Les plantes ligneuses présents à Silly
Les plantes ligneuses présents à Silly
Cette page présente les plantes ligneuses que l’on peut rencontrer dans les milieux naturels et les paysages ruraux de Silly. Certaines espèces y poussent spontanément, tandis que d’autres proviennent de plantations anciennes ou se sont naturalisées au fil du temps.
Parmi elles, certaines espèces exotiques peuvent devenir envahissantes et nuire à la biodiversité locale. Il est donc utile de savoir reconnaître les plantes présentes dans notre environnement avant de choisir d’en planter chez soi.
Vous trouverez ici des informations pour identifier les différentes espèces, connaître leurs caractéristiques et mieux comprendre leur place dans les paysages de Silly.
Attention aux espèces exotiques envahissantes : avant toute plantation, consultez la liste des espèces exotiques envahissantes en Wallonie.
alisier blanc |alisier torminal | arbre aux papillons | aulne blanc | aulne glutineux | aubépine à deux styles | aubépine à un style | bourdaine | bois-joli |bouleau pubescent | bouleau verruqueux | bruyère commune | bryone dioïque | buis commun |camérisier à balai |cassis| cerisier |cerisier à grappes | cerisier de Sainte-Lucie| cerisier tardif | charme commun | châtaignier commun | chêne pédonculé | chêne sessile | chèvrefeuille des bois | clématite des haies |cognassier | cornouiller mâle| cornouiller sanguin |cormier |églantier commun | érable champêtre | érable plane| érable sycomore| framboisier |frêne commun | fusain d’Europe | genêt à balais | genévrier commun | groseillier à grappes | groseillier à maquereau | gui blanc |hêtre commun | houblon commun | houx commun | if commun | laurier-cerise | lierre commun | néflier commun| nerprun purgatif | noisetier commun | noyer commun | marronnier commun |merisier | mélèze d’Europe | morelle douce-amère |orme champêtre | orme des montagnes | orme lisse | peuplier blanc | peuplier du Canada | peuplier grisard | peuplier noir | peuplier tremble | pin sylvestre | platane commun | pommier | prunellier | prunier domestique | prunier myrobolan | poirier | robinier faux-acacia | ronce commune | rosier des champs | saule à oreillettes | saule blanc | saule des vanniers |saule cendré | saule fragile | saule pourpre | saule marsault | sureau noir | sureau à grappes | sorbier des oiseleurs | symphorine blanche | tilleul à petites feuilles | tilleul à grandes feuilles | tilleul d'Europe | troène commun | viorne lantane | viorne lantane
Hauteur: 10 à 15 m
Largeur: 6 à 10 m
Floraison : mai à juin, fleurs blanches en bouquets
Fruits : oui, petits fruits rouge orangé en automne, à chair farineuse et au goût âpre
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : sec à frais, bien drainé ; tolère les sols calcaires et pauvres
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les emplacements lumineux
L’alisier blanc est un petit arbre reconnaissable à ses feuilles ovales, vert foncé sur le dessus et couvertes d’un duvet blanc argenté au revers. Ses fleurs printanières attirent les insectes pollinisateurs et ses fruits nourrissent les oiseaux. Il tolère bien les sols secs et calcaires.
L’alisier blanc est indigène en Wallonie, mais rare en Belgique. Il pousse naturellement dans les bois clairs, les rocailles et les milieux secs, souvent sur des sols calcaires. Sa présence spontanée à Silly n’est pas confirmée : les spécimens rencontrés dans les jardins ou les parcs peuvent provenir de plantations. Il constitue donc une espèce intéressante à connaître, mais à ne pas présenter comme typique de la flore sauvage locale.
Photo: Baies de l’alisier blanc au premier plan et arbre en arrière-plan, chemin du Beauregard à Silly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 15 à 20 m, parfois jusqu’à 25 m
Largeur: 8 à 16 m
Floraison : mai à juin, fleurs blanches
Fruits : oui, petits fruits brunâtres, comestibles lorsqu’ils sont blets (très mûrs)
Feuillage : caduc, prenant de belles teintes rouges à pourpres en automne
Sol : préfère les sols bien drainés, plutôt secs à frais ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les emplacements lumineux et chauds
Cet arbre indigène, assez rare en Wallonie, se reconnaît à ses feuilles vert foncé, brillantes et profondément lobées, qui rappellent celles de certains érables. Au printemps, ses fleurs blanches attirent les insectes. En automne, ses petits fruits brunâtres deviennent comestibles lorsqu’ils sont très mûrs et ramollis. Son feuillage coloré et sa bonne tolérance à la sécheresse en font un arbre intéressant pour les jardins spacieux et les paysages diversifiés.
Photo: Un alignement d’alisier torminal à Brugelette (goolge maps)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 2 à 4 m
Largeur: 2 à 3 m
Floraison : juillet à octobre, fleurs violettes, mauves, roses ou blanches selon la variété
Fruits : oui, petites capsules contenant de nombreuses graines
Feuillage : caduc, feuilles allongées, vertes sur le dessus et grisâtres en dessous
Sol : sec à frais, bien drainé ; supporte les sols pauvres et caillouteux
Lumière : plein soleil
Cet arbuste se reconnaît à ses longues grappes de fleurs parfumées, très visitées par les papillons et d’autres insectes. Il pousse rapidement et colonise facilement les terrains nus, les friches, les voies ferrées et les carrières. Ses nombreuses graines sont dispersées par le vent et peuvent germer dans les fissures et les sols remaniés.
Originaire d’Asie orientale, notamment de Chine, l’arbre aux papillons est une espèce exotique introduite comme plante ornementale. Il s’est naturalisé en Belgique et peut se propager dans les milieux ouverts. Il n’est pas indigène à Silly et sa présence locale résulte de plantations ou de dissémination spontanée.
Photo: Une fleur fanée dans un jardin à Silly.(Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Statut officiel en Wallonie : espèce exotique envahissante figurant sur la liste wallonne 2. Sa plantation est interdite à moins de 50 mètres des cours d’eau et des sites bénéficiant d’un statut de protection. Bien que ses fleurs fournissent du nectar aux papillons, sa propagation peut concurrencer la végétation indigène. Il est donc préférable de ne pas le planter dans un jardin destiné à favoriser la biodiversité locale.
Hauteur: 10 à 20 m
Largeur: 6 à 10 m
Floraison : février à avril, chatons mâles pendants jaunâtres et petits chatons femelles rougeâtres
Fruits : pas de baies ; petits cônes ligneux brunâtres, persistants en hiver
Feuillage : caduc, vert grisâtre, plus clair et duveteux sur le revers
Sol : frais à humide ; s’adapte à différents sols
Lumière : soleil à mi-ombre
L’aulne blanc est un arbre à croissance rapide qui se reconnaît à son écorce gris clair et à ses feuilles ovales, dentées et souvent pointues au sommet. Comme les autres aulnes, il peut fixer l’azote atmosphérique grâce à des bactéries associées à ses racines.
Originaire d’Europe centrale et septentrionale, l’aulne blanc est considéré comme une espèce introduite en Belgique. À Silly, il est notamment signalé, de façon occasionnelle, dans certaines peupleraies. Il ne fait donc pas partie de la flore indigène spontanée locale.
Photo: Matt Lavin, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.
Utilisations au jardin/paysage
Cet arbre ne figure pas sur les listes wallonnes des espèces exotiques envahissantes soumises à des restrictions spécifiques. Cela ne signifie toutefois pas qu’il soit prioritaire pour les plantations favorisant la biodiversité locale. Pour restaurer un milieu humide à Silly, privilégiez généralement l’aulne glutineux (Alnus glutinosa), une espèce indigène mieux adaptée à notre flore régionale.
Hauteur: 15 à 25 m
Largeur: 8 à 12 m
Floraison : février à avril, chatons mâles brun-jaunâtre et petits chatons femelles rougeâtres
Fruits : oui, petits cônes ligneux brun foncé, persistants sur l’arbre ; pas de baies
Feuillage : caduc
Sol : humide à très humide, supporte les inondations ; préfère les sols acides à neutres, mais tolère aussi les sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les endroits lumineux
Cet arbre indigène pousse naturellement le long des cours d’eau, dans les zones humides et les forêts marécageuses. Il se reconnaît à ses feuilles arrondies, souvent légèrement échancrées à leur extrémité, et à ses petits cônes ligneux qui restent longtemps sur les branches après la chute des feuilles. Ses chatons apparaissent dès la fin de l’hiver et sont pollinisés par le vent. Grâce à des bactéries associées à ses racines, l’aulne glutineux peut fixer l’azote atmosphérique et contribuer à enrichir le sol. Ses racines puissantes aident également à stabiliser les berges. Il devient toutefois un grand arbre qui demande beaucoup d’espace.
Photo: Un aulne glutineux le long de la Sille. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 4 à 6 m
Largeur: 4 à 6 m
Floraison : mai à juin, fleurs blanches, parfois légèrement rosées
Fruits : oui, petites cenelles rouges en automne, appréciées des oiseaux
Feuillage : caduc, parfois rougeâtre en automne
Sol : frais à relativement sec, s’adapte à différents sols, y compris calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbuste indigène, qui peut devenir un petit arbre, se reconnaît à ses rameaux épineux et à ses feuilles vert foncé brillantes, peu profondément lobées. Au printemps, ses fleurs blanches apparaissent en bouquets et attirent les insectes pollinisateurs. Ses fruits rouges nourrissent les oiseaux en automne. Elle ressemble à l’aubépine à un style (Crataegus monogyna), mais ses feuilles sont généralement moins découpées et ses fleurs possèdent deux ou trois styles.
Photo: Meneerke bloem, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 8 à 10 m
Largeur: 6 à 8 m
Floraison : mai à juin, fleurs blanches
Fruits : oui, petits fruits rouges appelés cenelles
Feuillage : caduc
Sol : s’adapte à différents sols, plutôt secs à frais
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les endroits lumineux
Cet arbuste indigène, parfois petit arbre, est particulièrement bien adapté aux haies et aux paysages de Silly. Il se reconnaît à ses feuilles profondément découpées et à ses rameaux épineux. Au printemps, il se couvre de fleurs blanches qui attirent de nombreux insectes pollinisateurs. En automne, ses petits fruits rouges, appelés cenelles, nourrissent les oiseaux. Ses branches épineuses forment également un refuge précieux pour la petite faune et des sites de nidification pour les oiseaux. Robuste et adapté à différents types de sols, l’aubépine est un excellent choix pour créer une haie indigène favorable à la biodiversité locale.
Photo: Une aubépine à un style le long du RAVeL à Bassilly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 3 à 5 m
Largeur: 2 à 4 m
Floraison : avril à juillet, petites fleurs verdâtres à blanc jaunâtre
Fruits : oui, petites baies rouges devenant noires à maturité, non comestibles et toxiques pour l’être humain
Feuillage : caduc, jaune doré en automne
Sol : préfère les sols frais, humides et plutôt acides, mais peut aussi pousser sur des sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre, supporte la lumière tamisée des sous-bois
Cet arbuste indigène se reconnaît à ses feuilles ovales aux nervures bien marquées et à son écorce brun foncé ponctuée de petites taches claires. Sa floraison discrète, mais prolongée, fournit du nectar et du pollen aux insectes. Ses fruits nourrissent les oiseaux, et son feuillage sert de plante hôte aux chenilles de plusieurs papillons, dont le citron. Il se développe volontiers en plusieurs tiges et demande généralement peu d’entretien.
Photo: Une bourdaine dans un jardin à Silly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 0,5 à 1,5 m
Largeur: 0,5 à 1 m
Floraison : février à avril, fleurs roses à rose violacé, très parfumées
Fruits : oui, petites baies rouges, très toxiques pour l’être humain
Feuillage : caduc
Sol : frais, riche en humus et bien drainé ; apprécie les sols calcaires
Lumière : mi-ombre à ombre légère
Ce petit arbuste indigène se distingue par ses fleurs parfumées qui apparaissent directement sur les rameaux nus, avant les feuilles. En été, elles laissent place à des baies rouges décoratives, appréciées par certains oiseaux. Sa floraison très précoce apporte une touche de couleur au jardin dès la fin de l’hiver. Toutes les parties de la plante sont toxiques : évitez de la planter dans les espaces fréquentés par de jeunes enfants.
Photo: Bjoertvedt, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 15 à 20 m
Largeur: 8 à 12 m
Floraison : avril à mai, chatons mâles jaunâtres et chatons femelles verdâtres
Fruits : pas de baies ; petits fruits ailés regroupés en chatons qui libèrent leurs graines
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : humide à très humide, souvent acide, tourbeux et pauvre en nutriments
Lumière : soleil, apprécie les emplacements bien éclairés
Cet arbre indigène pousse naturellement dans les marais, les tourbières, les landes humides et les bois frais. Il se reconnaît à son écorce blanchâtre à gris clair, à ses feuilles finement dentées et à ses jeunes rameaux couverts de petits poils. Il ressemble au bouleau verruqueux (Betula pendula), mais préfère les sols plus humides et ses jeunes rameaux sont velus. Espèce pionnière à croissance rapide, il colonise les terrains ouverts et peut contribuer à la formation de jeunes boisements. Sa durée de vie est généralement de 80 à 100 ans.
Photo: (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 15 à 25 m
Largeur: 8 à 12 m
Floraison : avril à mai, chatons mâles jaunâtres et chatons femelles verdâtres
Fruits : pas de baies ; petits fruits ailés regroupés en chatons, dispersés par le vent
Feuillage : caduc, jaune doré en automne
Sol : préfère les sols légers, plutôt secs à frais, souvent acides ; supporte les sols pauvres
Lumière : soleil, supporte mal l’ombre
Cet arbre indigène à croissance rapide se reconnaît à son écorce blanche argentée, qui devient plus sombre et crevassée à la base avec l’âge, ainsi qu’à ses rameaux fins et souvent retombants. Ses petites feuilles triangulaires sont dentées et prennent une belle couleur jaune en automne. Espèce pionnière, il colonise naturellement les clairières, les landes et les bois ouverts, notamment sur les sols pauvres. Ses graines sont dispersées par le vent et ses chatons ainsi que son feuillage contribuent à la vie de nombreux insectes. Il offre une ombre légère, mais atteint une taille importante et convient donc surtout aux grands espaces.
Photo: (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 20 à 60 cm, parfois jusqu’à 1 m
Largeur: 30 à 60 cm, formant des touffes denses
Floraison : juillet à octobre, petites fleurs roses à mauves, parfois blanches
Fruits : petites capsules contenant de nombreuses graines
Feuillage : persistant, petites feuilles opposées en forme d’écailles, vert foncé
Sol : pauvre, acide, sableux ; préfère les sols bien drainés
Lumière : soleil, tolère une légère mi-ombre
La bruyère commune est un petit sous-arbrisseau persistant qui forme des tapis denses. Elle se reconnaît à ses minuscules feuilles écailleuses et à sa floraison abondante en fin d’été et en automne. Ses fleurs constituent une source importante de nectar pour les abeilles, les bourdons et d’autres insectes pollinisateurs. Elle est caractéristique des landes et des milieux ouverts pauvres en éléments nutritifs.
La bruyère commune est une espèce indigène en Belgique et en Wallonie. À Silly, les sols des points les plus élevés et boisés peuvent être plus acides, sableux et pauvres en éléments nutritifs, offrant localement des conditions favorables à cette espèce. Un petit fragment de végétation de lande est notamment présent aux abords du parking du chemin des Ronds. Ce type de milieu, devenu rare dans de nombreuses régions, présente un intérêt écologique particulier.
Photo: La bruyère sur les parties les plus élevées du Bois de Silly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Cette plante exige des conditions de sol particulières, rarement réunies dans notre région.
Hauteur: tiges grimpantes pouvant atteindre 2 à 4 m de longueur
Largeur: variable, selon les supports disponibles
Floraison : mai à septembre, petites fleurs verdâtres à blanc jaunâtre ; fleurs mâles et femelles sur des pieds distincts
Fruits : baies vertes devenant rouges à maturité, toxiques
Feuillage : caduc, feuilles rugueuses à 5 lobes, rappelant celles de la vigne
Sol : fertile, frais et riche en matière organique ; tolère différents sols
Lumière : soleil à mi-ombre
La bryone dioïque est une plante grimpante vivace qui se développe grâce à ses vrilles simples, lui permettant de s’accrocher aux haies et aux arbustes. Elle se reconnaît à ses feuilles profondément lobées et à ses grappes de baies rouges en automne. Ses racines sont épaisses et charnues. Toutes les parties de la plante sont toxiques, en particulier les baies et les racines.
La bryone dioïque est une espèce indigène en Belgique et en Wallonie. À Silly, elle peut se rencontrer spontanément dans les haies champêtres, les lisières forestières, les friches et les fourrés. Elle est particulièrement adaptée aux haies diversifiées et aux milieux où elle peut s’appuyer sur d’autres végétaux.
Photo: Olivier Pichard, Bray-sur-Somme, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 1 à 5 m, parfois davantage
Largeur: 1 à 4 m
Floraison : mars à avril, petites fleurs jaune verdâtre, discrètes
Fruits : oui, petites capsules contenant des graines ; pas de baies
Feuillage : persistant, petites feuilles ovales vert foncé
Sol : bien drainé, plutôt frais à sec ; apprécie particulièrement les sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre, tolère l’ombre
Le buis est un arbuste à croissance très lente, reconnaissable à son feuillage dense et persistant. Il supporte bien les tailles répétées et est traditionnellement utilisé pour les haies basses et les formes sculptées. Ses petites fleurs printanières fournissent du nectar et du pollen aux insectes.
Le buis est indigène en Wallonie, mais sa répartition naturelle y est limitée, notamment à certains milieux calcaires. Il n’est pas naturellement présent à Silly : les buis que l’on y rencontre sont issus de plantations. Il ne constitue donc pas un choix prioritaire pour restaurer la flore spontanée locale. Attention également : toutes les parties de la plante sont toxiques pour l’être humain et les animaux d’élevage.
Photo: Jean-Pol GRANDMONT, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.
Utilisations au jardin/paysage
Cette plante exige des conditions de sol particulières, rarement réunies dans notre région. Elle n’est pas considérée comme indigène dans notre région. En plus elle est également fortement menacée par la pyrale du buis (Cydalima perspectalis), dont les chenilles peuvent provoquer une défoliation importante, voire la mort des buis.
Hauteur: 1 à 2 m
Largeur: 1 à 2 m
Floraison : mai à juin, fleurs blanc jaunâtre, parfois rosées
Fruits : oui, baies rouges apparaissant par paires, toxiques pour l’être humain
Feuillage : caduc
Sol : frais, plutôt riche et calcaire, bien drainé
Lumière : mi-ombre à ombre légère, tolère le soleil si le sol reste frais
Cet arbuste indigène se développe en buisson dense et arrondi. Il se reconnaît à ses feuilles ovales, souples et velues, ainsi qu’à ses petites fleurs réunies par paires le long des rameaux. Ses baies rouges, elles aussi souvent disposées par deux, attirent les oiseaux, qui contribuent à disperser ses graines. Sa floraison est visitée par les insectes. Attention : les baies sont toxiques et ne doivent pas être consommées.
Photo: La fleur du camérisier à balais. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 1 à 2 m
Largeur: 1 à 1,5 m
Floraison : avril à mai, petites fleurs verdâtres à rougeâtres
Fruits : oui, baies noires comestibles, mûres en juillet-août
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : frais à humide, riche en nutriments et humifère
Lumière : mi-ombre à soleil ; apprécie les endroits frais
Le cassissier est un arbuste fruitier qui se reconnaît à ses feuilles lobées et à leur odeur caractéristique lorsqu’on les froisse. Ses baies noires sont riches en arômes et en vitamine C. À l’état sauvage, il pousse surtout dans les bois humides, les aulnaies riveraines et les forêts marécageuses. Ses fleurs fournissent du nectar et du pollen aux bourdons. Au jardin, il apprécie un sol qui reste frais en été.
Le cassissier est considéré comme indigène en Belgique et en Wallonie, mais il est rare et dispersé à l’état sauvage. Sa présence naturelle à Silly reste à confirmer. Un cassissier rencontré dans un jardin ou près d’un ancien potager peut provenir d’une culture. Pour une plantation fruitière, il convient particulièrement aux endroits frais et légèrement ombragés.
Photo: H. Zell — Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
Hauteur: 10 à 15 m
Largeur: 5 à 10 m
Floraison : avril à juin, fleurs blanches en longues grappes pendantes
Fruits : oui, petites drupes rouges puis noires à maturité, appréciées des oiseaux
Feuillage : caduc, jaune à rougeâtre en automne
Sol : frais à humide, fertile ; supporte les sols temporairement gorgés d’eau
Lumière : soleil à mi-ombre
Le cerisier à grappes est un grand arbuste ou petit arbre qui se reconnaît à ses longues grappes de fleurs blanches parfumées et à ses feuilles ovales finement dentées. Ses fruits noirs nourrissent les oiseaux en été. Il pousse naturellement dans les bois frais et humides, les lisières et les milieux riverains. Sa floraison présente un intérêt pour les insectes pollinisateurs.
Le cerisier à grappes est indigène en Belgique et reconnu comme espèce indigène en Wallonie. Il est adapté aux sols frais à humides. Sa présence spontanée précise à Silly reste toutefois à confirmer : un arbre rencontré dans un parc, un jardin ou une plantation ne prouve pas qu’il fasse partie de la flore naturellement présente dans la commune.
Photo: Un magnifique spécimen en pleine floraison dans un jardin à Silly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 4 à 8 m, parfois jusqu’à 10 m
Largeur: 3 à 6 m
Floraison : avril à mai, petites fleurs blanches très parfumées
Fruits : oui, petites cerises rondes, rouge foncé puis noires à maturité ; amères et peu intéressantes comme fruits de table
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : sec à frais, bien drainé ; apprécie les sols calcaires
Lumière : soleil, préfère les endroits chauds et lumineux
Le cerisier de Sainte-Lucie est un arbuste ou petit arbre reconnaissable à ses feuilles presque rondes, brillantes, et à ses fleurs blanches parfumées en petits bouquets. Ses fruits noirs attirent les oiseaux, qui dispersent ses graines. Il pousse surtout dans les fourrés, les lisières et les bois clairs sur sols calcaires, secs et ensoleillés. Ses rameaux et son bois dégagent une odeur caractéristique.
Le cerisier de Sainte-Lucie est considéré comme indigène en Wallonie, mais il est rare et lié à des milieux particuliers, notamment les coteaux calcaires chauds et secs. Sa présence spontanée à Silly n’est pas confirmée : un arbre rencontré dans la commune peut provenir d’une plantation. Il est repris dans la liste wallonne des essences indigènes admissibles aux plantations, mais son intérêt pour Silly dépend de la nature du sol et de l’exposition.
Photo: Stefan.lefnaer, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Hauteur: 3 à 20 m
Largeur: 4 à 10 m
Floraison : mai à juin, petites fleurs blanches en grappes
Fruits : oui, petites drupes rouge foncé à noires, mûres en été
Feuillage : caduc, jaune à rouge en automne
Sol : s’adapte à différents sols, surtout secs à frais et bien drainés ; apprécie les sols sableux
Lumière : soleil à mi-ombre
Le cerisier tardif se reconnaît à ses feuilles ovales, brillantes et finement dentées, ainsi qu’à ses grappes de fleurs blanches au printemps. Ses fruits noirs sont dispersés par les oiseaux, ce qui facilite sa propagation.
Originaire d’Amérique du Nord, le cerisier tardif a été introduit en Belgique pour la sylviculture et s’est largement naturalisé. À Silly, il peut se propager dans les bois, les lisières et les clairières. Il produit de nombreux semis et peut former des peuplements denses, qui concurrencent les plantes indigènes et freinent la régénération naturelle des forêts.
Photo: Un cerisier tardif dans une plantation de peupliers le long de la Sille. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Statut officiel en Wallonie : espèce exotique envahissante dont la plantation est interdite sur tout le territoire wallon. Cette interdiction figure dans l’annexe 3 de l’arrêté du Gouvernement wallon du 15 septembre 2022. Le cerisier tardif ne doit donc pas être planté, même dans un jardin privé.
Hauteur: 15 à 20 m
Largeur: 6 à 10 m
Floraison : avril à mai, chatons mâles jaunâtres et fleurs femelles verdâtres, discrètes
Fruits : pas de baies ; petits fruits secs accompagnés de bractées vertes, puis brunâtres, appréciés des oiseaux
Feuillage : caduc ; une partie des feuilles sèches reste souvent accrochée aux branches en hiver, surtout dans les haies taillées
Sol : s’adapte à de nombreux sols, de préférence frais, fertiles et bien drainés ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil à ombre, supporte bien la mi-ombre
Cet arbre indigène pousse naturellement dans les forêts de feuillus, notamment les chênaies-charmaies. Il se reconnaît à son tronc souvent cannelé, à ses feuilles ovales finement dentées et à ses nervures bien marquées. Son feuillage devient jaune doré en automne. Très tolérant à la taille, il forme des haies denses et peut aussi être conduit en arbre têtard. Ses graines nourrissent les oiseaux et son feuillage offre un abri à de nombreux animaux.
Photo: Un magnifique charme têtard à Thoricourt. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 20 à 30 m
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : juin à juillet, longs chatons jaune pâle, aux fleurs mâles et femelles distinctes
Fruits : oui, châtaignes comestibles après cuisson, réunies par 1 à 3 dans une bogue épineuse ; récolte en septembre-octobre
Feuillage : caduc, jaune à brun doré en automne
Sol : profond, fertile et bien drainé, plutôt acide à neutre ; évite les sols calcaires et gorgés d’eau
Lumière : soleil, apprécie les emplacements chauds et lumineux
Le châtaignier est un grand arbre fruitier reconnaissable à ses longues feuilles lancéolées, fortement dentées, et à son écorce qui devient profondément fissurée avec l’âge. En été, ses longs chatons jaunâtres portent les fleurs, visitées par différents insectes. En automne, ses bogues couvertes d’épines s’ouvrent pour libérer les châtaignes. L’arbre peut vivre plusieurs siècles et produire des récoltes abondantes. Pour une bonne fructification, il est généralement préférable de planter plusieurs variétés compatibles.
Originaire principalement du sud de l’Europe et d’Asie Mineure, le châtaignier a été introduit en Belgique il y a très longtemps. Il y est aujourd’hui naturalisé ou subspontané dans certains endroits, notamment dans le Hainaut. Sa présence dans la région ne signifie donc pas nécessairement qu’il s’agit d’une espèce indigène de Silly. Il est traditionnellement cultivé pour ses fruits et son bois.
Photo: Un vieux châtaignier à la frontière entre Silly et Soignies. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 25 à 35 m
Largeur: 15 à 25 m
Floraison : avril à mai, chatons mâles jaunâtres et petites fleurs femelles discrètes
Fruits : oui, glands portés par de longs pédoncules, mûrs en automne
Feuillage : caduc, parfois quelques feuilles sèches persistent en hiver
Sol : profond, fertile et frais ; tolère les sols humides et les inondations temporaires
Lumière : soleil à mi-ombre ; apprécie la lumière lorsqu’il grandit
Cet arbre indigène et majestueux pousse naturellement dans les forêts de feuillus, les haies champêtres et les vallées alluviales. Il se reconnaît à ses feuilles lobées, presque sans pétiole, et à ses glands attachés à de longs pédoncules, qui lui donnent son nom. Sa croissance est relativement lente, mais il peut vivre plusieurs siècles. Il constitue un habitat exceptionnel pour la biodiversité : ses feuilles nourrissent de nombreuses chenilles, tandis que ses glands alimentent notamment les geais, les écureuils et d’autres animaux. Il devient très grand et doit être réservé aux espaces suffisamment vastes.
Photo: Un jeune chêne le long du RAVeL à Bassilly.(Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 20 à 40 m
Largeur: 15 à 25 m
Floraison : avril à mai, fleurs discrètes verdâtres, en chatons mâles et petites fleurs femelles
Fruits : oui, glands bruns, presque sans pédoncule, mûrs en automne
Feuillage : caduc ; les feuilles sèches peuvent persister en hiver sur les jeunes arbres
Sol : frais à modérément sec, bien drainé ; tolère différents types de sols, notamment acides
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbre indigène, également appelé chêne rouvre, pousse naturellement dans les forêts de feuillus, notamment sur les coteaux et les sols bien drainés. Il se reconnaît à ses feuilles lobées, portées par un pétiole assez long, et à ses glands presque directement attachés aux rameaux. Il ressemble au chêne pédonculé (Quercus robur), mais tolère généralement mieux les périodes de sécheresse et les sols moins humides. Sa croissance est relativement lente et il peut vivre plusieurs siècles. Ses feuilles et ses glands contribuent à nourrir une faune très diversifiée, notamment les chenilles, les geais et les écureuils. Il devient un arbre majestueux qui nécessite beaucoup d’espace.
Photo: DidierFy, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 2 à 10 m, selon le support
Largeur: variable, ses tiges peuvent s’étendre sur plusieurs mètres
Floraison : juin à septembre, fleurs blanc crème devenant jaunâtres, très parfumées
Fruits : oui, baies rouges en automne, non comestibles
Feuillage : caduc
Sol : plutôt frais, humifère et acide à légèrement acide ; apprécie les sols pauvres à modérément riches
Lumière : soleil à mi-ombre, idéalement avec le pied ombragé
Cette plante grimpante ligneuse s’enroule autour des branches et des supports. Ses fleurs tubulaires très parfumées s’ouvrent davantage en soirée et attirent notamment les papillons de nuit. Ses baies rouges nourrissent les oiseaux, mais sont toxiques pour l’être humain.
Le chèvrefeuille des bois est indigène en Wallonie et présent naturellement en Belgique. À Silly, il peut trouver des conditions favorables dans les boisements, les haies et les lisières sur sols acides, notamment dans les secteurs sableux. Sa présence spontanée doit toutefois être distinguée de celle des chèvrefeuilles ornementaux plantés dans les jardins.
Photo: Une chèvrefeuille en pleine floraison dans un jardin à Silly. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 5 à 20 m, selon les supports disponibles
Largeur: très variable ; ses longues tiges peuvent couvrir plusieurs arbustes
Floraison : juin à août, petites fleurs blanc crème
Fruits : pas de baies ; akènes munis de longues plumes soyeuses, formant des houppettes argentées en automne
Feuillage : caduc
Sol : frais à relativement sec, souvent riche en nutriments et calcaire
Lumière : soleil à mi-ombre ; apprécie un pied ombragé
La clématite des haies est une plante grimpante ligneuse qui s’enroule autour des arbustes et des arbres voisins. Ses fleurs claires et parfumées apparaissent en été, puis donnent des fruits plumeux caractéristiques. Elle fournit des ressources aux insectes et peut offrir un abri à la petite faune. Sa croissance est toutefois très vigoureuse : elle peut recouvrir les arbustes qui lui servent de support et limiter leur développement. Elle demande donc parfois à être maîtrisée.
La clématite des haies est indigène en Wallonie et présente naturellement en Belgique. À Silly, elle peut notamment se rencontrer dans les haies, les lisières forestières et les fourrés. Elle n’est pas considérée comme une espèce exotique envahissante réglementée chez nous, mais sa vigueur peut devenir problématique dans certains milieux.
Photo: Une clématite en fin de floraison dans un jardin à Silly. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 3 à 6 m, parfois jusqu’à 8 m
Largeur: 3 à 5 m
Floraison : mai à juin, grandes fleurs solitaires blanc rosé
Fruits : coings jaunes, duveteux avant maturité, très parfumés ; généralement consommés cuits
Feuillage : caduc, vert foncé sur le dessus, blanchâtre et duveteux au revers
Sol : profond, frais et bien drainé ; tolère les sols légèrement calcaires
Lumière : soleil
Le cognassier est un petit arbre fruitier au port étalé, reconnaissable à ses grandes feuilles et à ses fruits jaunes très odorants. Ses fleurs attirent les insectes pollinisateurs. Les coings, trop durs et astringents lorsqu’ils sont crus, sont traditionnellement utilisés pour préparer des gelées, des confitures et des pâtes de fruits.
Originaire d’Asie occidentale et du Caucase, le cognassier est cultivé depuis l’Antiquité en Europe. À Silly, il peut notamment être rencontré dans les vergers familiaux et les anciennes plantations fruitières. Il fait partie des espèces fruitières reconnues dans les programmes wallons de plantation de vergers, témoignant de son intérêt pour le patrimoine fruitier régional.
Photo: Björn Sothmann, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 4 à 6 m
Largeur: 3 à 4 m
Floraison : février à mars, petites fleurs jaune vif
Fruits : oui, fruits rouges appelés cornouilles, comestibles à maturité
Feuillage : caduc, avec de belles teintes automnales
Sol : plutôt sec à frais, bien drainé ; apprécie les sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre ; préfère les endroits ensoleillés pour bien fructifier
Cet arbuste indigène, qui peut aussi devenir un petit arbre, se distingue par sa floraison jaune très précoce, apparaissant sur les branches nues avant les feuilles. Ses fruits rouges, de forme allongée, mûrissent en fin d’été et ont une saveur acidulée. Ils peuvent être consommés mûrs ou transformés en confitures et en gelées. Ses fleurs fournissent une source de nourriture précieuse aux insectes au sortir de l’hiver.
Photo: Les fleurs du cornouiller mâle s’épanouissent dès le début du printemps, Fourons (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 2 à 5 m
Largeur: 2 à 4 m, parfois davantage avec ses rejets
Floraison : mai à juillet, fleurs blanches
Fruits : oui, petites baies noir bleuté à maturité, non comestibles
Feuillage : caduc, souvent rouge à pourpre en automne
Sol : s’adapte à différents sols, de frais à relativement sec ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre ; le soleil favorise la floraison et la coloration des rameaux
Cet arbuste indigène se reconnaît à ses feuilles ovales aux nervures bien marquées et à ses jeunes rameaux qui prennent une belle couleur rouge en hiver. Ses fleurs blanches attirent les insectes pollinisateurs et ses fruits nourrissent les oiseaux en automne. Vigoureux, il produit des rejets qui lui permettent de s’étendre : prévoyez suffisamment d’espace.
Photo: Un cornouiller sanguin apparu spontanément dans une plantation de peupliers. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 15 à 20 m, parfois davantage
Largeur: 8 à 12 m
Floraison : mai à juin, petites fleurs blanches en bouquets
Fruits : oui, petits fruits en forme de pomme ou de poire, jaune-brun à rougeâtre ; comestibles lorsqu’ils sont blets (très mûrs)
Feuillage : caduc, jaune à rougeâtre en automne
Sol : bien drainé, plutôt sec à frais ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil, apprécie les emplacements chauds et dégagés
Le cormier est un arbre fruitier à croissance lente, reconnaissable à ses feuilles composées de nombreuses folioles dentées et à son écorce brunâtre fissurée avec l’âge. Ses fruits, appelés cormes, étaient autrefois récoltés pour être consommés très mûrs ou transformés. Son bois est particulièrement dur et précieux.
Le cormier est une espèce rare en Wallonie, mais il figure parmi les essences indigènes admissibles aux plantations selon la liste régionale. Sa présence spontanée à Silly n’est pas confirmée : les arbres que l’on y rencontre peuvent notamment provenir d’anciennes plantations fruitières ou forestières. Il apprécie les endroits lumineux et supporte assez bien la sécheresse une fois installé. Il constitue une essence intéressante pour diversifier les plantations, notamment dans les paysages de vergers et les boisements clairs.
Photo: Colsu, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 2 à 3 m, parfois jusqu’à 5 m
Largeur: 2 à 3 m
Floraison : mai à juillet, fleurs simples blanches à rose pâle
Fruits : oui, cynorrhodons rouge orangé en automne, comestibles après préparation
Feuillage : caduc
Sol : s’adapte à différents sols, plutôt secs à frais et bien drainés
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les endroits lumineux
Cet arbuste indigène se reconnaît à ses longues branches arquées munies d’épines crochues et à ses feuilles composées de 5 à 7 folioles dentées. Ses fleurs simples attirent les insectes pollinisateurs en été. En automne, ses fruits rouges, appelés cynorrhodons, offrent une nourriture précieuse aux oiseaux. Ils peuvent aussi être transformés en confitures ou en tisanes, après avoir retiré les graines et les poils irritants qu’elles portent. Vigoureux et épineux, l’églantier convient particulièrement aux haies naturelles.
Photo: (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 30 à 40 m, parfois davantage
Largeur: 6 à 10 m
Floraison : avril à mai, cônes mâles jaunâtres à rougeâtres et cônes femelles rougeâtres
Fruits : pas de baies ; longs cônes bruns, pendants, contenant des graines ailées
Feuillage : persistant, aiguilles vert foncé et piquantes
Sol : frais, plutôt acide et bien drainé ; supporte mal les sécheresses prolongées
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les emplacements lumineux
L’épicéa se reconnaît à sa silhouette conique, à ses aiguilles piquantes disposées tout autour des rameaux et à ses longs cônes pendants. Il pousse rapidement et peut devenir un arbre très imposant.
Originaire des régions montagneuses et boréales d’Europe, l’épicéa commun a été largement planté en Belgique pour la production de bois. Il n’est pas indigène à Silly et y est donc essentiellement présent à la suite de plantations. Il peut se ressemer spontanément. Dans les Hautes Ardennes, sa propagation peut notamment menacer certains milieux ouverts naturels, comme les landes. Pour renforcer la biodiversité locale à Silly, mieux vaut privilégier les arbres indigènes adaptés au terrain.
Photo: Un épicéa isolé dans une plantation de peupliers le long de la Sille. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Cet arbre est présent dans notre paysage à la suite de plantations historiques, mais ne fait pas partie des espèces indigènes de notre région.
Hauteur: 10 à 15 m, parfois davantage
Largeur: 8 à 10 m
Floraison : avril à mai, petites fleurs jaune verdâtre
Fruits : oui, doubles samares ailées, brunissant à maturité ; pas de baies
Feuillage : caduc, jaune doré en automne
Sol : sec à frais, bien drainé ; apprécie les sols calcaires, tolère différents types de sols
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbre indigène pousse naturellement dans les haies, les lisières et les forêts de feuillus. Il se reconnaît à ses petites feuilles à cinq lobes arrondis et à ses jeunes rameaux parfois marqués de crêtes liégeuses. Son feuillage prend une belle couleur jaune doré en automne. Sa floraison discrète fournit du nectar et du pollen aux insectes, tandis que ses graines ailées sont dispersées par le vent. Il supporte très bien la taille et peut être conduit en haie ou en arbre têtard. De taille modérée et assez résistant à la sécheresse une fois installé, il convient aussi aux jardins et aux parcs où l’on souhaite planter un arbre indigène.
Photo: (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 20 à 30 m
Largeur: 12 à 20 m
Floraison : mars à avril, parfois en mai selon les conditions, fleurs jaune verdâtre
Fruits : pas de baies ; doubles samares ailées, qui mûrissent en automne et sont dispersées par le vent
Feuillage : caduc, jaune doré à cuivré en automne
Sol : profond, fertile et frais, mais s’adapte à différents types de sols
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbre présent naturellement en Belgique pousse dans les forêts de feuillus et les bois de ravin. Il se reconnaît à ses grandes feuilles palmées, généralement découpées en cinq lobes aux pointes marquées. Ses fleurs jaune verdâtre apparaissent souvent avant les feuilles et fournissent du nectar et du pollen aux insectes au début du printemps. Ses fruits ailés sont emportés par le vent. Sa croissance assez rapide et sa couronne généreuse en font un arbre d’ombrage apprécié dans les parcs et les grands jardins. Il peut atteindre 30 m de hauteur et nécessite donc beaucoup d’espace.
Photo: Ce cultivar à feuillage rouge est situé au centre de Silly. (Nele de Cat)
Hauteur: 25 à 35 m
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : avril à mai, petites fleurs jaune verdâtre en grappes pendantes
Fruits : pas de baies ; doubles samares ailées, mûres en automne
Feuillage : caduc, jaune doré en automne
Sol : préfère les sols frais, fertiles et bien drainés ; s’adapte à différents types de sols
Lumière : soleil à mi-ombre, tolère l’ombre
Cet arbre indigène pousse naturellement dans les forêts de feuillus, les bois de ravin et les lisières forestières. Il se reconnaît à ses grandes feuilles palmées à cinq lobes pointus, vert foncé sur le dessus et plus claires en dessous. Ses fleurs apparaissent après les premières feuilles et attirent les abeilles et d’autres insectes pollinisateurs. Ses fruits ailés sont dispersés par le vent. À croissance rapide, il forme une couronne large et dense qui procure une ombre généreuse. Il peut vivre plusieurs siècles et devient un arbre imposant : réservez-le aux grands jardins et aux parcs.
Photo: (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 1 à 2 m
Largeur: environ 1 à 2 m, pouvant s’étendre davantage grâce aux drageons
Floraison : mai à juillet, petites fleurs blanches à verdâtres
Fruits : framboises rouges, parfois jaunes, mûrissant généralement de juin à septembre selon les variétés
Feuillage : caduc, feuilles composées de 3 à 5 folioles dentées, vertes sur le dessus et blanchâtres au revers
Sol : frais, fertile, riche en humus et bien drainé ; préfère les sols légèrement acides
Lumière : soleil à mi-ombre
Le framboisier est un arbuste fruitier aux tiges généralement dressées, souvent munies de petits aiguillons. Il se multiplie facilement par drageons et peut former des fourrés. Ses fleurs attirent les insectes pollinisateurs, tandis que ses fruits nourrissent les oiseaux et d’autres animaux. Certaines variétés fructifient en été, d’autres à la fin de l’été et en automne.
Le framboisier commun (Rubus idaeus) est indigène en Belgique. Il pousse naturellement dans les clairières, les lisières forestières, les coupes de bois et les endroits ensoleillés où le sol reste suffisamment frais. À Silly, il peut donc être rencontré spontanément dans les milieux forestiers et leurs bordures, mais aussi être cultivé dans les jardins et les vergers familiaux. La présence locale de populations sauvages doit toutefois être distinguée de celle des variétés horticoles plantées.
Foto: (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 30 à 40 m
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : mars à avril, petites fleurs discrètes pourpres à brun violacé, apparaissant avant les feuilles
Fruits : pas de baies ; samares allongées, réunies en grappes et dispersées par le vent
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : frais à humide, profond et riche en nutriments ; apprécie les sols fertiles et souvent calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbre indigène pousse naturellement dans les forêts fraîches et humides, les haies, les ravins et les milieux riverains. Il se reconnaît à ses feuilles composées de 7 à 13 folioles dentées et à ses gros bourgeons noirs, particulièrement visibles en hiver. Sa couronne légère laisse passer une partie de la lumière. Sa croissance est rapide et il peut vivre plusieurs siècles. Le frêne est toutefois fortement touché par la chalarose, une maladie qui provoque le dépérissement des branches et peut entraîner la mort de l’arbre. Il devient très grand et nécessite beaucoup d’espace.
Photo: Ce magnifique spécimen, situé rue Wastine, est malheureusement fortement atteint par la chalarose du frêne. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 30 à 100 cm, parfois davantage
Largeur: 50 cm à 1,5 m, formant une touffe arrondie
Floraison : février à avril, petites fleurs jaunâtres et discrètes
Fruits : baies blanches, translucides et collantes, mûres de novembre à mars ; toxiques en cas d’ingestion
Feuillage : persistant, feuilles opposées, ovales à oblongues, vert jaunâtre
Sol : pas d’exigence directe vis-à-vis du sol, car le gui pousse sur les branches des arbres hôtes ; il est toutefois plus fréquemment observé en Belgique sur des arbres situés dans des régions aux sols calcaires.
Lumière : dépend de l’exposition de l’arbre hôte ; se développe surtout dans les houppiers suffisamment lumineux
Le gui blanc est un sous-arbrisseau hémiparasite qui pousse sur les branches des arbres. Il prélève de l’eau et des sels minéraux à son hôte, mais produit lui-même une partie de ses ressources grâce à la photosynthèse. Il forme des touffes arrondies facilement reconnaissables en hiver, lorsque les arbres à feuilles caduques sont dépouillés. Ses baies collantes sont dispersées notamment par les oiseaux, en particulier les grives.
Le gui blanc est une espèce indigène en Belgique et en Wallonie. À Silly, il peut être observé dans les houppiers de certains arbres feuillus, notamment les pommiers, les peupliers, les tilleuls et les aubépines. Il est particulièrement intéressant à rechercher dans les vieux vergers, les arbres isolés et les alignements d’arbres. Sa présence dépend toutefois de la disponibilité des arbres hôtes et des conditions locales.
Photo: Des gui à Fourons (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 2 à 6 m
Largeur: 2 à 4 m
Floraison : avril à mai, petites fleurs blanc verdâtre
Fruits : oui, capsules roses à rouges laissant apparaître des graines orange vif ; toxiques pour l’être humain
Feuillage : caduc, prenant souvent de belles teintes rouges à l’automne
Sol : frais, fertile, de préférence calcaire
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbuste indigène se reconnaît à ses rameaux verts souvent anguleux et à ses feuilles ovales finement dentées, disposées par paires opposées. En automne, ses feuilles se colorent et ses fruits roses s’ouvrent pour révéler des graines orange vif. Sa floraison discrète attire les insectes et ses fruits nourrissent les oiseaux. Il est toutefois toxique pour l’être humain.
Photo: Un fusain d’Europe sur le talus ferroviaire à Silly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 1 à 2 m, parfois jusqu’à 3 m
Largeur: 1,5 à 2 m
Floraison : mai à juillet, grandes fleurs jaune vif
Fruits : oui, gousses noires et velues à maturité, contenant des graines toxiques
Feuillage : caduc, composé de petites feuilles discrètes ; les rameaux verts restent actifs en hiver
Sol : sableux, pauvre et bien drainé, généralement acide
Lumière : plein soleil
Cet arbuste se reconnaît à ses rameaux verts, anguleux et souples, qui portent au printemps de nombreuses fleurs jaunes. Il colonise rapidement les espaces ouverts et les sols remaniés. Comme d’autres légumineuses, il peut fixer l’azote atmosphérique grâce à des bactéries associées à ses racines.
Le genêt à balais est indigène en Wallonie et naturellement présent à Silly, notamment sur les parties sableuses les plus élevées du Bois de Ligne. Il apparaît souvent après une coupe forestière, lorsque la lumière atteint le sol. Cette espèce pionnière contribue alors à la recolonisation de ces milieux ouverts. Sa présence dépend toutefois du maintien de conditions ensoleillées et de sols adaptés.
Photo: Le genêt à balais dans une petite clairière déboisée du Bois de Ligne. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Cette plante exige des conditions de sol particulières, rarement réunies dans notre région.
Hauteur: 1 à 5 m, parfois davantage
Largeur: 1 à 3 m
Floraison : avril à mai, petits cônes mâles jaunâtres et cônes femelles discrets
Fruits : oui, petites baies charnues bleu-noir, appelées galbules, mûrissant sur deux à trois ans
Feuillage : persistant, aiguilles vertes piquantes
Sol : bien drainé, plutôt sec à frais ; tolère les sols pauvres, acides ou calcaires
Lumière : plein soleil, supporte mal l’ombre
Le genévrier commun est un arbuste résineux à croissance lente, reconnaissable à ses aiguilles piquantes disposées par trois et à ses fruits bleu-noir aromatiques. Il apprécie les milieux ouverts et ensoleillés, comme les landes et les pelouses sèches.
Le genévrier commun est indigène en Wallonie, mais ses populations naturelles sont rares et se concentrent principalement au sud du sillon Sambre-et-Meuse, dans des milieux ouverts spécifiques. À Silly, il n’appartient pas à la flore spontanée locale : les sujets présents y sont issus de plantations. L’espèce est protégée en Wallonie et fait l’objet de mesures de conservation. Son caractère indigène à l’échelle régionale ne signifie donc pas qu’elle soit adaptée à toutes les localités wallonnes.
Photo: DidierFy, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Utilisations au jardin/paysage
Cette plante exige des conditions de sol particulières, rarement réunies dans notre région.
Hauteur: 1,5 à 2 m
Largeur: 1,5 à 2 m
Floraison : avril à mai, petites fleurs vert jaunâtre
Fruits : oui, grappes de groseilles rouges, comestibles en juin-juillet
Feuillage : caduc
Sol : frais à humide, riche en nutriments et bien drainé
Lumière : mi-ombre à soleil, préfère les endroits frais
Cet arbuste indigène se reconnaît à ses feuilles arrondies, découpées en trois à cinq lobes dentés. Au printemps, ses petites fleurs discrètes donnent naissance à des grappes de groseilles rouges, appréciées pour leur saveur acidulée. À l’état sauvage, il pousse notamment dans les sous-bois frais et humides, les lisières et les forêts alluviales, souvent près des cours d’eau. Ses fleurs attirent les bourdons et ses fruits nourrissent les oiseaux. Au jardin, il apprécie donc un sol qui reste frais, particulièrement pendant les périodes sèches.
Photo: Un groseillier à l’automne. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 1 à 1,5 m
Largeur: 1,5 à 2 m
Floraison : avril à mai, petites fleurs verdâtres à rose violacé
Fruits : oui, baies vertes, jaunes ou rouges selon la variété, comestibles en juillet-août
Feuillage : caduc
Sol : frais à humide, fertile et bien drainé ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbuste fruitier se reconnaît à ses feuilles arrondies, découpées en trois à cinq lobes, et à ses rameaux munis de fortes épines. Ses baies, souvent couvertes de petits poils, ont une saveur acidulée et peuvent être consommées fraîches ou transformées en confitures et en desserts. À l’état sauvage, il pousse notamment dans les lisières, les haies, les bois clairs et les endroits rocheux, souvent sur des sols calcaires. En Wallonie, il est considéré comme indigène et ses fleurs présentent un intérêt pour les abeilles sauvages et les papillons.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 25 à 35 m
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : avril à mai, petites fleurs verdâtres, peu visibles
Fruits : oui, faînes triangulaires contenues dans une enveloppe épineuse, mûres en septembre-octobre
Feuillage : caduc ; les feuilles sèches restent souvent accrochées aux branches en hiver, surtout chez les jeunes arbres et dans les haies taillées
Sol : profond, frais, fertile et bien drainé ; supporte mal les sols détrempés et les sécheresses prolongées
Lumière : mi-ombre à soleil ; tolère bien l’ombre, surtout jeune
Le hêtre commun se reconnaît à son tronc lisse et gris, à ses feuilles ovales aux bords légèrement ondulés et à sa couronne dense. Son feuillage prend de belles teintes dorées à cuivrées en automne. Les faînes nourrissent de nombreux animaux, notamment les oiseaux et les petits mammifères. Le hêtre peut vivre plusieurs siècles et forme souvent des forêts ombragées où peu de plantes herbacées se développent sous sa couronne. Il supporte très bien la taille et convient aux haies denses, mais devient un grand arbre lorsqu’il pousse librement.
Le hêtre est une espèce indigène en Belgique et naturellement présent dans les forêts de Wallonie. Il est également caractéristique de certains boisements de la région de Silly et d’Enghien, où l’on trouve des hêtraies sur des sols adaptés. Il convient donc aux plantations locales, à condition de choisir un emplacement suffisamment frais et profond. Les jeunes plants restent toutefois sensibles aux sécheresses prolongées, qui deviennent un facteur important à prendre en compte.
Photo: Un magnifique hêtre sur un versant près du bois de Silly. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 5 à 10 m, selon le support
Largeur: variable, les tiges pouvant couvrir plusieurs mètres
Floraison : juin à septembre, petites fleurs verdâtres ; fleurs mâles en grappes et fleurs femelles en inflorescences en forme de cônes
Fruits : oui, petits fruits secs contenus dans les cônes femelles, sans baies charnues
Feuillage : caduc ; les parties aériennes meurent chaque hiver
Sol : frais à humide, fertile et riche en nutriments
Lumière : soleil à mi-ombre
Le houblon est une plante grimpante vivace qui s’enroule autour des supports grâce à ses longues tiges rugueuses. Ses feuilles en forme de cœur sont généralement découpées en trois à cinq lobes dentés. Les cônes des plants femelles sont aromatiques et utilisés notamment pour la fabrication de la bière. Ses fleurs présentent aussi un intérêt pour les insectes. Chaque année, les tiges sèchent en automne, tandis que la plante repart au printemps depuis ses organes souterrains.
Le houblon commun est indigène en Belgique et en Wallonie. Il pousse naturellement dans les haies, les lisières forestières, les boisements alluviaux et les milieux frais à humides. Dans la région de Silly, il peut trouver des conditions favorables le long des cours d’eau et dans les haies sur sol fertile. Sa présence dans un jardin peut également résulter d’une plantation.
Hauteur: 2 à 10 m, parfois davantage
Largeur: 2 à 5 m
Floraison : mai à juin, petites fleurs blanches à blanc rosé
Fruits : oui, petites baies rouges, toxiques pour l’être humain mais appréciées des oiseaux
Feuillage : persistant, vert foncé et brillant
Sol : frais à humide, riche en humus et bien drainé ; préfère les sols acides à neutres
Lumière : mi-ombre à ombre ; tolère aussi le soleil si le sol reste suffisamment frais
Le houx est un arbuste indigène qui peut devenir un petit arbre. Il pousse naturellement dans les forêts de feuillus, les sous-bois et les haies. Il se reconnaît à ses feuilles persistantes, coriaces et brillantes, souvent bordées de dents épineuses, surtout sur les jeunes plants. Sa croissance est lente et il peut vivre plusieurs siècles.
Ses petites fleurs printanières attirent les insectes pollinisateurs. Le houx est généralement dioïque : les fleurs mâles et femelles se trouvent sur des plantes différentes. Pour obtenir des baies rouges, il faut donc un plant femelle et un plant mâle compatible à proximité. Ses fruits constituent une ressource alimentaire pour les oiseaux en automne et en hiver.
Le houx est indigène en Belgique et présent naturellement en Wallonie, notamment dans les boisements et les haies. Il est donc pertinent pour les plantations favorables à la biodiversité locale à Silly. Certaines variétés horticoles présentent toutefois des feuillages ou des formes différentes de ceux du houx sauvage.
Photo: Du houx dans le Bois de Silly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 5 à 15 m, parfois jusqu’à 20 m
Largeur: 4 à 8 m
Floraison : mars à avril, petits cônes mâles jaunâtres et fleurs femelles verdâtres, très discrètes
Fruits : oui, graines entourées d’une enveloppe rouge charnue appelée arille ; les graines sont toxiques
Feuillage : persistant, aiguilles vert foncé
Sol : frais à modérément sec, bien drainé ; tolère les sols calcaires et l’ombre
Lumière : soleil à ombre, particulièrement adapté aux endroits ombragés
L’if commun est un conifère indigène à croissance lente, qui peut vivre plusieurs siècles. Il se reconnaît à ses aiguilles plates et souples, disposées de part et d’autre des rameaux, ainsi qu’à son feuillage persistant. Contrairement à la plupart des conifères, il ne produit pas de cônes ligneux : ses graines sont entourées d’une enveloppe rouge charnue. Celle-ci attire les oiseaux, qui contribuent à disperser les graines.
L’if est indigène en Belgique, mais il est devenu très rare à l’état sauvage en Wallonie. Ses populations spontanées sont historiquement concentrées dans quelques secteurs, notamment autour de Huy, de Chimay et de Beaumont. À Silly, un if rencontré dans un jardin ou une haie est donc le plus souvent planté, et sa présence ne prouve pas qu’il soit naturellement originaire de la région.
Photo: Un groupe spectaculaire aux troncs imposants à l’entrée du Jardin botanique de Meise. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 3 à 8 m
Largeur: 3 à 6 m
Floraison : avril à mai, grappes dressées de petites fleurs blanches
Fruits : drupes d’abord rouges, puis noires à maturité, appréciées par les oiseaux
Feuillage : persistant, vert foncé, brillant, feuilles coriaces et légèrement dentées
Sol : frais, plutôt légèrement acide ; tolère différents types de sols
Lumière : soleil à ombre
Le laurier-cerise est un arbuste ou petit arbre à feuillage persistant, souvent planté pour former des haies denses. Il se reconnaît à ses grandes feuilles brillantes et à ses grappes de fleurs blanches. Ses fruits sont dispersés par les oiseaux, ce qui favorise sa propagation dans les milieux naturels. Ses feuilles et ses graines contiennent des substances toxiques.
Originaire d’Asie, le laurier-cerise est une espèce exotique très répandue dans les jardins de Belgique. À Silly, il peut s’échapper des plantations et se naturaliser dans les bois et les lisières ombragées. Sa présence dans la nature est à distinguer de sa plantation volontaire dans les jardins.
Photo: Du laurier-cerise à la lisière du parc du château de Lombise. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
le laurier-cerise figure sur la liste wallonne des espèces exotiques envahissantes dont la plantation est interdite à moins de 50 m des cours d’eau et des sites bénéficiant d’un statut de protection. Il peut former un sous-bois dense qui empêche le développement de la végétation indigène.
Hauteur: jusqu’à 20 à 30 m en grimpant sur un support
Largeur: variable, peut couvrir plusieurs mètres
Floraison : septembre à octobre, petites fleurs jaune verdâtre
Fruits : oui, baies bleu-noir mûrissant au printemps, toxiques pour l’être humain
Feuillage : persistant, vert toute l’année
Sol : frais à humide, humifère ; s’adapte à de nombreux types de sols
Lumière : ombre à soleil, préfère généralement les emplacements frais
Le lierre est une plante grimpante ligneuse qui s’accroche aux arbres et aux murs grâce à de petites racines adhésives. Ses feuilles persistantes offrent un abri à la faune en toute saison. Sa floraison automnale constitue une source précieuse de nectar et de pollen pour les abeilles, les syrphes et d’autres insectes, tandis que ses fruits nourrissent les oiseaux à la fin de l’hiver et au printemps. Contrairement à une idée répandue, le lierre ne parasite pas les arbres : il utilise leur tronc comme support.
Le lierre commun est indigène en Wallonie et naturellement présent à Silly, notamment dans les bois, les haies et les lisières forestières. Il fait partie intégrante de nos écosystèmes et constitue une plante intéressante pour favoriser la biodiversité locale.
Photo: (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 3 à 6 m, parfois jusqu’à 8 m
Largeur: 4 à 6 m
Floraison : mai à juin, grandes fleurs blanches solitaires
Fruits : nèfles brunâtres, mûres en automne et comestibles après blettissement
Feuillage : caduc, vert, feuilles ovales à elliptiques, légèrement duveteuses au revers
Sol : bien drainé, frais à modérément sec ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre
Le néflier commun est un petit arbre fruitier au port étalé, reconnaissable à ses grandes fleurs blanches et à ses fruits bruns munis d’un large calice persistant. Ses nèfles se consomment traditionnellement après blettissement. Ses fleurs attirent les insectes pollinisateurs.
Malgré son nom scientifique, le néflier serait originaire du sud-est de l’Europe et de régions voisines d’Asie. Cultivé depuis l’Antiquité, il est présent depuis longtemps en Europe occidentale. À Silly, il peut notamment être rencontré dans les anciens vergers et les plantations fruitières traditionnelles. Il est également capable de pousser spontanément dans les haies, les lisières et les bois clairs. En Belgique, il est considéré comme naturalisé depuis longtemps.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 3 à 6 m
Largeur: 2 à 4 m
Floraison : mai à juin, petites fleurs jaune verdâtre
Fruits : oui, petites baies noires à maturité, toxiques pour l’être humain
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : préfère les sols frais à secs, riches en humus et souvent calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre, tolère aussi l’ombre légère
Cet arbuste indigène se reconnaît à ses feuilles ovales finement dentées, aux nervures bien marquées, et à ses rameaux terminés par de petites épines. Ses fleurs discrètes attirent les insectes et ses fruits noirs sont appréciés des oiseaux. Il constitue un bon refuge pour la faune dans les haies et les lisières forestières. Les plants mâles et femelles étant généralement distincts, la présence des deux est nécessaire pour obtenir des fruits.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 4 à 7 m, parfois davantage
Largeur: 4 à 6 m
Floraison : janvier à mars, chatons mâles jaune pâle et petites fleurs femelles discrètes aux stigmates rouges
Fruits : oui, noisettes comestibles en fin d’été et en automne
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : préfère les sols frais, fertiles et bien drainés ; s’adapte à différents types de sols
Lumière : soleil à ombre légère, tolère bien la mi-ombre
Cet arbuste indigène forme naturellement un buisson dense composé de plusieurs tiges. Ses grandes feuilles arrondies, en forme de cœur et aux bords dentés, permettent de le reconnaître facilement. En hiver, ses longs chatons jaunes apparaissent avant les feuilles, tandis que ses petites fleurs femelles se distinguent à peine, hormis leurs stigmates rouges. Les noisettes mûrissent généralement entre août et octobre et nourrissent aussi les écureuils, les oiseaux et de nombreux autres animaux. La pollinisation se fait par le vent ; pour obtenir une récolte régulière, il est souvent préférable de planter deux variétés compatibles.
Photo: Fruits d’un noisetier dans un jardin à Silly. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 15 à 25 m
Largeur: 12 à 20 m
Floraison : avril à mai, chatons mâles jaune verdâtre et petites fleurs femelles verdâtres
Fruits : oui, noix comestibles, mûres en septembre-octobre, entourées d’une enveloppe verte
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : profond, fertile et bien drainé, plutôt frais ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil, indispensable pour une bonne fructification
Le noyer commun est un grand arbre fruitier reconnaissable à ses feuilles composées de 5 à 9 folioles ovales, qui dégagent une odeur caractéristique lorsqu’on les froisse. Ses noix sont enfermées dans une enveloppe verte qui brunit et s’ouvre à maturité. Elles sont appréciées pour leur goût et leur richesse en huile. Le noyer peut vivre plusieurs siècles et développe une large couronne qui procure une ombre dense. Ses feuilles et ses racines libèrent des substances qui peuvent limiter le développement de certaines plantes sensibles à proximité : il est donc préférable de lui laisser suffisamment d’espace.
Le noyer commun est originaire d’une vaste région allant du sud-est de l’Europe à l’Asie centrale. Cultivé depuis l’Antiquité pour ses noix et son bois, il est aujourd’hui très répandu en Belgique. Il n’est toutefois pas considéré comme une espèce indigène de la région de Silly. Un noyer qui pousse spontanément près d’un ancien verger ou d’un jardin peut provenir d’une noix transportée et oubliée, sans être pour autant une espèce locale indigène.
Photo: Un noyer à Thoricourt. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 20 à 30 m
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : avril à mai, fleurs blanches marquées de jaune et de rouge, réunies en grandes grappes dressées
Fruits : oui, grosses capsules vertes épineuses contenant des marrons bruns et brillants, non comestibles et légèrement toxiques
Feuillage : caduc, jaune à brun en automne
Sol : frais à modérément sec, plutôt profond ; préfère les sols acides à neutres
Lumière : soleil à mi-ombre
Le marronnier commun est un grand arbre d’ornement qui se reconnaît à ses grandes feuilles composées de 5 à 7 folioles disposées en éventail et à ses bourgeons bruns, gros et très collants en hiver. Au printemps, ses grandes grappes de fleurs attirent les insectes pollinisateurs. En automne, ses fruits libèrent les marrons, souvent ramassés par les enfants, mais qu’il ne faut pas confondre avec les châtaignes comestibles du châtaignier (Castanea sativa).
Originaire des Balkans, le marronnier commun a été introduit en Europe occidentale au XVIe siècle et largement planté dans les parcs, les avenues et les jardins. Il n’est pas indigène en Belgique ni dans la région de Silly. On le rencontre parfois à l’état subspontané, après échappée de culture. Bien que sa floraison présente un intérêt pour certains insectes, il ne remplace pas la diversité écologique des arbres indigènes adaptés à notre région.
Hauteur: 15 à 25 m pour le merisier ; généralement 4 à 10 m pour un cerisier cultivé, selon le porte-greffe et la variété
Largeur: 8 à 15 m pour le merisier ; environ 3 à 8 m pour un cerisier cultivé
Floraison : avril à mai, fleurs blanches
Fruits : cerises rouges à noires à maturité, généralement en juin-juillet ; petites merises souvent plus amères ou acidulées chez les formes sauvages
Feuillage : caduc, jaune à rouge orangé en automne
Sol : profond, fertile, frais et bien drainé ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre, avec une meilleure fructification en situation ensoleillée
Le merisier est un arbre indigène qui pousse naturellement dans les forêts de feuillus, les lisières et les haies champêtres. Il se reconnaît à son écorce brun rougeâtre brillante, qui se détache en fines bandes horizontales, et à ses feuilles dentées portant souvent deux petites glandes rougeâtres sur le pétiole. Au printemps, ses fleurs attirent les insectes pollinisateurs, tandis que ses fruits nourrissent les oiseaux et d’autres animaux.
Le cerisier cultivé appartient généralement à la même espèce (Prunus avium), sélectionnée au fil des siècles pour produire des cerises plus grosses et plus savoureuses. Il existe de nombreuses variétés, dont certaines sont autofertiles, tandis que d’autres nécessitent une variété pollinisatrice compatible. Les arbres greffés sur des porte-greffes peu vigoureux restent généralement plus petits.
Photo: Deux cerisiers dans une prairie à Silly. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 25 à 35 m, parfois jusqu’à 40 m
Largeur: 10 à 15 m
Floraison : avril à mai, petits cônes mâles jaunâtres et cônes femelles roses à rougeâtres
Fruits : pas de baies ; petits cônes ligneux bruns contenant des graines ailées
Feuillage : caduc ; aiguilles vert clair devenant jaune doré en automne
Sol : bien drainé, frais à modérément sec ; tolère différents types de sols
Lumière : soleil, nécessite un emplacement bien dégagé
Le mélèze se reconnaît à ses fines aiguilles regroupées en petites touffes, qui tombent en automne contrairement à celles de la plupart des conifères. Il pousse rapidement et devient un grand arbre.
Originaire des régions montagneuses d’Europe centrale, notamment des Alpes et des Carpates, le mélèze d’Europe est introduit en Belgique, principalement pour la sylviculture et comme arbre ornemental. À Silly, il est donc présent à la suite de plantations. Il peut se ressemer ponctuellement, mais les jeunes plants échappés de culture ne deviennent généralement pas durablement naturalisés. Il n’est pas considéré comme l’une des principales espèces exotiques envahissantes chez nous, mais il ne constitue pas un choix prioritaire pour renforcer la flore indigène locale.
Photo: Une plantation à proximité du bois de Provision. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Cet arbre est présent dans notre paysage en raison de plantations (historiques), mais ne fait pas partie des espèces indigènes de notre région.
Hauteur: 1 à 3 m de longueur, parfois davantage si elle grimpe sur la végétation environnante
Largeur: variable, selon les supports disponibles
Floraison : mai à septembre, fleurs violettes à étamines jaunes, regroupées en petites grappes
Fruits : baies vertes devenant rouges à maturité, toxiques
Feuillage : caduc à semi-persistant selon le climat, feuilles ovales à lancéolées, parfois munies de deux petits lobes à la base
Sol : frais à humide, riche en matière organique ; apprécie les sols souvent humides
Lumière : soleil à mi-ombre
La morelle douce-amère est une plante ligneuse à la base, aux tiges souples et souvent grimpantes ou retombantes. Elle se reconnaît à ses fleurs violettes étoilées et à ses baies rouges brillantes. Malgré leur aspect attrayant, toutes les parties de la plante contiennent des substances toxiques, particulièrement les baies. Elle peut s’appuyer sur les arbustes voisins sans être une véritable plante grimpante munie de vrilles.
La morelle douce-amère est une espèce indigène en Belgique et en Wallonie. À Silly, elle peut se rencontrer spontanément dans les haies humides, les fossés, les berges, les lisières et les endroits frais où le sol reste humide. Elle apprécie notamment les milieux proches des cours d’eau et des mares.
Hauteur: 20 à 30 m Les grands ormes adultes sont aujourd’hui devenus rares dans nos paysages à la suite de l’épidémie de graphiose, une maladie qui a fortement réduit leur présence. Les hauteurs indiquées correspondent donc à leur taille potentielle dans de bonnes conditions de croissance.
Largeur: 12 à 15 m
Floraison : mars à avril, petites fleurs pourpres à rougeâtres, avant l’apparition des feuilles
Fruits : pas de baies ; petites samares arrondies, vert clair puis brunâtres, dispersées par le vent
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : frais à sec, fertile et souvent calcaire ; supporte aussi les sols temporairement humides
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les endroits lumineux
Cet arbre indigène pousse naturellement dans les haies, les lisières, les boisements et certaines forêts alluviales. Il se reconnaît à ses feuilles ovales, dentées et asymétriques à la base, ainsi qu’à ses rameaux qui peuvent développer des crêtes liégeuses. Il produit facilement des rejets à partir de ses racines et supporte bien la taille, ce qui permet de le conduire en haie. Ses feuilles nourrissent notamment les chenilles de certains papillons. Comme les autres ormes européens, il est sensible à la graphiose, une maladie qui a fortement réduit le nombre de grands ormes dans nos régions.
Photo: Un orme champêtre dans le bois d’Hannecart, à Coxyde. Les ormes adultes sont devenus très rares. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 20 à 30 m Les grands ormes adultes sont aujourd’hui devenus rares dans nos paysages à la suite de l’épidémie de graphiose, une maladie qui a fortement réduit leur présence. Les hauteurs indiquées correspondent donc à leur taille potentielle dans de bonnes conditions de croissance.
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : mars à avril, petites fleurs pourpres à rougeâtres, avant les feuilles
Fruits : pas de baies ; samares ovales et ailées, mûres vers mai-juin
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : frais, fertile et riche en nutriments ; apprécie les sols neutres à calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre, supporte une ombre légère
Cet arbre indigène pousse naturellement dans les vallons frais, les ravins, les forêts de feuillus et certains boisements riverains. Il se reconnaît à ses grandes feuilles ovales, très rugueuses au toucher, doublement dentées et asymétriques à la base. Leur sommet est parfois légèrement découpé en trois lobes. Sa couronne ample et ses branches étalées en font un arbre intéressant pour les parcs et les grands jardins. Ses feuilles nourrissent notamment les chenilles de certains papillons. Comme les autres ormes européens, il est sensible à la graphiose, une maladie qui a fortement réduit le nombre de grands ormes dans nos régions.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 25 à 35 m Les grands ormes adultes sont aujourd’hui devenus rares dans nos paysages à la suite de l’épidémie de graphiose, une maladie qui a fortement réduit leur présence. Les hauteurs indiquées correspondent donc à leur taille potentielle dans de bonnes conditions de croissance.
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : mars à avril, petites fleurs rougeâtres, pendantes sur de longs pédicelles
Fruits : pas de baies ; samares rondes et aplaties, bordées de petits cils, mûres au printemps
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : frais à humide, notamment sur les sols alluviaux ; supporte les inondations périodiques
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbre indigène se reconnaît à ses feuilles ovales, doublement dentées et asymétriques à la base, ainsi qu’à ses fruits ailés suspendus à de longs pédicelles. Au printemps, ses fleurs apparaissent avant les feuilles et se balancent au vent, ce qui lui vaut son nom d’orme lisse ou orme « flottant ». Il pousse naturellement dans les forêts alluviales et les boisements riverains. Ses racines contribuent à sa stabilité sur les sols humides. Contrairement à l’orme champêtre (Ulmus minor), il est relativement peu touché par les insectes vecteurs de la graphiose, même s’il n’est pas totalement à l’abri de cette maladie.
L’orme lisse est une espèce indigène en Wallonie, mais rare et à répartition dispersée, notamment dans le Brabant. Sa présence naturelle à Silly ne doit donc pas être présumée : un arbre rencontré dans un parc ou un jardin peut avoir été planté. Pour une plantation favorable à la biodiversité locale, privilégiez une provenance adaptée à la région et réservez cette espèce aux terrains frais ou humides où ses exigences écologiques sont réunies.
Hauteur: 20 à 30 m
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : mars à avril, chatons mâles rougeâtres et chatons femelles verdâtres
Fruits : pas de baies ; petites capsules libérant des graines entourées d’un duvet blanc
Feuillage : caduc, parfois jaune en automne
Sol : s’adapte à différents sols, secs à humides ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil, préfère les emplacements lumineux
Cet arbre à croissance rapide se reconnaît à son écorce gris blanchâtre et à ses feuilles vert foncé sur le dessus, couvertes d’un duvet blanc argenté sur le revers. Les feuilles des jeunes pousses sont souvent profondément découpées, tandis que celles des rameaux adultes peuvent être plus ovales. Le peuplier blanc pousse naturellement dans certaines régions d’Europe, notamment dans les boisements alluviaux et sur les berges. En Belgique, il est notamment présent à la suite de plantations. Il produit de nombreux rejets racinaires qui peuvent s’étendre loin de l’arbre mère : il est donc à réserver aux grands espaces, loin des constructions et des petits jardins.
Photo: Un peuplier blanc en hiver à Evere.(Jeroen Verdonck)
Hauteur: 20 à 40 m
Largeur: 10 à 20 m
Floraison : mars à avril, chatons mâles rougeâtres et chatons femelles verdâtres
Fruits : pas de baies ; petites capsules libérant des graines entourées d’un duvet blanc
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : fertile, frais à humide ; supporte différents sols si le drainage est suffisant
Lumière : soleil, apprécie les emplacements bien dégagés
Le peuplier du Canada est un arbre à croissance rapide, reconnaissable à ses grandes feuilles triangulaires finement dentées et à sa couronne ample. Il est souvent planté pour la production de bois et peut atteindre une taille impressionnante. Ses graines sont dispersées par le vent et ses racines peuvent produire des rejets.
Le peuplier du Canada est un hybride issu du croisement entre le peuplier noir européen (Populus nigra) et le peuplier deltoïde nord-américain (Populus deltoides). Il n’est pas une espèce indigène de Belgique ni de Silly : sa présence locale résulte principalement de plantations. Les documents communaux mentionnent notamment des peupleraies au Bosquet des Couturelles.
Statut en Wallonie : le peuplier du Canada ne figure pas parmi les espèces végétales exotiques envahissantes faisant l’objet des listes réglementaires wallonnes consultées. Il reste néanmoins une essence de plantation et ne doit pas être confondu avec le peuplier noir indigène. Pour favoriser la biodiversité locale, privilégiez des arbres indigènes adaptés au terrain.
Photo: Des peupliers le long de la Marcq. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Cet arbre est présent dans notre paysage en raison de plantations (historiques), mais ne fait pas partie des espèces indigènes de notre région. Cet arbre a toutefois profondément marqué le paysage au fil du temps, acquérant ainsi une valeur historique et culturelle.
Hauteur: 20 à 30 m, parfois jusqu’à 40 m
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : mars à avril, chatons mâles rougeâtres et chatons femelles verdâtres
Fruits : pas de baies ; petites capsules libérant des graines entourées d’un duvet blanc
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : préfère les sols frais à humides et riches en nutriments ; s’adapte aussi à des sols plus secs
Lumière : soleil, apprécie les emplacements bien dégagés
Le peuplier grisard est un arbre hybride issu du croisement naturel entre le peuplier blanc (Populus alba) et le peuplier tremble (Populus tremula). Il se reconnaît à ses feuilles de forme variable, souvent arrondies ou légèrement lobées, vert foncé sur le dessus et couvertes d’un duvet gris blanchâtre au revers. Son écorce est gris clair, tandis que celle de la base du tronc devient plus sombre et crevassée avec l’âge. À croissance rapide, il développe une large couronne et un système racinaire étendu, capable de produire des rejets à distance du tronc. Il nécessite donc beaucoup d’espace et convient surtout aux grands terrains et aux parcs.
Hauteur: 25 à 30 m, parfois davantage
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : mars à avril, chatons mâles rougeâtres et chatons femelles verdâtres
Fruits : pas de baies ; petites capsules libérant des graines entourées d’un duvet blanc
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : profond, fertile et frais à humide ; apprécie les sols alluviaux et supporte les inondations périodiques
Lumière : soleil, espèce qui a besoin de beaucoup de lumière
Cet arbre majestueux pousse naturellement dans les vallées fluviales et les forêts alluviales, sur les sols régulièrement remaniés par les cours d’eau. Il se reconnaît à son écorce gris foncé à noirâtre, profondément crevassée avec l’âge, et à ses feuilles triangulaires à losangiques, finement dentées. Sa croissance est rapide et son système racinaire peut produire des rejets. Le peuplier noir est une espèce indigène devenue très rare en Belgique, notamment en raison de la disparition et de la transformation de ses habitats naturels. Il joue un rôle important dans les écosystèmes riverains et peut fournir un arbre intéressant à conduire en têtard. Il nécessite toutefois beaucoup d’espace et convient surtout aux grands terrains.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 15 à 25 m, parfois davantage
Largeur: 8 à 12 m, parfois plus
Floraison : mars à avril, chatons mâles gris argenté devenant rougeâtres et chatons femelles verdâtres
Fruits : pas de baies ; petites capsules libérant des graines entourées d’un duvet blanc
Feuillage : caduc, jaune doré en automne
Sol : s’adapte à différents sols, secs à humides, même relativement pauvres
Lumière : soleil, espèce pionnière qui apprécie les espaces ouverts
Cet arbre indigène pousse naturellement dans les lisières, les clairières, les landes et les jeunes boisements. Il se reconnaît à ses feuilles arrondies, finement dentées, portées par de longs pétioles aplatis qui les font trembler au moindre souffle de vent. Sa floraison précoce fournit du pollen aux insectes, tandis que son feuillage accueille de nombreux invertébrés. Espèce pionnière à croissance rapide, il colonise facilement les terrains ouverts et peut former de nouveaux arbres grâce à ses rejets racinaires. Attention toutefois : ces rejets peuvent apparaître à plusieurs mètres de l’arbre mère et se propager largement. Il convient donc surtout aux grands espaces.
Photo: La feuille du peuplier tremble à Coxyde. (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 25 à 35 m
Largeur: 8 à 12 m
Floraison : avril à mai, petits cônes mâles jaunâtres et cônes femelles rougeâtres
Fruits : pas de baies ; cônes bruns contenant des graines ailées
Feuillage : cpersistant, aiguilles bleu-vert groupées par deux
Sol : plutôt sec à frais, bien drainé, souvent acide et sableux ; supporte les sols pauvres
Lumière : soleil, préfère les emplacements dégagés
Le pin sylvestre se reconnaît à ses aiguilles courtes groupées par deux et à son écorce orangée dans la partie supérieure du tronc. Il forme généralement une couronne assez ouverte avec l’âge.
Le pin sylvestre possède une vaste aire de répartition en Europe et en Asie, mais son statut indigène historique en Belgique reste débattu. Il a été largement planté pour la production de bois et comme arbre d’ornement. À Silly, sa présence résulte principalement de plantations ; il peut également se ressemer spontanément, notamment sur les sols sableux. Dans certains milieux ouverts, son expansion peut concurrencer la végétation locale. Il n’est donc pas prioritaire pour renforcer la flore indigène de la région.
Photo: Des pins dans une haie champêtre à Silly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Cet arbre est présent dans notre paysage en raison de plantations historiques, mais ne fait pas partie des espèces indigènes de notre région.
Hauteur: 25 à 35 m, parfois jusqu’à 40 m
Largeur: 15 à 25 m
Floraison : avril à mai, petites fleurs verdâtres réunies en boules pendantes
Fruits : oui, boules brunes contenant de petits fruits secs munis de poils
Feuillage : caduc, jaune à brun en automne
Sol : s’adapte à de nombreux sols ; tolère la sécheresse modérée, la pollution et les sols compactés
Lumière : soleil
Le platane commun est un grand arbre d’ornement reconnaissable à ses grandes feuilles palmées et à son écorce qui se détache par plaques, laissant apparaître des zones claires et verdâtres. Il forme une couronne large et procure une ombre généreuse. Robuste et tolérant aux contraintes urbaines, il est fréquemment planté le long des routes, dans les avenues et les parcs.
Le platane commun est un hybride issu du croisement entre le platane d’Occident (Platanus occidentalis), originaire d’Amérique du Nord, et le platane d’Orient (Platanus orientalis), originaire du sud-est de l’Europe et de l’Asie occidentale. Il n’est donc pas une espèce indigène de Belgique ni de Silly. Sa présence locale est liée aux plantations, notamment pour leur valeur paysagère et patrimoniale. La commune de Silly répertorie la drève de platanes entre le village de Thoricourt et le château Obert de Thieusies parmi les arbres remarquables. Cet alignement illustre l’intérêt historique et paysager que peut présenter une plantation, même lorsqu’elle n’est pas composée d’espèces indigènes.
Photo: Des platanes bordent l’allée menant au château de Thoricourt. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Cet arbre est présent dans notre paysage grâce à des plantations historiques et possède une grande valeur culturelle et patrimoniale. Il peut être intéressant dans les espaces urbains ou comme clin d’œil au passé.
Hauteur:
Basse-tige : 2,5 à 4 m de hauteur ; tronc d’environ 60 cm.
Demi-tige : 4 à 6 m de hauteur ; tronc d’environ 1,20 à 1,50 m.
Haute-tige : 7 à 10 m de hauteur, parfois davantage selon le porte-greffe ; tronc d’environ 1,80 à 2 m.
Largeur: très variable selon la forme, la variété et le porte-greffe, généralement de 3 à 8 m.
Floraison : avril à mai, fleurs blanches à rose pâle
Fruits : oui, pommes comestibles, de formes, couleurs et saveurs variées selon la variété
Feuillage : caduc
Sol : fertile, frais et bien drainé ; évite les sols très compacts ou gorgés d’eau
Lumière : soleil, indispensable pour une bonne fructification
Le pommier est un arbre fruitier traditionnel de nos régions, apprécié pour sa floraison printanière et ses récoltes en fin d’été et en automne. Ses feuilles ovales et dentées accompagnent une couronne qui peut être plus ou moins étalée selon la variété et le porte-greffe. Ses fleurs attirent les insectes pollinisateurs, tandis que ses fruits nourrissent aussi les oiseaux et d’autres animaux. La plupart des variétés ont besoin d’un autre pommier compatible à proximité pour assurer une bonne pollinisation.
Le pommier cultivé est issu d’ancêtres originaires d’Asie centrale. À l’état sauvage en Belgique, on trouve aussi le pommier sauvage (Malus sylvestris), une espèce indigène devenue rare, qui pousse notamment dans les haies, les lisières et les bois clairs.
Photo: Un vieux pommier dans un jardin à Silly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 2 à 5 m
Largeur: 3 à 5 m, parfois davantage avec ses rejets
Floraison : mars à avril, fleurs blanches
Fruits : oui, petites prunelles bleu-noir en automne
Feuillage : caduc
Sol : s’adapte à différents sols, plutôt secs à frais ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre, floraison plus abondante au soleil
Cet arbuste indigène se reconnaît à ses rameaux sombres et épineux et à ses petites feuilles ovales aux bords dentés. Ses nombreuses fleurs blanches apparaissent généralement avant les feuilles et fournissent nectar et pollen aux premiers insectes du printemps. Ses fruits, très âpres lorsqu’ils sont frais, peuvent être utilisés en confitures ou en préparations après transformation. Attention : le prunellier produit de nombreux rejets qui peuvent s’étendre à plusieurs mètres et coloniser une partie du jardin.
Photo: Les fruits du prunellier dans les dunes de Ter Yde, à Coxyde. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 4 à 8 m, selon la variété et le porte-greffe
Largeur: 4 à 6 m
Floraison : mars à avril, fleurs blanches
Fruits : oui, prunes comestibles, de formes et de couleurs variées selon la variété, généralement de juillet à octobre
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : fertile, frais et bien drainé ; s’adapte à différents sols, notamment calcaires
Lumière : soleil, indispensable pour une bonne fructification
Le prunier domestique est un arbre fruitier traditionnel, cultivé depuis longtemps pour la diversité de ses fruits : quetsches, mirabelles, reines-claudes et autres prunes. Il se reconnaît à ses feuilles ovales finement dentées, à ses fleurs blanches printanières et à ses fruits charnus contenant un noyau. Sa floraison attire les insectes pollinisateurs et ses fruits nourrissent également les oiseaux et d’autres animaux.
Originaire de la région du Caucase et du nord de l’Iran, il n’est pas indigène en Belgique, mais il est largement cultivé et peut se retrouver spontanément dans les haies, les lisières et les talus proches des jardins et des anciens vergers. Certaines variétés sont autofertiles, tandis que d’autres ont besoin d’un prunier compatible à proximité pour produire une bonne récolte.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 5 à 8 m, parfois jusqu’à 10 m
Largeur: 4 à 6 m
Floraison : février à avril, fleurs blanches à rose pâle selon la variété
Fruits : oui, petites prunes rondes, jaunes à rouges, comestibles, mûres en été
Feuillage : caduc ; vert chez la forme sauvage, pourpre chez certaines variétés ornementales
Sol : frais à modérément sec, bien drainé ; s’adapte à différents types de sols
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les endroits lumineux
Le prunier myrobolan est un petit arbre à croissance assez rapide, apprécié pour sa floraison très précoce et ses fruits comestibles. Ses feuilles ovales et ses jeunes rameaux souvent brillants permettent de le reconnaître. Il attire les insectes pollinisateurs au début du printemps et ses fruits nourrissent également les oiseaux.
Originaire d’Europe du Sud-Est, du Caucase et d’Asie occidentale, le prunier myrobolan est cultivé depuis longtemps en Europe, notamment comme arbre fruitier, plante ornementale et porte-greffe pour d’autres pruniers. Il n’est pas considéré comme une espèce indigène à Silly. Il peut toutefois se ressemer et apparaître spontanément dans les haies, les friches et les lisières après une plantation.
Il ne figure pas sur les listes wallonnes des espèces exotiques envahissantes réglementées. Sa présence spontanée ne signifie cependant pas qu’il s’agit d’une espèce indigène locale.
Photo: Un prunier myrobolan en fleurs dans un jardin à Silly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 4 à 8 m pour un poirier cultivé de vigueur moyenne ; 8 à 20 m pour le poirier sauvage
Largeur: environ 4 à 7 m pour un fruitier cultivé ; variable pour le poirier sauvage
Floraison : avril à mai, fleurs blanches
Fruits : oui, poires comestibles ; petites poires dures et âpres chez le poirier sauvage
Feuillage : caduc, parfois jaune à rougeâtre en automne
Sol : profond, bien drainé, plutôt frais pour les variétés cultivées ; le poirier sauvage tolère aussi les sols plus secs et calcaires
Lumière : soleil, nécessaire pour une bonne fructification
Le poirier est un arbre fruitier traditionnel de nos régions. Ses feuilles ovales finement dentées, ses fleurs blanches printanières et ses fruits permettent de le reconnaître. Il existe de nombreuses variétés cultivées, aux poires de formes, de textures et de saveurs différentes. La plupart ont besoin d’une autre variété compatible à proximité pour assurer une bonne pollinisation.
Le poirier sauvage (Pyrus pyraster) est une espèce indigène en Wallonie, mais rare. Il pousse notamment dans les haies, les lisières forestières, les bois clairs et les terrains ensoleillés bien drainés. Ses rameaux portent parfois des épines et ses petits fruits sont généralement durs et âpres. Ses fleurs attirent les insectes et ses fruits nourrissent les oiseaux et d’autres animaux.
Une distinction importante : un poirier présent spontanément dans une haie ou en bordure d’un bois n’est pas nécessairement un poirier sauvage. Des poiriers cultivés peuvent se naturaliser, et les formes sauvages peuvent être difficiles à distinguer des arbres issus de croisements. La présence d’une espèce indigène en Wallonie ne garantit pas non plus qu’elle soit naturellement présente à Silly.
Photo: Un vieux poirier dans une prairie à Bassilly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 15 à 25 m
Largeur: 8 à 15 m
Floraison : mai à juin, grappes pendantes de fleurs blanches très parfumées
Fruits : oui, longues gousses brunes contenant plusieurs graines
Feuillage : caduc, composé de nombreuses petites folioles ovales
Sol : plutôt sec à frais, bien drainé ; tolère les sols pauvres
Lumière : plein soleil
Cet arbre à croissance rapide se reconnaît à ses feuilles composées, à son écorce profondément crevassée et à ses fleurs blanches parfumées. Il est parfois planté comme arbre d’alignement le long des routes. Grâce à ses racines, il fixe l’azote et enrichit le sol, ce qui peut toutefois modifier fortement les milieux naturels pauvres en nutriments.
Originaire de l’est de l’Amérique du Nord, le robinier a été introduit en Europe et largement planté pour son bois, ses fleurs mellifères et comme arbre d’ornement. À Silly, on le rencontre notamment le long de certaines grandes routes et dans des plantations. Il se propage aussi par graines et surtout par rejets racinaires.
Photo: Un jeune robinier faux-acacia en lisière d’un petit bois à Thoricourt. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Statut officiel en Wallonie : espèce exotique envahissante, inscrite sur la liste wallonne 2. Selon la réglementation wallonne, sa plantation est interdite à moins de 50 mètres des cours d’eau et des sites bénéficiant d’un statut de protection. Il peut former des peuplements denses et concurrencer la flore indigène, notamment dans les pelouses sèches et les milieux ouverts. Il est donc déconseillé pour les nouvelles plantations destinées à renforcer la biodiversité locale.
Hauteur: 0,5 à 2 m ; les longues tiges peuvent s’étendre sur plusieurs mètres
Largeur: très variable, parfois plusieurs mètres
Floraison : juin à août, fleurs blanches à rose pâle
Fruits : oui, mûres noires à maturité, généralement d’août à octobre
Feuillage : caduc à semi-persistant selon les conditions
Sol : s’adapte à de nombreux sols ; souvent favorisée par les sols riches et les terrains perturbés
Lumière : soleil à mi-ombre
Le nom « ronce commune » désigne un groupe complexe comprenant de nombreuses petites espèces difficiles à distinguer. Les relevés écologiques de Silly signalent notamment des ronces dans les boisements et les formations arbustives, sans toujours préciser l’espèce exacte. Parmi les autres ronces indigènes de Wallonie figurent la ronce bleue (Rubus caesius) et différentes espèces du groupe Rubus fruticosus.
Les ronces produisent des fleurs appréciées des insectes, puis des mûres qui nourrissent les oiseaux et d’autres animaux. Leurs tiges épineuses offrent aussi un refuge à la petite faune. Elles sont toutefois très vigoureuses : elles peuvent rapidement former des fourrés denses et concurrencer les plantes moins compétitives, notamment dans les sous-bois et les milieux ouverts.
Les ronces sauvages sont indigènes dans notre région et font naturellement partie des lisières forestières, des haies et des paysages de struisseaux. Bien qu’elles soient parfois peu appréciées en raison de leur développement envahissant, elles jouent un rôle important dans les milieux de type struwelen (fourrés arbustifs), les haies naturelles et les zones de transition entre forêt et prairie.
Il existe également des variétés horticoles de ronces fruitières, parfois sans épines, sélectionnées pour produire de grosses mûres et faciliter la récolte. Elles peuvent être intéressantes dans une haie gourmande, mais demandent généralement un support, une taille régulière et une maîtrise de leur développement.
Hauteur: 1 à 2,5 m
Largeur: 2 à 3 m, parfois davantage si les rameaux s’étalent
Floraison : juin à juillet, fleurs blanches, parfois légèrement parfumées
Fruits : oui, petits cynorrhodons rouges en automne
Feuillage : caduc
Sol : frais à modérément humide, bien drainé ; apprécie les sols riches et souvent calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre
Ce rosier indigène se rencontre naturellement dans les haies, les lisières forestières et les bois clairs. Ses longues tiges souples et épineuses s’étalent ou s’appuient sur la végétation voisine, ce qui lui donne un port grimpant ou rampant. Ses feuilles sont composées de plusieurs folioles dentées. En été, ses fleurs blanches attirent les insectes pollinisateurs, notamment certains papillons de nuit. Ses petits fruits rouges contribuent à nourrir la faune en automne. Il peut être conduit sur un support, mais convient aussi à une haie naturelle où ses rameaux peuvent se développer librement.
Hauteur: 1 à 3 m
Largeur: 2 à 3 m, parfois davantage
Floraison : avril à mai, chatons argentés devenant jaunâtres chez les sujets mâles
Fruits : oui, petites capsules contenant des graines soyeuses ; pas de baies
Feuillage : caduc
Sol : humide à marécageux, souvent acide et pauvre en nutriments
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbuste indigène pousse naturellement dans les marais, les landes humides et les bois marécageux. Il forme un buisson dense aux nombreux rameaux. Ses petites feuilles ovales, ridées et légèrement velues sont reconnaissables à leurs grandes stipules en forme de petites oreilles, à la base du pétiole. Ses chatons apparaissent au printemps, souvent avant les feuilles, et fournissent du pollen et du nectar aux insectes. Comme chez les autres saules, les sujets mâles et femelles sont distincts. C’est une espèce pionnière intéressante pour les terrains humides, mais peu adaptée aux jardins secs.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 20 à 25 m, parfois jusqu’à 30 m
Largeur: 12 à 18 m
Floraison : avril à mai, chatons mâles jaune doré et chatons femelles verdâtres
Fruits : pas de baies ; petites capsules libérant des graines entourées d’un duvet blanc
Feuillage : caduc
Sol : frais à humide, fertile ; supporte les inondations périodiques
Lumière : soleil, préfère les emplacements très lumineux
Cet arbre indigène pousse naturellement le long des cours d’eau, dans les prairies humides et les forêts alluviales. Il se reconnaît à ses feuilles longues et étroites, vert foncé sur le dessus et argentées au revers, qui scintillent au vent. Sa croissance est rapide et ses racines contribuent à stabiliser les berges. Ses chatons printaniers fournissent du pollen et du nectar aux insectes. Ses branches souples sont traditionnellement utilisées en vannerie. Le saule blanc est également souvent conduit en arbre têtard, une forme traditionnelle qui favorise le développement de cavités et de bois mort avec l’âge. Il devient toutefois un grand arbre aux racines étendues, à réserver aux terrains suffisamment vastes et éloignés des constructions.
Photo: des saules têtards a Thoricourt (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 3 à 6 m
Largeur: 3 à 5 m
Floraison : mars à avril, chatons gris argenté, jaunâtres chez les sujets mâles à maturité
Fruits : pas de baies ; petites capsules contenant des graines soyeuses
Feuillage : caduc
Sol : frais à très humide, voire marécageux ; tolère des sols acides à calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbuste indigène forme souvent une touffe dense composée de plusieurs tiges. Ses jeunes rameaux sont velus et grisâtres. Ses feuilles ovales à allongées sont légèrement ondulées, vert mat sur le dessus et couvertes d’un duvet gris sur le dessous. Sa floraison précoce fournit du pollen et du nectar aux insectes au sortir de l’hiver. Il est particulièrement adapté aux terrains humides et aux abords des zones naturelles.
Photo: Un saule cendré dans le bois de Silly.(Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 3 à 10 m
Largeur: environ 5 m
Floraison : mars à mai, chatons jaunâtres chez les sujets mâles et verdâtres chez les sujets femelles
Fruits : pas de baies ; petites capsules contenant des graines soyeuses
Feuillage : caduc
Sol : frais à humide, souvent alluvial ; supporte les inondations périodiques
Lumière : soleil, préfère les emplacements lumineux
Cet arbuste indigène se reconnaît à ses longues feuilles étroites et à ses rameaux souples, très utilisés en vannerie. Sa croissance rapide et sa capacité à rejeter après la taille permettent de le conduire en plusieurs tiges ou en têtard. Sa floraison printanière fournit des ressources aux insectes pollinisateurs.
Le saule des vanniers est indigène en Wallonie et pousse naturellement dans certains milieux frais à humides, notamment sur les alluvions et les bords des cours d’eau. Il est également cultivé depuis longtemps pour ses rameaux flexibles. À Silly, sa présence spontanée reste à confirmer : un sujet observé peut aussi provenir d’une plantation ancienne.
Photo: Les feuilles du saule cendré dans un jardin à Coxyde. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: jusqu’à 15 m
Largeur: environ 10 à 16 m
Floraison : avril à mai, chatons jaunâtres chez les sujets mâles et verdâtres chez les sujets femelles
Fruits : pas de baies ; petites capsules libérant des graines entourées de duvet blanc
Feuillage : caduc, feuilles allongées vert brillant
Sol : frais à humide, notamment sur les sols alluviaux et les bords des cours d’eau
Lumière : soleil à mi-ombre
Le saule fragile est un arbre à croissance rapide qui se reconnaît à ses feuilles lancéolées et à ses rameaux cassants, qui se brisent facilement au niveau des bifurcations. Il pousse surtout dans les milieux humides et les vallées fluviales. Sa floraison printanière attire les insectes et ses racines contribuent à stabiliser les berges.
Le saule fragile est repris dans les listes wallonnes d’essences indigènes admissibles pour les plantations. Il est toutefois rare en Belgique et sa présence spontanée à Silly reste à confirmer. Les saules s’hybrident facilement entre eux : certains arbres identifiés comme saule fragile peuvent en réalité être des hybrides avec le saule blanc (Salix alba), notamment Salix × rubens. L’identification précise peut donc être délicate.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 2 à 4 m
Largeur: 2 à 4 m
Floraison : mars à avril, chatons rouge violacé chez les sujets mâles, jaunâtres à verdâtres chez les sujets femelles
Fruits : pas de baies ; petites capsules contenant des graines soyeuses
Feuillage : caduc
Sol : humide à temporairement sec, même pauvre et caillouteux ; supporte les sols calcaires
Lumière : soleil, tolère la mi-ombre mais préfère les endroits lumineux
Cet arbuste indigène pousse naturellement le long des cours d’eau, sur les bancs de graviers et dans les milieux alluviaux. Il se reconnaît à ses feuilles étroites, souvent opposées, et à ses rameaux fins qui prennent des teintes pourpres. Sa floraison précoce fournit du pollen et du nectar aux insectes. Espèce pionnière, il contribue à stabiliser les sols et à retenir les sédiments sur les berges. Ses rameaux souples sont également utilisés en vannerie. Il supporte bien les tailles répétées et peut être conduit en têtard.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 6 à 10 m, parfois davantage
Largeur: 5 à 8 m
Floraison : mars à avril, chatons mâles jaune doré et chatons femelles verdâtres
Fruits : pas de baies ; petites capsules libérant des graines entourées de duvet blanc
Feuillage : caduc, jaune en automne
Sol : s’adapte à différents sols, de plutôt secs à humides ; évite les terrains constamment inondés
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les endroits lumineux
Cet arbuste indigène, qui peut devenir un petit arbre, pousse naturellement dans les lisières forestières, les clairières et les jeunes boisements. Il se reconnaît à ses feuilles ovales, larges et légèrement ondulées, vert foncé sur le dessus et couvertes d’un duvet grisâtre en dessous. Dès la fin de l’hiver, ses chatons soyeux apparaissent avant les feuilles. Ils constituent une source précieuse de pollen et de nectar pour les abeilles sauvages, les bourdons et d’autres insectes à une période où les fleurs sont encore rares. Sa croissance est rapide et il supporte assez bien des conditions de sol variées.
Photo: Un saule marsault a Thoricourt (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 4 à 6 m
Largeur: 3 à 5 m
Floraison : mai à juillet, fleurs blanc crème
Fruits : oui, petites baies noir violacé
Feuillage : caduc
Sol : préfère les sols riches et frais à humides, mais s’adapte à différents terrains
Lumière : soleil à mi-ombre ; une situation ensoleillée favorise la fructification
Cet arbuste indigène, parfois petit arbre, pousse souvent en plusieurs tiges et se développe rapidement. Ses grandes feuilles composées dégagent une odeur assez forte lorsqu’on les froisse. Ses larges bouquets de fleurs parfumées attirent les insectes, tandis que ses baies nourrissent de nombreux oiseaux en fin d’été. Les baies doivent être consommées cuites après préparation : les fruits crus, surtout lorsqu’ils sont immatures, ainsi que les feuilles peuvent provoquer des troubles digestifs.
Photo: (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 2 à 4 m
Largeur: 2 à 4 m
Floraison : avril à mai, petites fleurs jaune verdâtre à blanc crème
Fruits : oui, grappes de baies rouge vif en été ; elles peuvent provoquer des troubles digestifs et ne doivent pas être consommées crues
Feuillage : caduc
Sol : frais, humifère et bien drainé ; apprécie les sols riches
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les situations fraîches
Cet arbuste indigène se rencontre naturellement dans les bois clairs, les lisières et les clairières, notamment dans les endroits frais. Il se reconnaît à ses feuilles composées de 5 à 7 folioles dentées et à ses grappes de fleurs jaune verdâtre au printemps. Ses fruits rouge vif sont très décoratifs et constituent une nourriture pour les oiseaux. Ses tiges contiennent une moelle claire et tendre. Comme les autres sureaux, plusieurs parties de la plante peuvent être toxiques : évitez toute consommation sans préparation et identification appropriées.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 8 à 15 m
Largeur: 6 à 8 m
Floraison : mai à juin, fleurs blanches
Fruits : oui, grappes de fruits rouge orangé, très appréciées des oiseaux
Feuillage : caduc, jaune à rouge orangé en automne
Sol : plutôt léger, frais à sec, de préférence acide ; évite les sols très calcaires et l’humidité stagnante
Lumière : soleil à mi-ombre, préfère les emplacements lumineux
Cet arbre indigène de taille moyenne se reconnaît à ses feuilles composées de nombreuses petites folioles dentées. Au printemps, ses bouquets de fleurs blanches attirent les insectes, puis ses fruits colorés nourrissent de nombreux oiseaux, notamment les grives. Son feuillage automnal et ses fruits persistants en font également un arbre décoratif. Il apprécie les sols plutôt pauvres et convient bien aux lisières et aux jardins naturels.
Photo: Un sorbier des oiseleurs dans une prairie au centre de Silly. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 1 à 2 m
Largeur: 1,5 à 2,5 m
Floraison : juin à septembre, petites fleurs blanc rosé en grappes
Fruits : baies blanches, globuleuses, persistantes en automne et parfois en hiver ; toxiques en cas d’ingestion
Feuillage : caduc, vert, feuilles ovales à elliptiques
Sol : tolère différents sols, même calcaires ; préfère les sols frais
Lumière : soleil à ombre
La symphorine blanche est un arbuste buissonnant qui se reconnaît à ses petites fleurs discrètes et surtout à ses fruits blancs caractéristiques. Elle se multiplie facilement par drageons, formant des fourrés denses susceptibles de concurrencer la végétation indigène. Ses fruits sont principalement dispersés par les oiseaux.
Originaire d’Amérique du Nord, la symphorine blanche a été introduite en Europe comme plante ornementale. En Belgique, elle s’échappe des jardins et peut se rencontrer dans les haies, les lisières et les bois. À Silly, sa présence spontanée locale reste à confirmer ; sa présence éventuelle dans la nature peut notamment être liée à d’anciennes plantations.
Photo: (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
espèce exotique naturalisée, susceptible de devenir envahissante dans certains milieux naturels, mais ne figurant pas sur les listes réglementaires wallonnes des espèces exotiques envahissantes soumises à des restrictions spécifiques.
Hauteur: 20 à 30 m
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : juin à juillet, petites fleurs jaune pâle très parfumées
Fruits : pas de baies ; petits fruits secs arrondis, appelés nucules
Feuillage : caduc, jaune doré en automne
Sol : frais à modérément sec, fertile et bien drainé ; apprécie les sols neutres à calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre, tolère l’ombre dans sa jeunesse
Cet arbre indigène pousse naturellement dans les forêts de feuillus, notamment sur les sols riches et calcaires. Il se reconnaît à ses feuilles en forme de cœur, finement dentées, dont le revers présente de petits bouquets de poils roux à l’aisselle des nervures. En été, ses fleurs très parfumées attirent les abeilles, les bourdons et de nombreux autres insectes pollinisateurs. Elles sont accompagnées d’une bractée allongée qui facilite la dispersion des fruits par le vent. Le tilleul à petites feuilles est un arbre à croissance modérée, remarquable par sa longévité, qui peut dépasser plusieurs siècles. Sa couronne devient large et dense : il convient surtout aux grands jardins et aux parcs.
Photo: Un tilleul a Thoricourt (Jeroen Verdonck)
Hauteur: 25 à 35 m
Largeur: 15 à 20 m
Floraison : juin à juillet, fleurs jaune pâle, parfumées
Fruits : pas de baies ; petits fruits secs arrondis, à coque dure et côtelée
Feuillage : caduc, jaune doré en automne
Sol : profond, fertile et frais ; apprécie les sols riches et calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbre indigène pousse naturellement dans les forêts de feuillus, notamment sur les coteaux, dans les ravins et sur les sols calcaires. Il se reconnaît à ses grandes feuilles en forme de cœur, dentées et souvent velues sur le revers, surtout le long des nervures. Ses fleurs parfumées attirent de nombreux insectes pollinisateurs, notamment les abeilles, et peuvent être utilisées en infusion. Ses fruits secs, plus ou moins côtelés, se distinguent de ceux du tilleul à petites feuilles (Tilia cordata). Très longévif, il peut vivre plusieurs siècles et développe une couronne large et généreuse. Il convient donc surtout aux parcs et aux grands jardins.
Photo:
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 25 à 40 m
Largeur: 15 à 25 m
Floraison : juin à juillet, petites fleurs jaune pâle, parfumées
Fruits : pas de baies ; petits fruits secs arrondis, regroupés sous une bractée allongée
Feuillage : caduc, jaune doré en automne
Sol : frais, fertile et bien drainé ; s’adapte à différents sols
Lumière : soleil à mi-ombre
Le tilleul commun est un grand arbre à couronne large et dense. Ses feuilles en forme de cœur, dentées et vertes, ressemblent à celles des autres tilleuls. En été, ses fleurs parfumées attirent de nombreux insectes pollinisateurs. Très longévif, il peut vivre plusieurs siècles et fournir une ombre généreuse.
Le tilleul commun est un hybride issu du croisement entre le tilleul à petites feuilles (Tilia cordata) et le tilleul à grandes feuilles (Tilia platyphyllos), deux espèces indigènes en Belgique. Il est largement planté dans les villages, les parcs et les alignements pour son ombrage et sa valeur paysagère.
À Silly, les neuf tilleuls remarquables de la Place communale constituent un élément important du patrimoine arboré local. Leur présence témoigne de la place historique du tilleul dans les paysages habités. Il s’agit ici avant tout d’une valeur patrimoniale et culturelle, plutôt que d’un exemple de végétation spontanée locale.
Photo: Des tilleuls conduits en espalier sur la place communale de Silly. (Nele De Cat)
Hauteur: 2 à 4 m
Largeur: 2 à 3 m
Floraison : juin à juillet, petites fleurs blanc crème, parfumées
Fruits : oui, petites baies noires et brillantes en automne, toxiques pour l’être humain
Feuillage : caduc à semi-persistant, selon les conditions hivernales
Sol : frais à relativement sec, fertile et bien drainé ; apprécie les sols riches en calcaire
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbuste indigène se rencontre naturellement dans les haies, les lisières forestières et les bois clairs. Il se reconnaît à ses feuilles ovales, vert foncé, et à ses petites fleurs blanches regroupées en grappes terminales. Leur parfum attire les insectes pollinisateurs. En automne, ses baies noires sont consommées par les oiseaux, qui contribuent à disperser ses graines. Le troène commun supporte très bien la taille et convient aux haies denses, mais laissé libre, il fleurit et fructifie davantage.
Le troène commun est indigène en Belgique et reconnu comme tel en Wallonie. Il est adapté aux haies champêtres et aux lisières, notamment sur les sols riches en bases. Il ne faut pas le confondre avec le troène de Californie (Ligustrum ovalifolium), une espèce originaire d’Asie orientale, souvent plantée dans les jardins et non indigène chez nous.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 2 à 4 m
Largeur: 2 à 4 m
Floraison : mai à juin, fleurs blanches
Fruits : oui, d’abord rouges puis noirs à maturité
Feuillage : caduc
Sol : frais à sec, bien drainé ; tolère les sols calcaires
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbuste indigène se reconnaît à ses feuilles ovales, dentées et duveteuses sur leur face inférieure. Au printemps, ses fleurs blanches attirent les insectes, puis ses fruits colorés nourrissent les oiseaux. Robuste et adapté aux sols calcaires, il convient bien aux jardins naturels. Attention, ses fruits ne sont pas comestibles pour l’être humain.
Il apprécie les emplacements ensoleillés ou à mi-ombre et supporte bien les périodes de sécheresse une fois installé. En le plantant, vous contribuez à offrir nourriture et abri à la faune locale.
Photo: Markus G. Klötzer, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Utilisations au jardin/paysage
Hauteur: 3 à 5 m
Largeur: 2 à 4 m
Floraison : mai à juin, fleurs blanches
Fruits : oui, baies rouge vif en fin d’été et en automne
Feuillage : caduc, souvent rougeoyant en automne
Sol : préfère les sols frais à humides, riches et profonds
Lumière : soleil à mi-ombre
Cet arbuste indigène se reconnaît à ses feuilles découpées en lobes, qui rappellent celles de l’érable. Ses inflorescences blanches présentent de petites fleurs fertiles au centre et de plus grandes fleurs décoratives sur le pourtour. Ses baies rouges persistent parfois jusqu’en hiver et nourrissent les oiseaux. Attention, les baies crues peuvent provoquer des troubles digestifs chez l’être humain.
Photo: Les baies de la viorne lantane en automne, dans les dunes de Ter Yde, à Coxyde. (Jeroen Verdonck)
Utilisations au jardin/paysage
Sources: Flore en ligne – Biologie végétale (UCLouvain), Atlas de la biodiversité en Wallonie – SPW, Liste officielle des essences indigènes wallonnes – SPW, Espèces exotiques envahissantes en Wallonie – SPW, Fiches botaniques et écologiques – Ecopedia, Fiches des essences indigènes – AWAF, Natagriwal – Mesures de gestion et essences indigènes, Plants of the World Online – Royal Botanic Gardens, Kew, INBO – Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek, Inventaire du patrimoine arboré – Patrimoine Bruxelles, Inventaire communal et patrimoine naturel de Silly – PCDR.
Cette page a été rédigée par Jeroen Verdonck (avec l'aide de IA) à partir de sources documentaires jugées fiables et des informations disponibles au moment de sa rédaction. Les textes ont fait l’objet d’une relecture attentive et approfondie. Les indications relatives à la présence locale de l’espèce reposent notamment sur les observations accessibles (Observations.be) et peuvent comporter une part d’interprétation ; elles ne constituent pas une étude scientifique spécifique à la commune. Toute correction, précision ou information complémentaire permettant d’améliorer cette page est la bienvenue.