Structures végétales
Structures végétales
Planter un arbre ou un arbuste favorise la biodiversité, embellit le paysage et apporte de l’ombre, de la fraîcheur et un refuge pour la faune.
Mais chaque plante a ses besoins. Le choix dépend de l’espace disponible, du sol, de l’humidité, de la lumière et de l’usage souhaité : haie, arbre isolé, verger ou végétation en bord de cours d’eau.
Mieux vaut planter moins, mais planter juste. Un arbre adapté à son emplacement et disposant de suffisamment d’espace grandira plus harmonieusement et demandera souvent moins d’entretien.
Découvrez les différentes possibilités et nos conseils pour choisir les plantes qui conviennent à votre terrain.
Le bon arbre, au bon endroit, pour longtemps !
Photo de bannière: La zone boueuse sous ce saule têtard, près de 'Ma Ferme', témoigne de l’importance des arbres comme abris ombragés pour le bétail (Jeroen Verdonck)
Photos: Une rangée de saules têtards à Bassilly (Jeroen Verdonck), La plantation d’un verger à 'Ma Ferme' (Dieter Demey), Un rare chêne têtard à Silly (Nele de Cat),
Un verger est bien plus qu’un endroit où récolter des fruits. Les vergers traditionnels font partie de notre patrimoine paysager et constituent des milieux précieux pour la biodiversité. Au printemps, les floraisons attirent les pollinisateurs. Les vieux arbres, avec leurs cavités et leur bois mort, offrent des abris et des sites de nidification aux oiseaux, aux chauves-souris et à de nombreux insectes.
Un verger peut aussi accueillir une prairie fleurie, contribuer à la diversité du jardin et offrir un espace agréable à partager. Et bien sûr, il permet de récolter ses propres pommes, poires, cerises ou prunes !
Quelles espèces planter ?
Le choix dépend du sol, de l’exposition, de l’espace disponible et de vos goûts.
Pommier : de nombreuses variétés anciennes et locales, avec des récoltes étalées selon les variétés.
Poirier : apprécie généralement les sols profonds et bien drainés.
Prunier : intéressant pour sa floraison et ses fruits, souvent adapté à différents types de jardins.
Cerisier : une belle floraison printanière, mais il faut prévoir suffisamment d’espace pour les formes vigoureuses.
Néflier commun : Petit arbre fruitier traditionnel produisant en automne des fruits bruns appelés nèfles, qui deviennent consommables après blettissement et offrent une saveur douce rappelant la compote de pommes.
Noyer et noisetier : pour diversifier les récoltes avec des fruits à coque.
Abricotier, pêcher, mûrier noir, mûrier blanc, figuier commun et amandier : ces arbres peuvent aussi être cultivés sous notre climat, à condition de choisir une variété adaptée et un emplacement chaud, ensoleillé et abrité. Leur floraison précoce les rend toutefois sensibles aux gelées printanières. Ils sont donc moins indiqués dans les jardins froids ou les sols humides et mal drainés.
Privilégiez plusieurs variétés lorsque c’est possible. Cela permet de diversifier les récoltes et peut favoriser la pollinisation. Attention toutefois : toutes les variétés ne sont pas compatibles entre elles. Renseignez-vous sur les besoins de pollinisation avant de planter.
Les points essentiels avant de planter
Prévoyez suffisamment d’espace. Tenez compte de la taille adulte de l’arbre, de l’ombre portée et de la distance avec les bâtiments, les limites de propriété et les autres arbres. Un arbre adapté à son emplacement nécessitera moins de tailles contraignantes.
Pensez à la lumière. Un bon ensoleillement favorise généralement la floraison et la maturation des fruits. Évitez de planter les arbres trop près les uns des autres : leurs couronnes ne doivent pas se concurrencer excessivement.
Soignez la formation des jeunes arbres. Une taille de formation durant les premières années aide à construire une couronne solide et bien équilibrée. Les besoins varient selon l’espèce et la forme choisie. La taille estivale peut être utile pour certaines interventions, mais ne remplace pas systématiquement la taille hivernale.
Valorisez la prairie sous les arbres. Une prairie fleurie favorise les insectes et offre des abris à la petite faune. Une fauche adaptée, avec évacuation du foin, permet de maintenir sa diversité. Un pâturage extensif par des moutons peut aussi être envisagé, si les conditions sont adaptées.
Protégez les jeunes plants. Prévoyez une protection contre le broutage et les dégâts mécaniques. En période de sécheresse prolongée, un arrosage peut être nécessaire. Vérifiez également que les liens de tuteurage ne blessent pas le tronc.
Privilégiez les plantations en lignes lorsque c’est possible. Traditionnels dans nos paysages, les alignements d’arbres présentent un intérêt esthétique et culturel, tout en facilitant l’entretien des prairies et le passage des machines agricoles.
Notre conseil
Mieux vaut planter un arbre adapté à son environnement que devoir le contenir constamment par la taille. En lui offrant suffisamment d’espace, de lumière et un sol approprié, vous lui donnez les meilleures chances de grandir et de produire pendant de nombreuses années.
Photos: Un verger à côté du bois du Laarbeek, à Jette (Jeroen Verdonck) - Un verger dans une prairie pâturée, Leeuw-Saint-Pierre. (Jeroen Verdonck)
Les haies font partie de nos paysages depuis des siècles. Elles servaient notamment à délimiter les parcelles, à contenir le bétail et à protéger les cultures du vent. Aujourd’hui encore, elles structurent le paysage tout en jouant un rôle essentiel pour la biodiversité.
Une haie libre, composée de plusieurs espèces indigènes et laissée à son développement naturel, offre des fleurs aux pollinisateurs, des baies aux oiseaux et des abris à de nombreux animaux. Elle forme aussi un corridor écologique qui permet à la faune de se déplacer entre les jardins, les prairies et les bois.
Ses racines stabilisent le sol et limitent l’érosion. Son feuillage ralentit le vent et peut réduire le ruissellement de l’eau. Même la végétation qui pousse à son pied est précieuse : elle enrichit les habitats disponibles et protège le sol.
Quelles espèces choisir ?
Pour une haie diversifiée, privilégiez les arbustes indigènes, adaptés au sol et à l’exposition :
Aubépine: fleurs appréciées des insectes, baies pour les oiseaux et refuge épineux.
Prunellier: floraison précoce, fruits et abri dense pour la faune.
Noisetier: noisettes, feuillage abondant et abri pour les animaux.
Cornouiller sanguin: fleurs pour les insectes et fruits pour les oiseaux.
Viorne obier: fleurs et baies, particulièrement intéressante dans les sols frais.
Sureau noir: ses fleurs attirent de nombreux insectes pollinisateurs et ses baies nourrissent plusieurs espèces d’oiseaux. Sa croissance rapide et son port généreux en font un bon choix pour une haie libre, à condition de lui laisser suffisamment d’espace.
Fusain d’Europe : fruits décoratifs et ressource alimentaire pour certains animaux.
Orme champêtre: il supporte la taille en haie basse et présente un intérêt pour la biodiversité. Il reste toutefois sensible à la graphiose, une maladie qui a fortement touché les ormes.
En mélangeant plusieurs espèces, vous obtenez une haie plus diversifiée, avec des floraisons et des fruits à différentes périodes de l’année. Des plantes grimpantes indigènes, comme le lierre, le houblon ou le chèvrefeuille des bois, peuvent également compléter la haie et offrir des ressources supplémentaires à la faune.
Les points essentiels avant de planter
Prévoyez suffisamment de place. Une haie libre peut devenir haute et large. Renseignez-vous sur la taille adulte des arbustes et gardez une distance suffisante par rapport aux chemins, aux clôtures et aux limites de propriété.
Ne plantez pas trop serré. Respectez les distances adaptées aux espèces choisies afin que les arbustes puissent se développer sans concurrence excessive.
Laissez pousser la végétation au pied de la haie. Une bande herbeuse ou fleurie augmente la biodiversité et protège le sol. Évitez de désherber systématiquement ou de tondre jusqu’au ras des arbustes.
Limitez la taille au strict nécessaire. Une haie libre n’a pas besoin d’être taillée (chaque année). Laissez les fleurs et les fruits se développer et intervenez seulement pour maîtriser son expansion ou retirer du bois abîmé. Évitez la taille pendant la période de nidification des oiseaux.
Favorisez la continuité. Une haie reliée à d’autres haies, à un verger ou à un bois est plus utile à la faune qu’un arbuste isolé.
Notre conseil
Laissez à votre haie l’espace nécessaire pour devenir un véritable petit milieu naturel. Une haie diversifiée, accompagnée d’une végétation spontanée à son pied, est bien plus qu’une limite de propriété : c’est un refuge pour la nature et un élément vivant du paysage.
Photos: Un bel exemple de haie libre à Gibecq (Jeroen Verdonck), Les fruits de l’aubépine dans un jardin à Silly. (Jeroen Verdonck)
Bien entretenue, une haie taillée allie esthétique et nature. Elle délimite les parcelles de manière nette, structure le jardin et peut être maintenue à une hauteur régulière. Elle joue également un rôle de brise-vent et, grâce à ses racines, contribue à stabiliser le sol et à limiter l’érosion.
Même lorsqu’elle est taillée régulièrement, une haie peut accueillir une biodiversité intéressante. Les moineaux domestiques, par exemple, apprécient les haies denses pour s’y abriter et parfois y nicher. Les fleurs et les fruits de certaines espèces offrent également de la nourriture aux insectes et aux oiseaux.
Quelles espèces choisir ?
Charme: robuste, supporte bien la taille et conserve souvent ses feuilles sèches en hiver.
Érable champêtre: indigène, résistant et intéressant pour les insectes.
Troène commun: petites fleurs appréciées des pollinisateurs et baies pour les oiseaux. Attention, les baies sont toxiques pour l’être humain.
Aubépine: fleurs, fruits et refuge épineux pour la faune.
Hêtre: élégant et adapté aux haies taillées, mais préfère les sols suffisamment frais.
Prunellier: sa floraison précoce attire les insectes et ses fruits nourrissent les oiseaux. Attention, il produit de nombreux rejets qui peuvent s’étendre à plusieurs mètres jusque dans le jardin.
If commun: conifère indigène qui supporte bien la taille. Attention, presque toutes ses parties sont toxiques.
Houx: feuillage persistant, abri toute l’année et baies appréciées des oiseaux, mais toxiques pour l’être humain.
Le choix dépend de la hauteur souhaitée, du sol, de l’exposition et du caractère persistant ou caduc de la haie. Un mélange de plusieurs espèces peut également être envisagé pour augmenter sa valeur écologique.
Les points essentiels avant de planter
Prévoyez suffisamment de largeur. Une haie compacte demande de la place pour se développer et être taillée des deux côtés. Une largeur d’environ 70 cm peut constituer un bon point de départ pour certaines haies, mais prévoyez davantage si les espèces ou la hauteur choisies l’exigent.
Taillez au bon moment. Évitez les tailles importantes pendant la période de nidification des oiseaux, généralement du printemps à la fin de l’été. Vérifiez toujours l’absence de nids occupés avant d’intervenir et privilégiez, si possible, la fin de l’été ou l’hiver, hors périodes de gel.
Pensez au plessage. Cette technique traditionnelle consiste à incliner et entrelacer horizontalement de jeunes tiges pour former une haie dense et presque impénétrable. Elle permet de renforcer la fonction de clôture tout en conservant un élément du patrimoine rural.
Valorisez les tailles. Les branches broyées peuvent servir de paillage au potager ou au pied des plantations. Utilisez-les en couche adaptée et évitez les plantes malades ou les matériaux susceptibles de se propager.
Laissez un peu de place à la nature. Même dans une haie taillée, quelques fleurs, des fruits et une bande herbeuse au pied peuvent faire une réelle différence pour la biodiversité.
Notre conseil
Choisissez des espèces adaptées à la hauteur et à la forme souhaitées. Une haie bien implantée, taillée avec mesure et composée d’espèces indigènes peut rester esthétique tout en offrant un refuge précieux à la faune.
Photos: Une haie taillée séparant deux voies aux fonctions différentes, Jette (Jeroen Verdonck) - Une haie d’aubépines et de prunelliers plessée dans un jardin., Silly. (Jeroen Verdonck)
Au milieu d’une prairie, dans un jardin ou sur une place de village, un arbre solitaire donne du caractère au paysage. Sa couronne généreuse capte du CO₂, stocke du carbone et contribue à rafraîchir les environs grâce à l’ombre et à l’évapotranspiration. Il offre aussi un abri à de nombreux animaux et peut devenir un élément marquant du paysage pendant plusieurs générations.
Un grand arbre crée différentes ambiances dans le jardin : lumière et ombre, espaces ouverts et zones plus fraîches. Sous sa couronne, certaines plantes adaptées à l’ombre peuvent s’installer. Le choix de la végétation doit toutefois tenir compte de la concurrence des racines et du manque de lumière.
Dans les villages et les centres bâtis, les arbres apportent de l’ombre aux habitants, aux passants et parfois au bétail. Ils contribuent aussi à améliorer le confort lors des journées chaudes.
Quelles espèces choisir ?
Choisissez une espèce adaptée à l’espace disponible, au sol et aux conditions locales. Pensez aussi à la hauteur que l’arbre atteindra à l’âge adulte.
Bouleau verruqueux arbre indigène de taille moyenne (15 à 25 m), à la silhouette légère, adapté aux sols plutôt frais à secs et bien drainés.
Érable champêtre : petit arbre indigène (5 à 12 m), robuste et intéressant pour la biodiversité. Le cultivar ‘Elsrijk’, à la couronne compacte, convient bien aux espaces urbains.
Charme: arbre indigène de taille moyenne à grande (15 à 25 m), adapté à de nombreuses situations.
Chêne pédonculé: grand arbre indigène (20 à 35 m), très intéressant pour la biodiversité, qui demande beaucoup d’espace.
Tilleul à petites feuilles: grand arbre indigène (20 à 30 m), mellifère et apprécié pour l’ombre qu’il procure.
Sorbier des oiseleurs: petit arbre indigène (5 à 15 m), idéal pour les espaces plus restreints et précieux pour la faune.
Aulne d’Italie : arbre originaire du sud de l’Italie et de Corse (10 à 20 m), à croissance rapide, intéressant à envisager dans certaines conditions urbaines et face aux évolutions du climat.
Il existe bien d’autres possibilités, notamment pour les sols humides, les terrains secs ou les espaces urbains. Le choix d’un arbre doit tenir compte du site, mais aussi du climat futur. Les espèces indigènes restent précieuses pour la biodiversité, sans être les seules à envisager : certaines espèces d’autres régions, mieux adaptées à la chaleur et à la sécheresse, peuvent aussi trouver leur place, notamment en ville.
Et pourquoi pas un cultivar ? Certaines espèces, y compris indigènes, existent sous différentes formes horticoles. Elles peuvent présenter des caractéristiques particulières, comme un feuillage coloré, une couronne plus compacte ou une forme originale, et se révéler intéressantes lorsque l’espace est limité.
Les points essentiels avant de planter
Anticipez la taille adulte. Tenez compte de la hauteur, de la largeur de la couronne et de l’étendue des racines. Un arbre trop proche d’un bâtiment ou d’une limite de propriété risque de nécessiter des interventions importantes.
Respectez les besoins du sol. Vérifiez l’humidité, le drainage, la profondeur et la nature du sol avant de choisir l’espèce.
Tenez compte des surfaces minérales. Toutes les espèces ne tolèrent pas de la même manière la chaleur, la sécheresse et le manque de sol disponible autour des racines. En milieu bâti, prévoyez un volume de sol suffisant et évitez de couvrir toute la zone racinaire avec un revêtement imperméable.
Évitez les tailles inutiles. Un arbre bien choisi et bien placé nécessite généralement peu de taille. Conservez sa couronne naturelle autant que possible et intervenez surtout pour supprimer le bois mort ou dangereux.
Adaptez les plantations sous l’arbre. Le gazon pousse souvent difficilement sous une couronne dense, en raison de l’ombre et de la concurrence des racines. Des plantes couvre-sol et des vivaces adaptées à l’ombre sèche ou fraîche peuvent former un sous-bois plus naturel.
Évitez les espèces exotiques envahissantes, comme l’ailante glanduleux (Ailanthus altissima), le cerisier tardif (Prunus serotina) ou l’érable negundo (Acer negundo). Avant de choisir une espèce, renseignez-vous sur son caractère potentiellement invasif et privilégiez des arbres qui ne présentent pas de risque pour la biodiversité locale.
Notre conseil
Plantez un arbre pour ce qu’il sera dans plusieurs décennies, pas seulement pour sa taille au moment de l’achat. Un arbre adapté à son emplacement pourra grandir librement, offrir de l’ombre et accueillir la biodiversité pendant de nombreuses années.
Photos: Un chêne marque l’entrée du village, Bassilly. (Jeroen Verdonck) - Un chêne dans un jardin, Hoves. (Jeroen Verdonck)
Un arbuste planté seul peut apporter beaucoup au jardin. Sa silhouette donne de la verticalité et structure l’espace, tandis que sa floraison, ses fruits ou ses couleurs automnales offrent un intérêt esthétique au fil des saisons. Même dans un jardin de taille modeste, un arbuste bien choisi peut créer un point d’intérêt sans nécessiter beaucoup d’entretien.
Certains arbustes se prêtent particulièrement bien à une conduite en plusieurs tiges. Leur port naturel peut alors laisser de la place à une strate herbacée à leur pied, à condition que la lumière reste suffisante. On obtient ainsi plusieurs niveaux de végétation, avec un aménagement à la fois esthétique et favorable à la biodiversité.
Quelles espèces choisir ?
Le choix dépend de l’espace disponible, du sol et de l’effet recherché. Voici quelques possibilités :
Cerisier à grappes: ses grappes de fleurs blanches apparaissent au printemps et ses fruits sont appréciés des oiseaux. Il préfère les sols frais à humides et peut devenir un grand arbuste ou un petit arbre : réservez-lui suffisamment d’espace.
Cognassier: apprécié pour sa floraison printanière et ses fruits parfumés en automne, il associe intérêt ornemental et récolte. Il préfère un emplacement ensoleillé et relativement abrité.
Noisetier: ses chatons apparaissent dès la fin de l’hiver et ses noisettes nourrissent de nombreux animaux. Son port naturellement buissonnant convient bien à une forme en plusieurs tiges, mais il faut tenir compte de sa taille adulte.
Églantier: ses fleurs simples attirent les insectes et ses cynorrhodons nourrissent les oiseaux en automne et en hiver. Ses rameaux épineux offrent également un abri à la petite faune.
Viorne obier : ses fleurs printanières et ses fruits rouges apportent un intérêt au fil des saisons. Cet arbuste indigène convient particulièrement aux sols frais à humides.
Cornouiller sanguin : ses fleurs attirent les insectes, ses fruits sont consommés par les oiseaux et ses rameaux colorés restent décoratifs en hiver. Il se développe volontiers en largeur et apprécie une place suffisante.
Bourdaine : un arbuste indigène qui se prête bien à une conduite en plusieurs tiges. Sa floraison discrète fournit nectar et pollen aux abeilles et autres insectes, tandis que ses feuilles nourrissent notamment les chenilles du citron, un papillon de jour.
Des cultivars peuvent également être envisagés lorsque l’on recherche une floraison particulière, un feuillage original ou un port plus compact. Il est toutefois préférable de choisir des formes qui conservent des fleurs accessibles aux insectes et, lorsque c’est possible, produisent des fruits.
Les points essentiels avant de planter
Anticipez la taille adulte : même un arbuste solitaire peut prendre plusieurs mètres de hauteur et de largeur. Choisissez une espèce adaptée à la place disponible.
Adaptez le choix au terrain : observez l’ensoleillement, l’humidité et la nature du sol avant de choisir votre arbuste.
Privilégiez un port naturel : une fois l’arbuste bien installé, évitez les tailles systématiques. Certains arbustes peuvent toutefois être progressivement conduits en plusieurs tiges, afin de dégager de l’espace au pied pour une strate herbacée. Une intervention légère peut suffire à préserver leur forme et à supprimer le bois mort ou les branches gênantes.
Pensez à la strate herbacée : si la lumière le permet, une forme en plusieurs tiges peut laisser de la place à des plantes basses au pied de l’arbuste.
Évitez les espèces exotiques envahissantes : l’arbre à papillons (Buddleja davidii), le mahonia faux-houx (Mahonia aquifolium), le rhododendron pontique (Rhododendron ponticum) et le rosier rugueux (Rosa rugosa) sont à éviter dans une démarche favorable à la biodiversité. Préférez des espèces indigènes ou des cultivars dont le comportement et l’intérêt écologique sont bien connus.
Notre conseil
Un arbuste solitaire bien choisi peut ainsi apporter du relief, des fleurs et des fruits au jardin, tout en offrant un abri et des ressources à la faune. Une seule plante, bien adaptée à son emplacement et laissée libre de se développer, peut déjà faire une réelle différence pour la nature.
Photo: La bourdaine, l’arbuste situé à droite sur la photo, apporte de la verticalité à cette plate-bande. Ses petites fleurs verdâtres attirent un grand nombre d’abeilles.(Jeroen Verdonck)
L’arbre têtard est un élément emblématique de nos paysages ruraux. Depuis des siècles, on taille régulièrement ses branches au même endroit afin de produire du bois sans devoir abattre l’arbre. Ce bois servait notamment au chauffage, aux piquets et à divers usages agricoles. Cette pratique traditionnelle reste intéressante aujourd’hui, à condition de pouvoir assurer l’entretien nécessaire.
L’arbre têtard présente aussi un avantage pratique : en limitant le développement de sa couronne, on peut le maintenir dans un espace plus restreint qu’un arbre laissé en port libre. Il peut donc trouver sa place dans certains jardins, pour autant que le sol et l’espace disponible conviennent à l’essence choisie.
Avec le temps, les arbres têtards âgés développent souvent des cavités, des fissures et des zones de bois mort. Ces microhabitats accueillent une grande diversité d’espèces : oiseaux, chauves-souris, insectes et champignons. Les arbres têtards contribuent également à structurer le paysage et, lorsqu’ils sont alignés le long des chemins, des prairies ou des cours d’eau, à former des continuités écologiques.
Quelles espèces choisir ?
Saule blanc : traditionnellement taillé en têtard, il apprécie les sols frais à humides et convient particulièrement aux abords des cours d’eau.
Frêne commun: autre essence traditionnelle des paysages ruraux, qui peut développer un tronc têtard remarquable. Il faut toutefois tenir compte de la chalarose, une maladie qui affecte fortement cette espèce.
Charme commun : une essence indigène qui supporte bien la taille et peut convenir à certains terrains de jardin.
Chêne pédonculé arbre traditionnel de nos campagnes, particulièrement intéressant pour la biodiversité à maturité, mais qui demande suffisamment d’espace et du temps pour se développer.
Les points essentiels avant de planter
Anticipez l’entretien : un arbre têtard est généralement retaillé tous les 4 à 5 ans, selon l’essence et la vigueur de l’arbre. Cette opération représente un travail conséquent.
Pensez à la sécurité : les branches peuvent être lourdes et la taille en hauteur est risquée. Faites appel à une personne compétente si nécessaire.
Commencez jeune : la formation en têtard se met en place lorsque l’arbre est encore jeune. Évitez de rabattre brutalement un vieil arbre qui n’a plus été taillé depuis longtemps.
Choisissez la bonne essence au bon endroit : tenez compte de l’humidité du sol, de l’espace disponible pour les racines et de la taille future de la tête.
Valorisez le bois coupé : selon son diamètre et son état, il peut servir de bois de chauffage, de piquets ou être utilisé au jardin.
Notre conseil
L’arbre têtard associe ainsi patrimoine culturel, production de bois et richesse écologique. Mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un arbre qui demande un suivi régulier : mieux vaut le planter en sachant que l’on pourra l’entretenir durablement.
Photos: Un saule têtard dans une prairie près de la Sille , Silly (Nele de Cat) - Un frêne têtard, comme celui-ci à Thouricourt, est plutôt rare. (Jeroen Verdonck)
Cette végétation riveraine, appelée ripisylve, forme une transition entre l’eau et les terres voisines. Lorsqu’une forêt se développe naturellement dans une plaine alluviale régulièrement influencée par l’eau, on parle de forêt alluviale. Ces milieux sont particulièrement précieux pour la biodiversité et le bon fonctionnement des cours d’eau. Ils concernent surtout les terrains suffisamment vastes, les prairies, les parcelles agricoles et les propriétés traversées ou bordées par un ruisseau ou une rivière.
Les racines des arbres et arbustes contribuent à stabiliser les berges et à limiter leur érosion. La végétation riveraine ralentit une partie du ruissellement, retient certains sédiments et peut contribuer à filtrer les éléments transportés depuis les terrains voisins. L’ombre des arbres aide également à maintenir une eau plus fraîche en été, ce qui est bénéfique pour la vie aquatique.
Dans les zones naturellement inondables, les milieux alluviaux participent au fonctionnement des plaines d’inondation et offrent des espaces où l’eau peut temporairement s’étendre. Leur rôle dépend toutefois de la configuration du terrain et du cours d’eau. La rencontre entre l’eau, les arbres, les arbustes et les herbes crée une grande diversité d’habitats. Les oiseaux y trouvent des sites de nidification et de nourrissage, tandis que les insectes, les amphibiens et les petits mammifères profitent de cette végétation. Les branches mortes, les cavités et les zones humides enrichissent encore cette biodiversité.
Une ripisylve peut aussi former un corridor écologique reliant des prairies, des haies et des bois. Lorsqu’elle est suffisamment développée, elle constitue une véritable zone de transition entre les milieux aquatiques et terrestres.
Quelles espèces choisir ?
Le choix des espèces dépend de l’humidité du sol, de la fréquence des inondations, de la nature des berges et de l’espace disponible.
Saule blanc caractéristique des bords de cours d’eau, il apprécie les sols humides et supporte les inondations périodiques.
Aulne glutineux: particulièrement adapté aux sols humides et aux berges, où ses racines contribuent à leur stabilisation.
Frêne commun: présent dans certains boisements frais et alluviaux, mais à choisir avec prudence en raison de la chalarose.
Chêne pédonculé : adapté à certains sols frais et aux plaines alluviales, à condition de disposer de suffisamment d’espace.
Orme champêtre: une essence indigène qui peut participer à certains boisements alluviaux, selon les conditions locales.
Orme lisse: une espèce rare dans nos régions, particulièrement liée aux forêts alluviales et aux milieux riverains sur sols frais.
Viorne obier: un arbuste indigène des milieux frais à humides, dont les fleurs et les fruits présentent un intérêt écologique.
Peuplier noir: arbre indigène des plaines alluviales et des berges des cours d’eau, surtout adapté aux grands espaces.
Cerisier à grappes: petit arbre ou arbuste indigène des bois frais et humides, intéressant pour la biodiversité.
Saule cendré: arbuste indigène adapté aux sols très humides, notamment dans les zones marécageuses et les dépressions humides.
Les points essentiels avant de planter
Respectez le milieu naturel : toutes les berges ne nécessitent pas une plantation. Une végétation spontanée bien adaptée peut parfois suffire.
Choisissez des essences locales : privilégiez les espèces indigènes adaptées au sol et au régime hydrologique du site.
Tenez compte de l’espace disponible : les arbres peuvent devenir grands et leurs racines ont besoin de place.
Préservez le fonctionnement du cours d’eau : évitez les plantations trop denses ou inadaptées qui pourraient gêner l’écoulement, notamment dans les passages étroits.
Anticipez l’entretien : protégez les jeunes plants contre le bétail et les dégâts mécaniques. Les interventions sur les berges et à proximité de l’eau peuvent être soumises à des règles particulières.
Favorisez la diversité : une végétation composée de plusieurs espèces et de différentes strates est généralement plus résiliente qu’un alignement uniforme.
Notre conseil
La ripisylve et la forêt alluviale sont bien plus qu’une rangée d’arbres au bord de l’eau : elles contribuent à la qualité des milieux aquatiques, à la stabilité des berges, à la biodiversité et au caractère de nos paysages. Sur un terrain adapté, elles constituent un investissement précieux pour la nature et les générations futures.
Photos: Forêt alluviale le long de la Harebeek, Pajottegem (Jeroen Verdonck) - Ripisylve le long de la Sille, Silly (Jeroen Verdonck) - Forêt alluviale le long de la Marcq, aux Prés Rosière, Deux-Acren (Jeroen Verdonck)
Un groupe d’arbustes laissé libre de se développer peut devenir un véritable refuge pour la nature. Contrairement à une haie, qui s’étire généralement le long d’une limite, le bosquet forme un ensemble plus compact, composé de plusieurs arbustes plantés en groupe. Il apporte du relief au jardin, crée un point d’intérêt dans le paysage et offre nourriture, abri et lieux de nidification à de nombreux animaux.
En privilégiant les arbustes indigènes qui produisent des fleurs, des baies et des fruits, on favorise les insectes pollinisateurs, les oiseaux et toute une petite faune. Un tel bosquet peut aussi servir à structurer un jardin, à masquer ponctuellement une vue ou à créer un coin plus sauvage. Une fois bien installé, il demande généralement peu d’entretien si on lui laisse suffisamment d’espace.
Quelles espèces choisir ?
Aubépine monogyne: ses fleurs attirent de nombreux insectes et ses fruits nourrissent les oiseaux. Ses branches épineuses offrent aussi des abris intéressants.
Bourdaine: un arbuste indigène qui apprécie les sols frais à humides. Sa floraison discrète et ses fruits successifs présentent un intérêt pour les insectes et les oiseaux.
Viorne lantane adaptée aux sols plutôt secs et calcaires, elle produit des fleurs appréciées des insectes et des fruits consommés par les oiseaux.
Prunellier: très intéressant pour la biodiversité grâce à sa floraison précoce, ses prunelles et son couvert épineux. Il drageonne et peut s’étendre fortement : il faut lui réserver suffisamment de place.
Saule cendré: particulièrement intéressant pour les terrains frais à humides. Sa floraison précoce fournit du pollen et du nectar à des insectes au sortir de l’hiver.
Églantier: ses fleurs attirent les insectes et ses cynorrhodons, ou fruits, nourrissent les oiseaux. Ses rameaux épineux offrent également des abris à la petite faune.
Fusain d’Europe: ses fleurs discrètes sont visitées par les insectes, tandis que ses fruits colorés sont consommés par les oiseaux. Ses fruits sont toutefois toxiques pour l’être humain.
Camérisier à balais : arbuste indigène dont les baies constituent une source de nourriture pour les oiseaux.
Les points essentiels avant de planter
Tenez compte du sol : humidité, drainage, profondeur et exposition influencent fortement la croissance. Un saule cendré et une viorne lantane n’ont pas les mêmes exigences.
Anticipez les dimensions adultes : certains arbustes s’élargissent beaucoup ou produisent des rejets. Prévoyez suffisamment d’espace pour les laisser se développer naturellement.
Plantez en groupe, sans trop serrer : plusieurs espèces complémentaires permettent d’étaler les floraisons et la production de fruits au fil des saisons.
Laissez pousser librement : une taille régulière n’est généralement pas nécessaire. Intervenez seulement si besoin, en respectant la période de nidification des oiseaux.
Aménagez le pied des arbustes : si la lumière et l’espace le permettent, certaines branches basses peuvent être progressivement relevées afin de laisser davantage de place à une strate herbacée. Conservez toutefois des zones denses qui offrent un abri à la faune.
Prévoyez un coin pour observer les oiseaux : un point d’observation ou, si vous le souhaitez, une mangeoire bien placée peut compléter l’aménagement. La végétation naturelle reste toutefois la meilleure source durable de nourriture et de refuge.
Notre conseil
Un bosquet d’arbustes indigènes permet ainsi de donner du caractère au jardin tout en laissant davantage de place à la nature. Quelques arbustes bien choisis, adaptés au terrain et laissés libres de grandir, peuvent devenir un petit écosystème vivant.
Photos: Un petit groupe de sureaux, d’aubépines et de prunelliers dont les branches basses ont été supprimées, permettant le développement d’une strate herbacée diversifiée. (Jeroen Verdonck)
Même de petite taille, un bois peut jouer un rôle important dans le paysage. Il offre nourriture et abri à de nombreuses espèces, stocke du carbone et protège les sols. Lorsqu’il relie des haies, des prairies, des vergers ou d’autres bois, il constitue aussi une étape précieuse dans le réseau écologique, facilitant les déplacements de la faune.
Certains arbres atteignent 20 à 30 mètres de hauteur et développent une couronne et des racines très étendues. Il faut donc anticiper leur taille adulte, surtout sur une petite parcelle ou à proximité d’une maison. Un bois nécessite suffisamment d’espace pour évoluer naturellement, sans devoir recourir à des tailles sévères. Pensez également à vérifier auprès de la commune si votre projet nécessite une autorisation urbanistique.
Les arbres pionniers, comme le bouleau, le saule marsault et le tremble, colonisent les espaces ouverts et contribuent à préparer le milieu pour d’autres essences. Au début, les ronces, les arbustes épineux et les herbes hautes peuvent se développer abondamment. Cette végétation parfois peu confortable pour se promener est pourtant précieuse pour les insectes, les oiseaux et les petits animaux.
La transition entre le bois et les espaces ouverts est particulièrement intéressante. Une lisière composée d’herbes, de fleurs sauvages, d’arbustes et de grands arbres offre davantage d’habitats qu’une limite nette. Si vous possédez déjà un bois, enrichir sa lisière avec des arbustes indigènes et des plantes à fleurs est une excellente manière de favoriser la biodiversité.
Quelles espèces choisir ?
Bouleau verruqueux: arbre pionnier à croissance rapide, adapté aux sols bien drainés.
Saule marsault: pionnier dont la floraison précoce nourrit les insectes.
Tremble: pionnier à croissance rapide, qui peut s’étendre par rejets.
Merisier: arbre de pleine lumière, intéressant pour ses fleurs et ses fruits.
Érable champêtre: arbre indigène de taille moyenne, adapté à différentes situations.
Chêne pédonculé: arbre de grande taille, particulièrement intéressant pour la biodiversité à maturité.
Charme commun: essence indigène qui supporte relativement bien l’ombrage.
Hêtre commun: arbre de forêt à longévité importante, à réserver aux conditions de sol qui lui conviennent.
Les points essentiels avant de planter
Anticipez les dimensions adultes et gardez une distance suffisante par rapport aux maisons, aux limites de propriété et aux autres usages du terrain.
Privilégiez plusieurs essences, en associant arbres pionniers et arbres de plus longue durée de vie.
Conservez le bois mort, les feuilles mortes et les fleurs printanières : ils constituent des habitats et des ressources précieux.
Protégez les jeunes plants contre la sécheresse, la concurrence de l’herbe et le broutage.
Vérifiez la réglementation wallonne auprès du service de l’urbanisme de votre commune avant de boiser le terrain.
Notre conseil
Un petit bois demande de la patience et de l’espace, mais il peut devenir au fil des années un refuge pour la nature et un maillon vivant du paysage.
Photos: Le bois de Silly est une chênaie-hêtraie ancienne et historique. Il faut des centaines d’années pour développer un écosystème aussi stable et complexe. - Une charme dans le bois de SIlly. (Jeroen Verdonck)
Un jardin-forêt comestible, ou forêt nourricière, est un système de production inspiré du fonctionnement d’un jeune bois. Il associe différentes couches de végétation : grands arbres, petits arbres fruitiers, arbustes, plantes herbacées, plantes grimpantes et plantes à racines comestibles. L’objectif est de produire une diversité d’aliments tout en favorisant la biodiversité et la vie du sol.
Cette approche fait partie des formes d’agriculture régénérative qui cherchent à mieux associer production alimentaire et fonctionnement des écosystèmes. La diversité des plantes, la couverture permanente du sol et la présence d’arbres peuvent notamment contribuer à stocker du carbone, favoriser l’infiltration de l’eau et créer des habitats. Le jardin-forêt propose ainsi une autre manière de produire, en complément ou en contrepoids aux systèmes agricoles plus intensifs.
Un jardin-forêt bien conçu peut être très productif, mais il ne s’improvise pas. Il faut tenir compte de la taille adulte des arbres, de la lumière, du sol, de l’eau et des interactions entre les plantes. L’installation et les premières années demandent du temps, de l’observation et un entretien adapté.
La récolte peut également être plus complexe que dans un verger classique : les produits mûrissent à des périodes différentes et certains fruits ou plantes sont moins connus. Il faut parfois apprendre à les cuisiner, les sécher, les transformer en confitures ou en jus, ou encore les conserver par fermentation. Avant de se lancer, il est donc très utile de visiter plusieurs projets et de suivre une formation.
Quelles espèces choisir ?
Le choix dépend du terrain, de l’exposition et de l’espace disponible. Dans notre région, on peut associer des espèces fruitières classiques à des espèces moins connues.
Pommier et poirier : des valeurs sûres, avec une grande diversité de variétés et de possibilités de transformation.
Cornouiller mâle : un arbuste ou petit arbre dont les fruits rouges acidulés peuvent être transformés en jus, gelées et confitures. Sa floraison très précoce est aussi intéressante pour les insectes.
Néflier commun: un petit arbre traditionnel qui produit des fruits à consommer après blettissement.
Noisetier: une source de noisettes, intéressante dans la strate arbustive.
Châtaignier: un arbre productif qui demande de l’espace et un sol adapté, généralement bien drainé et plutôt acide.
Aronie à fruits noirs: un arbuste productif dont les fruits peuvent être transformés en jus ou en préparations culinaires.
Groseillier et cassissier: des arbustes fruitiers qui occupent la strate basse et produisent relativement tôt.
Kaki: un fruitier original qui peut réussir dans un emplacement ensoleillé et abrité, à condition de choisir une variété adaptée à notre climat.
Asiminier trilobé: Arbre fruitier originaire d’Amérique du Nord, produisant de gros fruits à la chair crémeuse et parfumée, dont le goût rappelle un mélange de banane, de mangue et de vanille.
Caseille :Arbuste fruitier hybride du cassis et de la groseille à maquereau, produisant en été de grosses baies noires, juteuses et légèrement acidulées, appréciées fraîches ou en confitures.
Les points essentiels avant de planter
Dessinez votre projet avant d’acheter : prévoyez les dimensions adultes des arbres et la place nécessaire à la circulation et à la récolte.
Adaptez les espèces au terrain : observez le sol, l’humidité, le drainage et l’exposition.
Pensez aux différentes strates : chaque étage végétal doit recevoir suffisamment de lumière et remplir une fonction dans l’ensemble.
Prévoyez la gestion des récoltes : choisissez des plantes dont vous pourrez réellement récolter et utiliser les produits.
Commencez progressivement : il vaut mieux maîtriser un premier ensemble de plantes que multiplier les espèces sans pouvoir assurer leur suivi.
Apprenez auprès d’autres projets : une visite ou une formation permet de mieux comprendre la conception, l’entretien, les récoltes et la transformation des produits.
Notre conseil
Un jardin-forêt comestible peut réunir production alimentaire, biodiversité et découverte de nouvelles saveurs. C’est un projet passionnant, mais qui demande une réflexion à long terme : la réussite repose autant sur le choix des plantes que sur la manière de les associer et de valoriser leurs récoltes.
Nous vous conseillons de visiter quelques jardins-forêts et de suivre une formation avant de vous lancer. Vous pourrez ainsi découvrir différentes approches, échanger avec des personnes expérimentées et mieux comprendre les étapes de conception, d’entretien, de récolte et de transformation des produits. Voici quelques projets inspirants à découvrir. Pensez à prendre contact au préalable pour connaître les possibilités de visite.
: Un jardin-forêt foisonnant, connu pour la permaculture, la diversité des plantes comestibles et la transmission des savoirs.
Het Voedselbos, Kruisem (Nokere): Un projet éducatif de permaculture, avec une grande diversité de plantes comestibles et des activités de formation.
Semisto, Naninne, près de Namur: Une forêt comestible à plusieurs strates, intégrée aux Jardins d’ici, avec une dimension pédagogique et des activités autour de l’agroécologie.
De Woudezel,Houthulst: Une ferme diversifiée qui associe jardins-forêts, agroforesterie, pépinière et transformation de produits. Des visites et formations sont proposées.
Les Jardins de Longpré, Wanze: Une ferme en écoculture avec une forêt comestible comprenant une cinquantaine de variétés ligneuses, en complément d’autres productions.
Photo: (Jeroen Verdonck)
Une haie gourmande ou une rangée de fruitiers palissés permet de récolter de nombreux fruits dans un espace relativement réduit. Elle trouve naturellement sa place à proximité du potager, où elle complète les cultures de légumes par une production de petits fruits et de fruits à pépins.
Une haie gourmande associe plusieurs arbustes fruitiers, comme les groseilliers et les framboisiers. Les fruitiers palissés, quant à eux, sont conduits le long de fils, d’un treillage ou d’un mur. Cette forme permet de mieux répartir les branches, de favoriser la pénétration de la lumière et de valoriser certains espaces, notamment contre un mur ensoleillé et abrité.
Au-delà de la récolte, ces plantations apportent aussi de la biodiversité. Les fleurs attirent les insectes pollinisateurs et les fruits nourrissent les oiseaux et d’autres animaux. C’est donc un aménagement productif qui peut également contribuer à rendre le jardin plus vivant.
Quelles espèces choisir ?
Le choix dépend de l’espace disponible, de l’exposition et du temps que l’on souhaite consacrer à l’entretien. Voici quelques idées pour composer une haie gourmande ou installer des fruitiers palissés.
Pour une haie de petits fruits
Framboisier: productif et relativement compact, il offre des récoltes généreuses. Il a toutefois besoin d’un support selon la variété et d’une taille adaptée.
Groseillier à grappes: un arbuste facile à intégrer dans une haie, qui produit des fruits rouges ou blancs en été.
Cassissier: ses baies parfumées sont idéales pour les jus, les confitures et les préparations culinaires.
Groseillier à maquereau: moins courant dans les jardins, il produit des fruits savoureux et peut compléter la récolte des autres petits fruits.
Ronce fruitière ou mûrier: elle peut être conduite sur un support pour faciliter la récolte et limiter son développement dans les allées.
Amélanchier à feuilles d’aulne : un arbuste fruitier original qui donne de petites baies sucrées et offre une floraison printanière décorative.
Aronie: un arbuste robuste qui produit des baies riches en goût, particulièrement intéressantes en jus ou en préparations transformées.
Framboisier du Japon: cette ronce vigoureuse produit en été des baies rouge orangé, au goût sucré et acidulé.
Pour les fruitiers palissés et les emplacements abrités
Pommier et poirier: ils peuvent être conduits contre un mur ou sur des fils, en choisissant une forme adaptée à l’espace disponible.
Vigne : elle valorise bien un emplacement chaud et ensoleillé, avec des grappes qui mûrissent généralement mieux dans un endroit abrité.
Figuier: intéressant contre un mur chaud et ensoleillé, à condition de choisir une variété adaptée à notre climat et de lui offrir un emplacement suffisamment protégé.
Kiwaï: cette plante grimpante apparentée au kiwi produit de petits fruits à peau lisse, que l’on peut manger sans les éplucher. Elle demande un support solide et suffisamment d’espace pour se développer.
Photos: Se régaler de groseilles ‘Witte van Versailles’ (Jeroen Verdonck), Récolte de groseilles à grappes ‘Jonkheer van Tets’ (Jeroen Verdonck).
Les points essentiels avant de planter
Commencez modestement : une haie gourmande ou quelques fruitiers palissés demandent un suivi régulier. Commencez avec quelques espèces que vous aimez réellement récolter, puis complétez progressivement votre plantation.
Choisissez un emplacement lumineux : la plupart des fruitiers produisent mieux avec suffisamment de soleil. Un mur ensoleillé et abrité peut être particulièrement intéressant pour la vigne ou le figuier.
Prévoyez le palissage et la taille : conduisez les branches au fur et à mesure de leur croissance et renseignez-vous sur les besoins propres à chaque espèce. Le palissage permet de maîtriser la forme et d’organiser les branches, mais il demande du temps et des interventions régulières.
Protégez le sol avec un paillage : une couche de matière organique, comme des feuilles mortes ou du broyat bien décomposé, aide à limiter les herbes concurrentes, à conserver l’humidité et à nourrir progressivement le sol. Laissez toutefois le collet des plantes dégagé et surveillez les adventices, surtout pendant les premières années.
Anticipez la pollinisation : certaines variétés de pommiers, de poiriers ou de kiwaïs ont besoin d’un partenaire compatible pour produire correctement. Vérifiez ce point avant l’achat.
Acceptez de partager une partie des fruits : les oiseaux apprécient eux aussi les récoltes. Cela fait partie de l’intérêt écologique de la plantation. Si nécessaire, protégez temporairement une partie des fruits avec un dispositif bien installé et contrôlé régulièrement, sans laisser de filet susceptible de piéger la faune.
Notre conseil
Une haie gourmande ou quelques fruitiers palissés permettent ainsi de combiner récoltes, plaisir du jardinage et biodiversité. Cette forme de plantation est particulièrement intéressante à proximité du potager, à condition de lui réserver une place bien pensée et de ne pas sous-estimer le travail de taille, de palissage et de désherbage au cours des premières années.
Cette page a été rédigée par Jeroen Verdonck à partir de sources documentaires jugées fiables et des informations disponibles au moment de sa rédaction. Les indications relatives à la présence locale de l’espèce reposent notamment sur les observations accessibles (Observations.be) et peuvent comporter une part d’interprétation ; elles ne constituent pas une étude scientifique spécifique à la commune. Toute correction, précision ou information complémentaire permettant d’améliorer cette page est la bienvenue.