun. Il est généralement nocturne et peut vivre en groupes sociaux. Plus petit et moins robuste que son cousin, il évite souvent la confrontation directe avec celui-ci et occupe volontiers les parties hautes des bâtiments. Originaire d'Asie du Sud-Est, il s'est répandu dans le monde en accompagnant les échanges commerciaux et les transports maritimes. Aujourd'hui, il est devenu relativement rare dans une grande partie de l'Europe occidentale. En cas de dégâts ou de risque sanitaire, une intervention ciblée peut être nécessaire, en privilégiant la prévention et les méthodes limitant les risques pour les autres animaux. L'utilisation de poisons doit rester particulièrement prudente en raison des risques d'intoxication secondaire de la faune sauvage.
Photo: Photo : CHUCAO – Rat noir (Rattus rattus), Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
Taille: 40 à 70 cm de longueur pour le corps, auxquels s'ajoutent 20 à 40 cm de queue ; poids généralement compris entre 4 et 9 kg.
Statut: Espèce exotique envahissante originaire d'Amérique du Nord, largement répandue en Wallonie et inscrite sur la liste européenne des espèces préoccupantes. Aucun signalement connu à ce jour dans le bois de Silly-Enghien via Waarnemingen.be, mais des individus victimes de collisions routières ont été signalés dans la région de Soignies.
Habitat : Forêts, zones humides, cours d'eau, parcs, jardins et milieux agricoles. Il apprécie particulièrement les endroits offrant des abris et des ressources alimentaires variées.
Alimentation : Omnivore opportuniste : amphibiens, petits poissons, écrevisses, insectes, œufs, oisillons, petits mammifères, fruits, graines et déchets alimentaires.
Le Raton laveur est un mammifère facilement reconnaissable à son masque noir autour des yeux et à sa queue annelée. Originaire d'Amérique du Nord, il a été introduit en Europe au siècle dernier, notamment pour sa fourrure, avant de se répandre progressivement dans de nombreuses régions.
Principalement actif la nuit, c'est un animal très adaptable qui peut fréquenter aussi bien les grands massifs forestiers que les zones humides, les villages et les jardins. Excellent grimpeur et bon nageur, il trouve refuge dans les cavités des arbres, les vieux bâtiments ou d'autres abris disponibles. Il vit généralement seul ou en petits groupes familiaux, selon les périodes de l'année.
Son régime alimentaire très varié lui permet de profiter de nombreuses ressources. Cette grande capacité d'adaptation explique en partie son succès dans les milieux qu'il colonise. Mais elle peut aussi exercer une pression importante sur la faune indigène : il consomme notamment des amphibiens, des œufs et des jeunes oiseaux, ainsi que de nombreux invertébrés. Il peut également être porteur de parasites et de maladies.
En raison de ses impacts potentiels sur la biodiversité et de sa progression rapide, sa présence fait l'objet d'une surveillance et de mesures de gestion en Wallonie. La prévention joue également un rôle important : éviter de le nourrir, rendre les poubelles inaccessibles et sécuriser les poulaillers permettent de ne pas favoriser son installation à proximité des habitations.
Photo: Clément Bardot – Raton laveur (Procyon lotor), Domaine du Pescheray, France, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 35 à 40 cm au garrot ; 60 à 90 cm de longueur, auxquels s'ajoutent 30 à 40 cm de queue.
Statut: Présence fréquente. Régulièrement observé dans les campagnes et à proximité des habitations.
Habitat : Massifs forestiers, lisières, champs, prairies, haies, jardins et abords des villages.
Alimentation : Omnivore. Petits mammifères, oiseaux, œufs, insectes, vers de terre, fruits, baies et déchets alimentaires. Il peut également s'attaquer aux volailles domestiques.
Photo: Area51Bel – Renard roux (Vulpes vulpes), Ardennes belges, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
Le renard roux est l'un des mammifères sauvages les plus connus de nos campagnes. Reconnaissable à son pelage roux, son museau pointu et sa longue queue touffue, il est particulièrement adaptable et peut vivre dans des milieux très variés.
À Silly, le renard roux fait partie des mammifères sauvages que l'on peut régulièrement rencontrer. Il fréquente aussi bien les paysages agricoles que les abords des villages, les jardins et les espaces boisés. Son adaptabilité lui permet de profiter des nombreuses ressources offertes par notre territoire, où les campagnes, les haies, les bois et les habitations se côtoient.
Sa présence est parfois moins appréciée lorsqu'il s'introduit dans un poulailler et s'attaque aux volailles domestiques. Toutefois, une disparition de poules ne signifie pas nécessairement qu'un renard en est responsable. La protection des poulaillers par des clôtures adaptées permet de limiter les conflits avec cet animal sauvage.
Le renard est principalement actif au crépuscule et durant la nuit, même s'il peut aussi être observé en plein jour. Il chasse généralement seul et utilise son ouïe particulièrement fine pour repérer ses proies, notamment les petits rongeurs. Opportuniste, il adapte son alimentation aux ressources disponibles et joue ainsi un rôle important dans l'équilibre des écosystèmes, notamment en régulant certaines populations de petits mammifères.
Bien qu'il chasse souvent seul, le renard vit généralement au sein d'un groupe familial. La période de reproduction a lieu en hiver, principalement entre décembre et février. Après environ 52 jours de gestation, la femelle met bas au printemps, généralement dans un terrier appelé tanière. Les jeunes, appelés renardeaux, restent plusieurs semaines à proximité de celle-ci avant de commencer à explorer leur environnement.
Le renard doit faire face à plusieurs menaces, parmi lesquelles la circulation routière, la destruction de ses habitats et certaines maladies, comme la gale sarcoptique. La présence de renards près des habitations rappelle l'importance de préserver des espaces naturels connectés et de protéger les poulaillers avec des clôtures adaptées, afin de favoriser une cohabitation plus harmonieuse avec la faune sauvage.
À Silly, le renard est un témoin discret mais bien présent de la richesse de nos paysages ruraux, où les bois, les champs et les villages se côtoient.
Taille: 90 à 180 cm de longueur ; hauteur au garrot de 55 à 100 cm ; poids très variable, généralement de 50 à 150 kg chez les adultes.
Statut: Espèce indigène en Wallonie, largement répandue et en expansion au cours des dernières décennies. Une petite population est présente dans le bois de Silly.
Habitat : Forêts feuillues et mixtes, boisements, fourrés, zones humides et paysages agricoles proches de zones boisées. Il recherche des endroits tranquilles pour se reposer et se nourrir.
Alimentation : Omnivore : racines, tubercules, glands, faînes, fruits, céréales, insectes, vers de terre, petits animaux et charognes.
Le Sanglier est un grand mammifère forestier, reconnaissable à son corps massif, son pelage sombre et son groin puissant. Principalement actif au crépuscule et durant la nuit, il possède un odorat très développé qui lui permet de rechercher sa nourriture dans le sol. Il vit généralement en groupes familiaux appelés compagnies, composés de laies et de leurs jeunes, tandis que les mâles adultes sont souvent solitaires.
Son alimentation est très variée et change selon les saisons et les ressources disponibles. En fouillant le sol avec son groin, il recherche notamment des racines, des bulbes, des larves et des vers de terre. Cette activité, appelée boutis, remue la terre et peut créer localement de petites zones de sol nu favorables à la germination de certaines plantes. Elle participe ainsi à la dynamique naturelle des milieux forestiers.
Toutefois, lorsque le fouissage devient trop fréquent ou trop intense, il peut endommager la végétation, perturber les habitats de certaines espèces et compromettre la régénération naturelle des arbres. Le Sanglier peut également occasionner des dégâts importants aux cultures agricoles et représenter un risque pour la circulation routière.
Sa capacité de reproduction est élevée et dépend notamment de la disponibilité alimentaire. Les femelles peuvent donner naissance à plusieurs petits, généralement au printemps. En raison de cette dynamique, les populations peuvent augmenter rapidement lorsque les conditions sont favorables.
La présence du Sanglier fait partie du fonctionnement naturel de nos écosystèmes, mais sa densité et son impact doivent être considérés à l'échelle locale. Une cohabitation équilibrée nécessite de tenir compte à la fois de son rôle écologique, de la biodiversité forestière, des activités agricoles et de la sécurité humaine.
Photo: M. Schaap (TheFurther21) – Sanglier (Sus scrofa), Paliseul, Ardennes belges, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 5 à 8 cm de longueur pour le corps, auxquels s'ajoutent 5 à 8 cm de queue ; poids généralement compris entre 5 et 11 g.
Statut: Espèce indigène en Wallonie. Quelques nids caractéristiques ont été découverts dans la région de Silly, confirmant sa présence locale. Les données disponibles ne permettent toutefois pas d'évaluer la taille de sa population ; sa situation semble suivre la tendance régionale.
Habitat : Hautes herbes, roselières, prairies humides, fossés, haies, bordures de champs et friches présentant une végétation dense et continue.
Alimentation : Graines, céréales, jeunes pousses, fruits, baies et petits insectes.
La Souris des moissons est l'un des plus petits rongeurs d'Europe. Elle possède un corps minuscule, un museau arrondi, de petites oreilles et une longue queue préhensile qui lui permet de s'accrocher aux tiges et de grimper avec agilité dans la végétation.
Elle fréquente surtout les milieux où les herbes et les plantes hautes forment une couverture dense. Contrairement à la plupart des autres petits rongeurs, elle construit souvent son nid en hauteur, entre les tiges de graminées ou de roseaux. Ce nid sphérique, constitué de feuilles et d'herbes finement tressées, est une caractéristique typique de l'espèce.
Active de jour comme de nuit, elle se nourrit principalement de graines et de parties végétales, mais consomme également de petits insectes. Sa petite taille et son mode de vie discret la rendent particulièrement difficile à observer directement.
La conservation des prairies humides, des bandes herbeuses, des fossés végétalisés et des bordures de champs est importante pour maintenir ses habitats. Le fauchage trop fréquent ou simultané de grandes surfaces peut détruire ses nids et réduire les zones de refuge disponibles.
Photo: MicrocosmicWorld – Souris des moissons (Micromys minutus), Somerset, Angleterre, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 7 à 10 cm ; queue de 6 à 10 cm ; environ 15 à 30 g
Statut: Espèce introduite anciennement en Europe, aujourd’hui largement répandue en Wallonie et en Belgique. Elle est présente dans les villages et les zones habitées de la région de Silly.
Habitat : Principalement les habitations, fermes, granges, étables, entrepôts et dépendances. Elle peut également vivre dans les jardins, les haies, les champs et les espaces proches des bâtiments.
Alimentation : Omnivore : graines, céréales, noix, fruits, insectes, larves et restes alimentaires.
La Souris domestique est un petit rongeur très adaptable, reconnaissable à son corps élancé, son museau pointu, ses grandes oreilles et sa longue queue presque dépourvue de poils. Elle accompagne l’être humain depuis des millénaires et a colonisé une grande partie du monde grâce à cette proximité.
Principalement nocturne, elle se déplace souvent le long des murs et dans les endroits abrités. Elle vit généralement en groupes familiaux organisés, avec une hiérarchie entre les individus. Sa reproduction est particulièrement rapide : dans des conditions favorables, elle peut avoir plusieurs portées par an et se reproduire presque toute l’année à l’intérieur des bâtiments.
Malgré sa réputation de visiteuse indésirable dans les maisons, elle joue aussi un rôle dans la chaîne alimentaire. Elle constitue notamment une proie pour les chouettes, les rapaces, les renards et les mustélidés.
Originaire du Proche-Orient, elle a accompagné les premières communautés agricoles avant de conquérir progressivement l'Europe et le reste du monde en suivant les déplacements humains.
Photo: Dion Art – Souris domestique (Mus musculus), Moscou, Russie, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 11 à 16 cm de longueur ; 60 à 120 g.
Statut: Espèce indigène et largement répandue en Wallonie. Probablement commune à Silly, même si les observations directes restent rares.
Habitat : Prairies, jardins, pâturages, vergers, parcs et sols agricoles suffisamment profonds et meubles.
Alimentation : Principalement vers de terre, mais aussi larves d'insectes et autres petits invertébrés du sol.
La taupe est un petit mammifère parfaitement adapté à la vie souterraine. Ses pattes avant, larges et puissantes, lui servent à creuser des galeries dans lesquelles elle passe presque toute sa vie. Sa vue est très faible, mais son odorat et son sens du toucher sont particulièrement développés.
À Silly, elle peut être présente dans de nombreux milieux, des jardins aux prairies en passant par les vergers et les terres agricoles. Elle est rarement aperçue vivante, mais ses monticules de terre, appelés taupinières, trahissent facilement son activité.
La taupe mène une vie essentiellement solitaire et défend son propre réseau de galeries. Elle y chasse notamment les vers de terre, qu'elle repère grâce aux vibrations du sol. Son activité contribue à aérer et à mélanger la terre, favorisant ainsi certains processus naturels du sol.
La reproduction a lieu principalement au printemps. Après environ quatre semaines de gestation, la femelle donne naissance à une petite portée dans une chambre spécialement aménagée sous terre.
Malgré sa réputation parfois peu flatteuse auprès des jardiniers et des agriculteurs, la taupe joue un rôle utile dans les écosystèmes. Le travail de ses galeries améliore la structure du sol et elle contribue à réguler certaines populations d'invertébrés. Elle reste toutefois vulnérable aux pratiques agricoles intensives et à l'utilisation de produits chimiques dans les sols.
Photo: Luc Hoogenstein – Taupe d’Europe (Talpa europaea), Pays-Bas, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Cette page a été rédigée par Jeroen Verdonck (avec l'aide de IA) à partir de sources documentaires jugées fiables et des informations disponibles au moment de sa rédaction. Les textes ont fait l’objet d’une relecture attentive et approfondie. Sources : Atlas de la biodiversité en Wallonie – SPW, Département de l'Étude du Milieu naturel et agricole (DEMNA) – SPW, Inventaire des mammifères par commune – SPW, Natagora – Protection de la biodiversité et positions en matière de conservation, Natuurpunt – Fiches espèces et projets de protection, INBO – Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek, Observations.be – Base de données naturalistes, Waarnemingen.be – Base de données naturalistes, Checklist of Alien Mammals of Belgium – INBO, Plan Boommarter – Brabantse Wouden et Regionaal Landschap Pajottenland & Zennevallei, Parc naturel du Pays des Collines – Projets de conservation du muscardin, Contrats de rivière de Wallonie – Suivi des espèces aquatiques, SPW – Gestion des espèces exotiques envahissantes, INBO – Études sur la gestion des rats et les rodenticides.
Cette page a été rédigée par Jeroen Verdonck à partir de sources documentaires jugées fiables et des informations disponibles au moment de sa rédaction. Les indications relatives à la présence locale des espèces reposent notamment sur les observations accessibles (Observations.be, Waarnemingen.be et données disponibles auprès du SPW) ainsi que sur les informations communiquées localement. Elles peuvent comporter une part d'interprétation et ne constituent pas une étude scientifique spécifique à la commune. L'absence d'observations ne signifie pas nécessairement l'absence d'une espèce. Une attention particulière a été accordée à la distinction entre présence confirmée, observations occasionnelles et présence régionale. Les informations relatives à la conservation et à la gestion des espèces s'appuient notamment sur les publications scientifiques et les positions des organismes spécialisés, dont Natagora. Toute correction, précision ou information complémentaire permettant d'améliorer cette page est la bienvenue.