Avec le Réseau Nature, nous proposons sur notre stand des plantes et des semences issues de nos jardins : principalement des plantes indigènes, ainsi que quelques espèces particulièrement utiles au jardin ou intéressantes pour la biodiversité.
Les bénéfices de cette vente contribuent à financer nos activités : entretien du site, organisation de balades et de visites, matériel et autres projets liés à notre action en faveur de la nature.
Toutes les plantes et semences proposées proviennent de jardins où aucun produit phytosanitaire n’est utilisé.
Pour donner à chaque plante les meilleures chances de s’épanouir, il est important de connaître ses besoins mais aussi de comprendre où elle pousse naturellement. Une plante de prairie sèche n’aura évidemment pas les mêmes besoins qu’une plante de sous-bois ou de zone humide.
Cette page vous aide à mieux connaître les différentes espèces proposées et à trouver, dans votre jardin, l’endroit qui leur conviendra le mieux.
Agrimonie commune | Agripaume cardiaque | Alliaire officinale |Ancolie commune | Anthémis des teinturiers |Aunée officinale |Bétoine officinale | Cardère poilue | Campanule à feuilles de pêcher |Campanule gantelée |Cardère poilue |Cardère sauvage |Centaurée jacée | Centhranthe rouge |Chicorée sauvage |Clinopode commun |Compagnon rouge | Coquelicot | Digitale pourpre |Épervière orangée | Épiaire des Alpes | Fenouil commun | Feveroles d'hiver | Grande camomille | Grande pimprenelle |Lychnis fleur-de-coucou |Lunaire annuelle |Marguerite commune | Mauve musquée |Mélange d’engrais verts |Molène blattaire | Molène bouillon-blanc | Molène noire | Moutarde blanche |Œillet superbe |Onagre bisannuelle | Origan commun |Oseille sanguine |Phacélie à feuilles de tanaisie | Potentille dressée |Pulmonaire officinale | Rose trémière | Reine-des-prés | Tournesol annuel | Trèfle d’Alexandrie |Salicaire commune |Saponaire officinale |Sarrasin commun |Sauge sclarée |Scrofulaire noueuse|Silène enflé |Véronique à longues feuilles | Vipérine commune
Agrimonia eupatoria
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 30–80 cm
L’agrimonie commune est une plante vivace de nos prairies, talus, lisières et bords de chemins. Elle apprécie surtout les endroits ensoleillés et les sols plutôt secs et bien drainés, souvent calcaires, mais elle supporte également une légère ombre. On peut ainsi la rencontrer à la lisière des bois ou le long de chemins forestiers suffisamment ouverts. Ses petites fleurs jaunes se succèdent le long de longues tiges dressées et attirent de nombreux insectes, notamment les abeilles sauvages et les petits coléoptères.
Après la floraison, l’agrimonie produit de petits fruits secs hérissés de crochets. Ceux-ci constituent une étonnante stratégie de dispersion : ils s’accrochent aux poils des animaux ou aux vêtements des promeneurs et voyagent ainsi parfois assez loin avant de tomber dans un nouvel endroit où les graines pourront germer. Dans les sachets, les « graines » sont donc conservées sous cette forme naturelle, avec leur petite enveloppe crochue.
Au jardin, elle trouvera sa place dans une prairie fleurie, une bordure naturelle, au pied d’une haie ou dans un endroit légèrement ombragé. Elle demande peu de soins une fois installée et supporte assez bien les périodes sèches. Une plante discrète et élégante, qui mérite sa place dans un jardin naturel et qui raconte à elle seule une belle histoire de dispersion des graines.
Leonurus cardiaca
Floraison : juin à août
Hauteur : 60–150 cm
L’agripaume cardiaque est une grande plante vivace de la famille des Lamiacées, originaire des régions tempérées d’Europe et d’Asie, jusqu’en Iran. Présente depuis très longtemps dans nos régions, elle a notamment été largement cultivée autrefois comme plante médicinale et s’est installée dans les endroits proches des habitations et des activités humaines. En Belgique, elle est aujourd’hui plutôt rare à l’état sauvage. On la rencontre dans les friches, au pied des haies, en lisière et dans les endroits riches en azote, souvent sur des sols frais et calcaires.
Ses petites fleurs rose pâle sont disposées en couronnes autour de la tige, comme chez beaucoup de plantes de la famille des Lamiacées. Elles attirent notamment les bourdons et les abeilles sauvages. Au jardin, elle apprécie une situation ensoleillée ou légèrement ombragée et un sol frais, riche en humus et bien drainé. Sa haute silhouette et ses feuilles profondément découpées lui donnent une belle présence dans une bordure naturelle ou au pied d’une haie. Elle se ressème assez facilement lorsque quelques tiges sont laissées en place.
L’agripaume possède également une longue histoire comme plante médicinale populaire. Son nom latin cardiaca fait référence à ses anciens usages liés au cœur, tandis que son nom français « agripaume » vient de son histoire dans la pharmacopée traditionnelle. Elle était autrefois une plante familière des jardins de simples et des jardins de curé.
Alliaria petiolata
Floraison : avril à juin
Hauteur : 30–100 cm
L’alliaire officinale est une plante bisannuelle très commune dans nos régions. Elle pousse naturellement dans les haies, les lisières, les sous-bois clairs et les endroits riches en humus, généralement à mi-ombre. Elle apprécie les sols frais et fertiles. Ses petites fleurs blanches à quatre pétales apparaissent au printemps, à une période où de nombreux insectes recherchent activement de nouvelles sources de nourriture.
Au jardin, elle trouvera facilement sa place au pied d’une haie, sous des arbres ou dans un coin un peu ombragé où le sol reste frais. Elle se ressème naturellement et peut former de petites populations là où les conditions lui conviennent. Les feuilles dégagent une forte odeur d’ail lorsqu’on les froisse, ce qui explique son nom. Elles sont comestibles et peuvent être utilisées crues dans les salades, les sauces ou comme condiment. Les jeunes feuilles sont particulièrement agréables au printemps, avant la floraison.
Ses graines sont également intéressantes : elles peuvent rester dans le sol et permettre à la plante de réapparaître les années suivantes. Une plante sauvage facile à accueillir, utile aux insectes et qui permet aussi de découvrir les saveurs de la flore spontanée.
Aquilegia vulgaris
Floraison : mai à juillet
Hauteur : 40–80 cm
L’ancolie commune est une plante délicate de nos sous-bois clairs, lisières, prairies et vieux jardins. Elle apprécie les sols frais, riches en humus et bien drainés, à la lumière douce ou à mi-ombre. Ses fleurs aux pétales délicatement prolongés par des éperons sont particulièrement élégantes et peuvent prendre des teintes bleues, violettes, roses ou blanches. Leur forme particulière est adaptée à la visite des bourdons, qui comptent parmi ses principaux pollinisateurs.
Au jardin, l’ancolie trouvera facilement sa place au pied d’un arbre, dans une bordure mi-ombragée ou dans un coin un peu sauvage. Elle supporte une certaine sécheresse une fois bien installée, mais préfère les sols qui restent légèrement frais. Elle se ressème volontiers autour du pied mère : laissez donc quelques fleurs produire leurs graines et vous verrez peut-être apparaître de nouvelles plantes au fil des années. Elle peut ainsi s’installer naturellement dans le jardin, sans demander beaucoup de soins.
Anthemis tinctoria (Cota tinctoria)
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 30 - 80cm
L’anthémis des teinturiers, Camomille jaune ou Œil de bœufest une plante lumineuse des prairies sèches, talus, bords de chemins et terrains ensoleillés. Elle aime les sols bien drainés, plutôt pauvres à moyennement riches, et supporte très bien les périodes de sécheresse. Ses nombreuses fleurs jaunes, semblables à de petites marguerites, se succèdent pendant une bonne partie de l’été et attirent une grande diversité d’insectes, notamment des abeilles sauvages, des syrphes et des papillons.
Au jardin, elle convient particulièrement aux endroits chauds et ensoleillés où les autres plantes ont parfois du mal à s’installer. Une terre trop riche ou trop humide favorisera surtout les feuilles au détriment des fleurs. Elle peut être plantée dans une prairie fleurie, une rocaille ou une bordure naturelle et demande peu de soins une fois installée. Son nom rappelle un ancien usage : ses fleurs étaient autrefois utilisées pour obtenir une teinture jaune. Laissez quelques fleurs monter en graines après la floraison et elle pourra se ressemer naturellement.
Inula helenium
Floraison : juillet à septembre
Hauteur : 100–200 cm
L’aunée officinale est une grande plante vivace à l’allure imposante, originaire d’Europe méridionale et orientale et d’Asie. Elle a été introduite et cultivée depuis très longtemps dans nos régions, notamment dans les jardins médicinaux et les potagers. On la rencontre aujourd’hui dans les prairies, les lisières, les fossés et les terrains frais. Elle apprécie les sols profonds, riches et frais, au soleil ou à mi-ombre. Ses grandes fleurs jaunes ressemblant à de petites marguerites apparaissent au sommet de hautes tiges et sont visitées par de nombreux insectes.
Au jardin, l’aunée mérite une place où elle peut prendre de l’ampleur : au fond d’une bordure, près d’une haie ou dans une prairie riche. Elle préfère une terre qui ne se dessèche pas trop en été, même si une plante bien installée peut supporter des périodes plus sèches. Son feuillage très large et ses hautes tiges lui donnent une présence spectaculaire, tandis que ses fleurs apportent une belle touche jaune au cœur de l’été.
L’aunée possède une longue histoire comme plante médicinale et aromatique. Sa grosse racine, fortement parfumée, était autrefois utilisée notamment pour préparer des infusions, des liqueurs et des préparations traditionnelles. Elle était également appréciée comme plante condimentaire et faisait partie des plantes cultivées dans les anciens jardins de simples. Une plante imposante et un peu oubliée, qui mérite pourtant une place dans un jardin naturel lorsqu’on dispose de suffisamment d’espace.
Stachys officinalis
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 20–60 cm
La bétoine officinale est une jolie plante de nos prairies, lisières, landes et sous-bois clairs. Elle apprécie les sols plutôt frais, bien drainés, souvent légèrement acides, et pousse aussi bien au soleil qu’à mi-ombre. Ses épis de petites fleurs rose pourpre se dressent au-dessus d’un feuillage bas et dense. Elles sont particulièrement appréciées des bourdons et de nombreuses abeilles sauvages, qui trouvent dans cette floraison estivale une source de nectar intéressante.
Au jardin, elle s’intègre facilement dans une prairie fleurie, une bordure naturelle ou au pied d’une haie. Elle reste relativement basse et peut former peu à peu de petites touffes, sans devenir envahissante. Une fois installée, elle demande peu de soins. La bétoine est également une plante médicinale connue depuis l’Antiquité et autrefois très utilisée dans la pharmacopée populaire. Aujourd’hui, on l’apprécie surtout pour sa belle floraison et son intérêt pour les pollinisateurs. Laissez quelques fleurs monter en graines pour favoriser son retour spontané d’une année à l’autre.
Campanula persicifolia
Floraison : juin à août
Hauteur : 40–90 cm
La campanule à feuilles de pêcher est une plante vivace élégante, présente dans les prairies, les lisières, les clairières et les talus. Elle apprécie les endroits lumineux, du plein soleil à la mi-ombre, ainsi que les sols bien drainés, plutôt frais et souvent calcaires. Ses grandes fleurs en cloche, d’un bleu-violet lumineux, s’épanouissent le long de tiges fines et dressées. Elles sont particulièrement appréciées des abeilles sauvages et des bourdons, qui viennent y chercher nectar et pollen.
Au jardin, elle convient aussi bien à une prairie fleurie qu’à une bordure, une lisière ou un coin plus naturel. Elle supporte une certaine sécheresse une fois bien installée, à condition que le sol soit correctement drainé. Sa silhouette légère lui permet de se mêler facilement à d’autres plantes sans les étouffer. Elle se ressème volontiers lorsque quelques fleurs sont laissées jusqu’à maturité. Une jolie plante indigène pour apporter de la verticalité et de belles touches bleu-violet au jardin, tout en offrant une ressource intéressante aux pollinisateurs.
Campanula trachelium
Floraison : juillet à août
Hauteur : 40–90 cm
La campanule gantelée est une plante vivace de nos bois clairs, lisières, haies et talus, particulièrement caractéristique des sols calcaires et riches en humus. Elle apprécie une terre fraîche, mais bien drainée, et se plaît au soleil doux comme à mi-ombre. Ses grandes fleurs en cloche, bleu-violet et légèrement penchées, apparaissent au cœur de l’été. Elles offrent notamment une ressource en pollen intéressante pour les abeilles et autres insectes floricoles.
Au jardin, elle trouvera naturellement sa place dans une bordure fraîche, au pied d’une haie ou en lisière d’un arbre, là où elle reçoit un peu de soleil sans être exposée toute la journée. Elle apprécie particulièrement les sols argileux ou calcaires qui restent légèrement frais. Une fois installée, elle demande peu de soins et peut se ressemer spontanément. Son feuillage rugueux, qui rappelle celui de l’ortie, lui a d’ailleurs valu son nom de « campanule à feuilles d’ortie ». Une belle plante indigène pour apporter de la hauteur et une touche de bleu-violet à un jardin naturel.
Dipsacus pilosus
Floraison : juillet à septembre
Hauteur : 80–150 cm
La cardère poilue est une plante sauvage assez discrète avant sa floraison, mais qui devient très élégante lorsqu’elle déploie ses petites inflorescences globuleuses blanc rosé. On la rencontre surtout dans les lisières, les clairières, les friches et les endroits riches et frais, souvent sur des sols plutôt humides. Elle apprécie une situation ensoleillée ou légèrement ombragée et peut profiter des terrains laissés un peu tranquilles.
Ses fleurs attirent différents insectes, notamment des abeilles sauvages et des syrphes. Après la floraison, les capitules restent longtemps en place et donnent à la plante une belle silhouette hivernale. Au jardin, installez-la dans une zone naturelle, une lisière ou au bord d’une haie, dans un sol qui ne se dessèche pas trop rapidement. Comme beaucoup de plantes sauvages, elle apprécie de pouvoir accomplir son cycle sans être systématiquement coupée. Laissez quelques capitules mûrir : la plante peut ainsi se ressemer et revenir spontanément d’une année à l’autre.
Dipsacus fullonum
Floraison : juillet à septembre
Hauteur : 100–200 cm
La cardère sauvage est une grande plante bien connue de nos prairies, friches, talus et bords de chemins. Elle apprécie les endroits ensoleillés et les sols assez riches, frais mais bien drainés. Sa haute tige porte des capitules ovales hérissés de petites bractées, autour desquels s’épanouissent progressivement de petites fleurs rose lilas. Sa floraison attire de nombreux insectes, notamment les bourdons, les abeilles sauvages et les papillons.
La cardère est particulièrement intéressante pour un jardin naturel : ses tiges sèches et ses capitules structurent le jardin en hiver et leurs graines constituent une ressource appréciée par certains oiseaux, notamment les chardonnerets. Les feuilles opposées forment à leur base de petites cuvettes capables de retenir l’eau de pluie, ce qui lui a valu le joli surnom de « cabaret des oiseaux ». Au jardin, donnez-lui une place ensoleillée où elle pourra prendre de la hauteur. Elle est bisannuelle : après avoir fleuri et produit ses graines, elle disparaît, mais se ressème facilement lorsque quelques capitules sont laissés en place.
Centaurea jacea
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 30–80 cm
La centaurée jacée est une plante typique de nos prairies, talus et bords de chemins. Elle apprécie les endroits ensoleillés et les sols plutôt pauvres à moyennement riches, frais à secs et bien drainés. Ses fleurs rose pourpre apparaissent tout au long de l’été et sont une véritable petite station-service pour les insectes : abeilles sauvages, bourdons, papillons et syrphes viennent y chercher nectar et pollen.
Au jardin, elle trouvera facilement sa place dans une prairie fleurie, une bordure naturelle ou un coin laissé un peu sauvage. Elle supporte assez bien la sécheresse une fois installée et demande peu de soins. Sa floraison tardive est particulièrement intéressante pour les pollinisateurs, car elle reste disponible alors que certaines fleurs printanières ont déjà disparu. Laissez quelques capitules monter en graines : la centaurée pourra ainsi se ressemer naturellement. Une plante simple et peu exigeante, mais précieuse pour maintenir une floraison diversifiée tout au long de la saison.
Centranthus ruber
Floraison : mai à septembre
Hauteur : 50-100 cm
La centranthe rouge est une plante vivace originaire du pourtour méditerranéen, aujourd’hui bien implantée dans les régions aux étés chauds et sur certains sites de Wallonie, notamment dans la vallée de la Meuse. Elle affectionne les endroits très ensoleillés, secs et pierreux : vieux murs, rochers, talus ou sols calcaires. Ses bouquets de petites fleurs rose vif à rouge, parfois blanches, se succèdent pendant plusieurs mois et offrent une abondante source de nectar aux abeilles, aux bourdons et à de nombreux papillons.
Au jardin, c’est une excellente plante pour les endroits chauds et difficiles : une rocaille, un vieux mur, une bordure très ensoleillée ou un sol pauvre et calcaire lui conviendront parfaitement. Elle supporte remarquablement bien la sécheresse une fois installée et demande très peu de soins. Elle se ressème facilement et peut même s’installer dans les fissures des murs et entre les pierres, où ses racines trouvent juste assez de terre. Contrairement à beaucoup de plantes de jardin, elle apprécie donc les endroits où la terre est maigre et où l’eau manque. Une belle plante pour apporter de la couleur tout en offrant une longue floraison aux insectes.
Cichorium intybus
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 50–120 cm
La chicorée sauvage est une plante vivace typique des bords de chemins, talus, friches et prairies maigres. Elle apprécie les endroits ensoleillés et les sols plutôt secs, bien drainés, souvent calcaires. Ses fleurs bleu vif s’ouvrent surtout le matin et se referment généralement au cours de l’après-midi, donnant à la plante une floraison légère mais très reconnaissable. Elles sont visitées par de nombreux insectes, notamment les abeilles sauvages et les syrphes.
Au jardin, elle trouvera sa place dans une prairie fleurie, un talus ou une bordure peu arrosée. Sa longue racine pivotante lui permet de supporter assez bien la sécheresse et elle demande peu de soins une fois installée. Elle peut se ressemer naturellement dans les endroits où le sol reste ouvert. La chicorée sauvage a également une longue histoire en cuisine : ses jeunes feuilles peuvent être consommées comme légume ou en salade, avec une légère amertume. La racine, torréfiée, est traditionnellement utilisée comme substitut du café. Une plante sauvage à la fois robuste, mellifère et utile au potager.
Cette histoire du café de chicorée est d’ailleurs particulièrement proche de chez nous. À Silly et Bassilly, la culture et surtout la transformation de la chicorée ont longtemps occupé une place importante dans la vie locale. Plusieurs familles y exploitaient des fabriques de chicorée, dont les maisons Vincart, Blondiau et Marin–Maquestiau. Certaines de ces entreprises ont fonctionné pendant plusieurs générations et leurs produits étaient vendus bien au-delà de la région. La chicorée fait donc partie du patrimoine agricole et industriel de Silly, au point que l’on peut encore aujourd’hui partir à la découverte des anciennes fabriques et des traces de cette histoire dans les villages.
Une plante sauvage à la fois robuste, mellifère, utile au potager et intimement liée à l’histoire locale.
Clinopodium vulgare
Floraison : juillet à septembre
Hauteur : 30–60 cm
Le clinopode commun est une plante vivace de nos prairies sèches, talus, lisières et bords de chemins. Il apprécie particulièrement les endroits ensoleillés et les sols pauvres, bien drainés, souvent calcaires. Ses petites fleurs rose violacé sont regroupées en bouquets serrés autour de la tige et apparaissent pendant une bonne partie de l’été. Leur nectar est apprécié notamment par les bourdons et les papillons.
Au jardin, il trouvera sa place dans une prairie sèche, une rocaille, un talus ou en bordure d’un arbre, au soleil ou à mi-ombre légère. Il supporte bien les périodes sèches une fois installé et demande peu de soins. Ses feuilles aromatiques peuvent être utilisées fraîches ou séchées comme condiment, ou pour préparer une tisane.
Et même lorsque la floraison est terminée, le clinopode reste intéressant : les calices et les tiges sèches prennent une teinte brune et gardent une belle structure légère. La photo ci-dessus montre justement la plante après la floraison, lorsqu’elle commence à former ses graines. En laissant les tiges en place, on permet aux graines d’arriver à maturité tout en conservant une jolie présence dans le jardin en fin de saison. Une plante discrète mais intéressante, aussi bien pour les insectes que pour son aspect naturel une fois fanée.
Silene dioica
Floraison : mai à septembre
Hauteur : 30–80 cm
Le compagnon rouge est une plante de nos prairies, lisières, haies et sous-bois clairs. Il apprécie les sols frais, riches en humus et plutôt bien drainés, au soleil ou à mi-ombre. Ses fleurs rose vif illuminent les endroits un peu sauvages du jardin et apparaissent pendant une longue période. Comme son nom latin l’indique, les fleurs mâles et femelles se trouvent généralement sur des plantes différentes. Elles attirent notamment les abeilles sauvages, les bourdons et les papillons.
Au jardin, il convient particulièrement aux prairies fleuries, aux bordures de haies ou aux zones fraîches où il peut se ressemer tranquillement. Il supporte une certaine ombre, mais une bonne luminosité favorise une floraison abondante. Laissez quelques fleurs produire leurs graines : le compagnon rouge se ressème facilement et peut ainsi s’installer durablement dans les endroits qui lui conviennent. Ses jeunes feuilles peuvent être consommées cuites, mais c’est surtout comme plante sauvage et ressource pour les insectes qu’il mérite une place au jardin.
Papaver rhoeas
Floraison : mai à juillet
Hauteur : 30–80 cm
Le coquelicot est une plante emblématique des champs, des moissons et des terrains remués. Il apprécie les endroits très ensoleillés et les sols plutôt légers et bien drainés. Ses grandes fleurs rouge vif apparaissent au début de l’été, souvent au-dessus d’une végétation basse, et apportent une touche spectaculaire aux prairies et jardins naturels. Elles sont riches en pollen et visitées par différents insectes, notamment des abeilles sauvages et des coléoptères.
Au jardin, le coquelicot aime les endroits où la végétation reste relativement ouverte : une prairie fleurie, un talus ou un coin de terre peu travaillé lui conviendra mieux qu’une bordure très dense. C’est une plante annuelle qui se maintient surtout grâce à ses graines. Après la floraison, laissez donc les capsules mûrir et se ressemer naturellement. Les graines peuvent rester longtemps dans le sol et germer lorsque celui-ci est à nouveau remué. Les fleurs sont fragiles et éphémères, mais leur succession peut durer plusieurs semaines : un bel exemple de plante qui apporte beaucoup de vie avec très peu d’entretien.
Digitalis purpurea
Floraison : juin à août
Hauteur : 60–150 cm
La digitale pourpre est une plante spectaculaire de nos lisières, clairières, talus et landes. Elle apprécie les sols plutôt frais, humifères et bien drainés, au soleil doux ou à mi-ombre. Sa grande hampe florale porte de nombreuses fleurs en forme de cloche, généralement rose pourpre et ponctuées de taches plus foncées à l’intérieur. Cette forme tubulaire est particulièrement adaptée aux bourdons, qui peuvent facilement atteindre le nectar en se glissant dans la fleur.
Au jardin, elle apporte de la hauteur et une belle présence dans une bordure naturelle, au pied d’une haie ou en lisière. La digitale est généralement bisannuelle : elle forme d’abord une rosette de feuilles, puis fleurit l’année suivante avant de produire une grande quantité de graines. Laissez quelques hampes monter à graines si vous souhaitez qu’elle se resème naturellement. Attention toutefois : toute la plante est très toxique en cas d’ingestion. Elle ne convient donc pas aux jardins où de jeunes enfants ou des animaux risquent de la consommer.
Pilosella aurantiaca
Floraison : mai à août
Hauteur : 20–50 cm
L’épervière orangée se reconnaît facilement à ses petits capitules d’un orange vif, qui illuminent les prairies et les talus au début de l’été. Elle apprécie les endroits ensoleillés et les sols plutôt pauvres, secs et bien drainés. Comme beaucoup de plantes de prairie, elle supporte mal la concurrence des végétaux très vigoureux : une terre peu fertile lui convient donc particulièrement bien.
Ses fleurs ouvertes offrent du nectar et du pollen à différents insectes, notamment aux abeilles sauvages et aux syrphes. Au jardin, elle peut trouver sa place dans une prairie fleurie, une rocaille ou une zone laissée relativement maigre et peu arrosée. Elle forme progressivement de petites rosettes et peut se multiplier facilement, notamment grâce à ses stolons. Laissez quelques fleurs monter en graines si vous souhaitez favoriser sa présence d’une année à l’autre. Une petite plante discrète par sa taille, mais très lumineuse au milieu d’une végétation plus basse.
Stachys alpina
Floraison : juin à août
Hauteur : 40–100 cm
L’épiaire des Alpes est une plante vivace de la famille des Lamiacées, que l’on rencontre surtout dans les bois clairs, les lisières, les haies et les endroits frais. Malgré son nom, elle n’est pas limitée aux régions alpines : elle est bien présente dans plusieurs régions d’Europe occidentale, notamment dans les zones vallonnées et boisées. Elle apprécie les sols riches en humus, frais et bien drainés, et se plaît surtout à mi-ombre ou dans une lumière douce.
Ses fleurs rose pourpre, assez grandes et regroupées en verticilles autour de la tige, sont particulièrement décoratives. Comme chez beaucoup de Lamiacées, elles sont adaptées à la pollinisation par les bourdons et les abeilles, qui peuvent atteindre le nectar grâce à la forme de la corolle. Son feuillage est assez grand, doux au toucher et dégage une légère odeur lorsqu’on le froisse.
Au jardin, elle trouvera naturellement sa place dans une lisière, au pied d’une haie ou dans un coin frais à mi-ombre. Elle peut apporter une belle touche de couleur dans les endroits où les plantes de plein soleil sont moins à leur aise. Laissez quelques tiges produire leurs graines si vous souhaitez qu’elle puisse se ressemer spontanément. Une belle plante sauvage, moins connue que la bétoine ou l’épiaire des bois, mais particulièrement intéressante pour un jardin qui laisse une place aux ambiances de sous-bois.
Foeniculum vulgare
Floraison : juillet à septembre
Hauteur : 100–200 cm
Le fenouil commun est une grande plante aromatique des terrains ouverts, secs et ensoleillés. On le rencontre naturellement dans les prairies sèches, les friches, les talus et les bords de chemins, surtout dans les régions au climat doux, comme ici, par exemple, autour du Moulin de la Saline à Cherrueix en France (photo). Il apprécie les sols bien drainés et supporte très bien la sécheresse une fois installé. Ses grandes ombelles de petites fleurs jaunes sont particulièrement riches en nectar et attirent une multitude d’insectes : abeilles sauvages, syrphes, petits coléoptères et papillons viennent y chercher leur nourriture.
Au jardin, le fenouil aime avoir de l’espace et peut devenir imposant. Installez-le au soleil, dans un sol plutôt sec, où son feuillage léger et ses hautes tiges apporteront une belle verticalité. Il se ressème facilement si les graines sont laissées à maturité. Les graines, au goût anisé, sont bien connues en cuisine et peuvent parfumer pains, légumes ou infusions. Le feuillage frais est également utilisé comme aromate. Une plante à la fois très décorative, généreuse pour les insectes et intéressante au potager.
Vicia faba
Floraison : avril à juin
Hauteur : 60–150 cm
La fève des marais est une grande plante annuelle ou bisannuelle cultivée depuis très longtemps pour ses graines comestibles. Elle apprécie les endroits ensoleillés et les sols profonds, frais et fertiles, mais bien drainés. Ses fleurs blanches marquées de taches noires sont particulièrement décoratives et attirent les bourdons, qui jouent un rôle important dans sa pollinisation.
Au jardin, la fève se cultive facilement au potager et peut être semée assez tôt, car elle supporte relativement bien les températures fraîches. Comme les autres légumineuses, elle forme sur ses racines des nodosités abritant des bactéries capables de fixer l’azote de l’air. Elle contribue ainsi à enrichir le sol et constitue une intéressante plante de rotation. Les jeunes gousses peuvent être consommées entières lorsqu’elles sont encore tendres, tandis que les graines mûres se cuisinent de nombreuses façons. Après la récolte, laissez si possible les racines en terre : elles continuent à restituer une partie de l’azote au sol.
Photo : Stefan Lefnaer — CC BY-SA 4.0
Tanacetum parthenium
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 30–60 cm
La grande camomille est une plante vivace ou bisannuelle très aromatique, originaire du sud-est de l’Europe et de l’ouest de l’Asie, jusqu’à l’Himalaya. Elle est cultivée depuis longtemps dans les jardins européens et s’est naturalisée dans de nombreuses régions, notamment en Belgique. Ses petites fleurs blanches à cœur jaune ressemblent à de minuscules marguerites et apparaissent pendant une bonne partie de l’été. Leur nectar attire notamment les abeilles et d’autres insectes floricoles.
Au jardin, elle apprécie le plein soleil et les sols légers, bien drainés, et supporte assez bien les sols pauvres une fois installée. Son feuillage très découpé dégage une odeur caractéristique lorsqu’on le froisse. Elle se ressème facilement et peut ainsi apparaître spontanément dans les bordures et les endroits un peu sauvages. C’est aussi une plante connue depuis longtemps pour ses usages médicinaux traditionnels, notamment contre les maux de tête, ce qui lui a valu son nom de « grande camomille ». Une plante simple et généreuse, à la fois décorative, aromatique et intéressante pour les insectes.
Sanguisorba officinalis
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 50–120 cm
La grande pimprenelle est une plante vivace de nos prairies fraîches, particulièrement caractéristique des prairies humides et des terrains qui restent frais une bonne partie de l’année. On la rencontre aussi dans les fossés, les talus et les lisières. Elle apprécie les sols riches en humus, frais à humides, au soleil ou à mi-ombre légère. Ses petits épis rouge foncé, portés par de longues tiges fines, sont assez discrets mais très élégants. Ils attirent notamment des abeilles sauvages et d’autres insectes à la recherche de nectar.
Au jardin, elle convient particulièrement bien à une prairie fraîche ou à une zone où le sol ne se dessèche pas trop en été. Elle peut également trouver sa place dans une bordure naturelle, pour autant que le terrain ne soit pas trop sec. Laissez quelques fleurs arriver à maturité : les petits fruits secs se forment alors dans les anciens épis et contiennent les graines. La plante peut ainsi se ressemer naturellement lorsque les conditions lui conviennent.
La grande pimprenelle a également une histoire intéressante comme plante comestible et médicinale. Les jeunes feuilles ont un goût frais, légèrement concombré, et peuvent être ajoutées en petite quantité aux salades ou utilisées comme herbe aromatique. Elle est également une plante hôte importante pour certaines espèces de papillons, dont l’Azuré de la sanguisorbe, qui dépend étroitement de cette plante pour son cycle de vie. Une plante particulièrement intéressante pour les prairies naturelles et les jardins qui souhaitent accueillir davantage de biodiversité.
Silene flos-cuculi
Floraison : mai-juin
Hauteur : 30-60 cm
La lychnis fleur-de-coucou est une plante vivace typique des prairies fraîches et humides, des fossés et des zones régulièrement inondées. Elle apprécie les sols riches et frais, voire temporairement gorgés d’eau, et pousse surtout dans les endroits ensoleillés. Ses fleurs rose tendre, aux pétales profondément découpés, donnent à la plante une allure légère et presque aérienne. Elles attirent notamment les bourdons, les abeilles sauvages et les papillons.
Un bel exemple se trouve tout près de chez nous, le long de la Rue Wastinelle : de l’autre côté du cours d’eau, en face de la station d’épuration, se trouve notamment une prairie d’inondation, une sorte de cuvette naturelle située entre le ruisseau du Marais et un fossé de dérivation. Ces prairies régulièrement humides constituent exactement le type de milieu où la lychnis fleur-de-coucou peut pousser naturellement.
Au jardin, elle convient donc particulièrement bien à une prairie humide, au bord d’un fossé, d’une mare ou dans une zone qui reste fraîche une bonne partie de l’année. Elle supporte mal les sols qui s’assèchent fortement en été. Laissez quelques fleurs monter en graines si vous souhaitez favoriser sa présence naturelle d’une année à l’autre.
Si nous avons choisi la lychnis fleur-de-coucou comme symbole de notre mouvement, ce n’est pas un hasard. Autrefois très répandues à Silly, notamment le long des cours d’eau dans les prairies humides, ces prairies fleuries ont presque disparu avec l’évolution récente de l’agriculture et de la sylviculture, notamment en raison de leur transformation en plantations de peupliers. La délicatesse de cette fleur nous rappelle la fragilité de notre nature et l’importance de la préserver. Mais il suffit de s’en approcher pour découvrir toute sa beauté, parfois invisible à distance. C’est aussi ce que nous souhaitons faire avec notre mouvement : rapprocher chacun de la nature, apprendre à mieux la connaître et, par l’émerveillement qu’elle suscite, donner davantage envie de la protéger.
Lunaria annua
Floraison : avril à juin
Hauteur : 50–100 cm
La lunaire annuelle est une plante bisannuelle très reconnaissable, souvent présente dans les jardins anciens, les lisières, les talus et les endroits semi-ombragés. Malgré son nom, elle vit généralement deux ans : la première année, elle forme une rosette de feuilles, puis elle fleurit au printemps suivant. Elle apprécie les sols riches et frais, au soleil ou à mi-ombre, et se plaît particulièrement dans les endroits protégés où elle peut se ressemer naturellement.
Ses fleurs violettes, parfois blanches, apparaissent au printemps et sont appréciées par les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Mais c’est surtout après la floraison que la plante devient célèbre : elle produit de grandes siliques rondes et translucides, dont la cloison centrale ressemble à de petites pièces argentées. Ces « pièces de monnaie » restent longtemps décoratives sur les tiges sèches et sont très utilisées dans les bouquets secs. Au jardin, laissez quelques tiges mûrir : la lunaire se ressème facilement et peut revenir spontanément d’une année à l’autre.
La lunaire est ainsi particulièrement intéressante pour une lisière, un pied de haie ou un coin de jardin un peu sauvage. Elle apporte une floraison printanière aux insectes, puis une structure très décorative lorsque les graines arrivent à maturité. Une plante à la fois facile, élégante et amusante à observer au fil des saisons.
Leucanthemum vulgare
Floraison : mai à septembre
Hauteur : 30–80 cm
La marguerite commune est une plante emblématique de nos prairies, talus et bords de chemins. Elle apprécie les endroits lumineux et les sols plutôt pauvres, frais à secs et bien drainés. Ses grandes fleurs blanches au cœur jaune apportent une touche simple et lumineuse au jardin tout au long de l’été. Elles sont visitées par une grande diversité d’insectes, notamment des abeilles sauvages, des syrphes et des coléoptères, qui viennent chercher nectar et pollen.
Au jardin, elle trouvera naturellement sa place dans une prairie fleurie, une bordure un peu sauvage ou parmi les graminées. Elle demande peu de soins et supporte assez bien la sécheresse une fois installée. Évitez simplement les sols trop riches et les fertilisations excessives, qui favorisent les plantes concurrentes au détriment de la marguerite. Après la floraison, laissez quelques fleurs monter en graines : elle pourra ainsi se ressemer spontanément et participer durablement à la création d’un petit espace fleuri favorable à la faune.
Malva moschata
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 30–80 cm
La mauve musquée est une élégante plante vivace de nos prairies, talus, bords de chemins et lisières. Elle apprécie les endroits ensoleillés et les sols plutôt secs à frais, bien drainés et pas trop riches. Ses grandes fleurs rose pâle, parfois presque blanches, apparaissent tout au long de l’été. Son feuillage finement découpé et ses fleurs délicates lui donnent une allure légère et champêtre. Lorsqu’on froisse ses feuilles ou ses fleurs, elles peuvent dégager une légère odeur musquée, à l’origine de son nom.
Au jardin, elle convient très bien à une prairie fleurie, une bordure naturelle ou un talus ensoleillé. Elle demande peu de soins et supporte assez bien les périodes sèches une fois installée. Ses fleurs sont visitées par de nombreux insectes, notamment les abeilles et les bourdons. Elle peut se ressemer naturellement si quelques fleurs sont laissées jusqu’à la formation des graines.
Comme d’autres mauves, elle possède également une longue histoire comme plante alimentaire et médicinale traditionnelle. Ses jeunes feuilles et ses fleurs sont comestibles et peuvent agrémenter les salades ou certains plats. Une jolie plante indigène, facile à accueillir et particulièrement agréable dans un jardin où l’on souhaite garder un aspect naturel.
Un mélange de plantes utiles pour couvrir et protéger le sol entre deux cultures. Les engrais verts poussent rapidement, limitent l’érosion et le développement des plantes indésirables et produisent une importante quantité de matière organique. Certaines espèces, comme les trèfles, contribuent également à enrichir le sol en azote, tandis que d’autres, comme le sarrasin ou la moutarde, offrent une floraison abondante appréciée des insectes.
Le mélange proposé peut comprendre différentes espèces selon les disponibilités : sarrasin (Fagopyrum esculentum), moutarde blanche (Sinapis alba), trèfle d’Alexandrie (Trifolium alexandrinum), fève (Vicia faba) ou d’autres plantes adaptées à cet usage. L’intérêt d’un mélange est justement de combiner des plantes aux caractéristiques différentes et de couvrir le sol avec une végétation variée.
Semé après une culture ou sur une parcelle laissée temporairement libre, le mélange peut être fauché avant la montée en graines et laissé sur place comme couverture végétale. Il permet ainsi de garder un sol vivant et protégé tout en offrant, pendant sa croissance, nourriture et abri à de nombreux insectes.
Verbascum blattaria
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 60–120 cm
La molène blattaire est une élégante plante des terrains ouverts, des prairies maigres, des talus et des bords de chemins. Elle apprécie les endroits ensoleillés et les sols bien drainés, plutôt secs et pas trop riches. Ses fleurs jaunes, parfois blanches, se succèdent le long d’une tige fine et dressée, donnant à la plante une allure plus légère que celle des grandes molènes à feuillage très velu.
Ses fleurs offrent du nectar et du pollen à différents insectes, notamment aux abeilles sauvages et aux bourdons. Au jardin, elle trouvera sa place dans une prairie fleurie, une bordure naturelle ou un coin peu arrosé. Comme les autres molènes, elle fonctionne souvent sur un cycle bisannuel : une rosette de feuilles se forme d’abord au ras du sol, avant que la floraison n’apparaisse l’année suivante. Laissez quelques tiges produire leurs graines si vous souhaitez qu’elle se maintienne naturellement. Elle apprécie les sols ouverts et peut ainsi apparaître spontanément dans les endroits peu travaillés du jardin.
Verbascum thapsus
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 80–200 cm
Le bouillon-blanc est une grande plante des terrains ouverts, secs et ensoleillés. On le rencontre notamment sur les talus, les bords de chemins, les friches et les sols remués, où sa silhouette imposante se repère de loin. La première année, il forme surtout une rosette de grandes feuilles couvertes d’un fin duvet blanchâtre. L’année suivante, une haute tige se dresse et se couvre progressivement de nombreuses fleurs jaunes.
Sa floraison estivale offre une ressource appréciée par différents insectes, notamment les abeilles et les bourdons. Les graines peuvent également être consommées par certains oiseaux. Au jardin, choisissez-lui un emplacement bien ensoleillé, plutôt sec et suffisamment dégagé pour lui permettre de développer sa haute hampe florale. Il supporte les sols pauvres et calcaires et demande très peu d’entretien. Le bouillon-blanc est une plante bisannuelle : après avoir fleuri et produit ses nombreuses graines, le pied disparaît, mais il peut se ressemer spontanément dans les endroits qui lui conviennent.
Verbascum nigrum
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 60–120 cm
La molène noire est une plante élégante de nos prairies, talus, lisières et terrains ouverts. Elle apprécie le soleil et les sols plutôt secs, bien drainés, pauvres à moyennement riches, et supporte assez bien la sécheresse une fois installée. Sa haute tige porte de nombreuses fleurs jaune vif, reconnaissables à leurs étamines couvertes de poils violets. Cette floraison prolongée est visitée par de nombreux insectes, notamment des abeilles sauvages et des bourdons.
Au jardin, elle trouvera naturellement sa place dans une prairie fleurie, une bordure ensoleillée ou un coin un peu sauvage. Évitez les sols constamment humides et les endroits trop riches, où elle risque d’être rapidement dominée par une végétation plus vigoureuse. La molène noire est une plante bisannuelle ou parfois de courte durée de vie, mais elle se ressème facilement si l’on laisse quelques hampes monter en graines. Une bonne façon de lui permettre de réapparaître spontanément d’une année à l’autre.
Sinapis alba
Floraison : mai à septembre
Hauteur : 30–100 cm
La moutarde blanche est une plante annuelle à croissance rapide, reconnaissable à ses fleurs jaunes lumineuses et à ses graines qui renferment le goût piquant caractéristique de la moutarde. Elle apprécie les endroits ensoleillés et les sols plutôt riches, frais mais bien drainés. On la rencontre notamment dans les champs, les terrains remués et les friches. Sa floraison est très appréciée de nombreux insectes, notamment des abeilles et des syrphes, qui viennent y chercher nectar et pollen.
Au jardin, la moutarde blanche est surtout intéressante comme plante de couverture et comme engrais vert. Semée entre deux cultures, elle pousse rapidement, couvre le sol et produit une importante masse végétale qui peut ensuite être broyée ou incorporée au sol. Elle peut également trouver sa place dans une zone fleurie temporaire. Les jeunes feuilles sont comestibles et peuvent être consommées crues ou cuites, avec une saveur légèrement piquante. Ses graines sont bien sûr utilisées pour préparer la moutarde. Si vous souhaitez éviter qu’elle ne se ressème trop abondamment, fauchez-la avant la maturité des graines.
Dianthus superbus
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 30–60 cm
L’œillet superbe est une plante vivace délicate et élégante, reconnaissable à ses fleurs rose pâle aux pétales profondément découpés, presque frangés. Il pousse naturellement dans les prairies fraîches, les landes, les lisières et les zones humides, généralement sur des sols pauvres à moyennement riches. Il apprécie les endroits ensoleillés à légèrement ombragés, avec un sol frais mais bien drainé.
Ses fleurs parfumées attirent différents insectes, notamment les papillons et les abeilles. La longue floraison estivale apporte une touche légère et naturelle aux prairies fleuries. Comme son nectar est relativement profond, les insectes munis d’une longue trompe, en particulier certains papillons, sont bien adaptés à sa pollinisation.
Au jardin, l’œillet superbe convient particulièrement à une prairie naturelle, une bordure peu fertilisée ou un endroit où le sol reste légèrement frais en été. Évitez les terres trop riches : une végétation très vigoureuse risquerait de le concurrencer. Laissez quelques fleurs monter en graines afin qu’il puisse se ressemer naturellement. Une plante indigène particulièrement élégante, dont les fleurs finement découpées donnent beaucoup de charme à une prairie fleurie.
Oenothera biennis
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 80–150 cm
L’onagre bisannuelle est une grande plante des terrains ouverts, secs et ensoleillés. On la rencontre dans les friches, les talus, les bords de chemins et les sols récemment remués. Elle apprécie les terres bien drainées, même pauvres, et supporte assez bien la sécheresse. Ses grandes fleurs jaunes s’ouvrent en fin de journée, souvent rapidement au crépuscule, et attirent alors de nombreux papillons de nuit, ainsi que des insectes qui viennent profiter de son nectar.
Au jardin, elle trouvera sa place dans une prairie fleurie, une bordure naturelle ou un coin un peu sauvage. Sa floraison estivale apporte de la couleur à une période où certaines plantes de prairie commencent déjà à se faner. Elle est bisannuelle : la première année, elle forme une rosette de feuilles, puis développe l’année suivante sa grande hampe florale avant de produire de nombreuses graines. Elle se ressème facilement dans les sols ouverts et peut ainsi s’installer spontanément d’une année à l’autre. Ses graines sont également appréciées par certains oiseaux. Autrefois, différentes parties de l’onagre étaient utilisées en cuisine, notamment sa racine, ce qui lui a valu plusieurs usages traditionnels.
Origanum vulgare
Floraison : juillet à septembre
Hauteur: 30–60 cm
L’origan commun, aussi appelé marjolaine sauvage, est une plante vivace bien présente dans nos régions. Il pousse naturellement dans les prairies sèches, les talus, les lisières et les endroits pierreux, souvent sur des sols calcaires, pauvres à moyennement riches. Il aime le soleil et les terrains bien drainés et supporte très bien la sécheresse une fois installé. Ses petites fleurs rose violacé, regroupées en bouquets au sommet des tiges, sont particulièrement riches en nectar. Elles attirent une grande diversité d’insectes : abeilles domestiques, bourdons, abeilles sauvages, syrphes et papillons viennent s’y nourrir pendant une bonne partie de l’été.
Au jardin, installez-le dans un endroit bien ensoleillé, dans une terre plutôt pauvre et qui ne reste pas humide en hiver. Une rocaille, un talus ou une bordure naturelle lui conviendront parfaitement. Plus il reçoit de soleil, plus son feuillage développe son parfum caractéristique. C’est bien sûr aussi une plante aromatique incontournable en cuisine : ses feuilles fraîches ou séchées parfument pizzas, sauces, salades et de nombreux plats méditerranéens. Laissez une partie des tiges fleurir jusqu’à la fin de la saison : vous profiterez ainsi à la fois de son intérêt pour les pollinisateurs et de ses jolies inflorescences, qui restent décoratives une fois sèches.
Rumex sanguineus
Floraison : mai à juillet
Hauteur: 30–80 cm
L’oseille sanguine est une plante vivace de nos sous-bois, lisières, haies et prairies fraîches. Elle apprécie les sols riches en humus, frais et plutôt humides, à mi-ombre ou dans une lumière douce. Elle se reconnaît facilement à ses feuilles vertes parcourues de nervures rouge sombre, particulièrement visibles au printemps. Ses petites fleurs verdâtres et rougeâtres sont assez discrètes, mais la plante apporte une belle touche de couleur au feuillage d’un jardin naturel.
Au jardin, elle trouvera naturellement sa place dans une bordure fraîche, au pied d’une haie ou dans un coin légèrement ombragé. Elle demande peu de soins une fois installée et peut se maintenir durablement lorsque le sol reste suffisamment frais. Comme les autres oseilles, ses jeunes feuilles ont une saveur légèrement acidulée et peuvent être utilisées en petite quantité dans les salades ou pour relever certains plats.
Une plante simple et élégante, intéressante à la fois pour son feuillage particulier et pour créer des conditions favorables à une végétation plus naturelle au jardin.
Phacelia tanacetifolia
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 50-100 cm
La phacélie est une plante annuelle originaire d’Amérique du Nord, aujourd’hui largement cultivée et naturalisée dans de nombreuses régions. Elle apprécie les endroits ensoleillés et les sols bien drainés, même relativement pauvres. Ses fleurs bleu violacé, regroupées en élégantes inflorescences enroulées, apparaissent tout au long de l’été et sont particulièrement appréciées des insectes. Sa floraison riche en nectar attire notamment les abeilles domestiques, les abeilles sauvages, les bourdons et de nombreux autres pollinisateurs.
Au jardin, la phacélie est très facile à cultiver et constitue un excellent choix pour une zone fleurie ou un espace temporaire entre deux cultures. Elle pousse rapidement et peut également être utilisée comme engrais vert : sa végétation abondante couvre le sol et, une fois fauchée, restitue une partie de sa matière organique. Si vous souhaitez profiter longtemps de sa floraison et de son intérêt pour les insectes, laissez simplement quelques plants fleurir jusqu’à la formation des graines. Elle se ressème facilement dans les endroits qui lui conviennent.
Potentilla recta
Floraison : mai à août
Hauteur : 30–80 cm
La potentille dressée est une plante vivace des prairies sèches, talus, bords de chemins et terrains ouverts. Elle apprécie particulièrement les endroits ensoleillés et les sols bien drainés, plutôt secs et souvent calcaires. Ses fleurs jaunes à cinq pétales apparaissent pendant une longue période au-dessus d’un feuillage découpé et couvert de petits poils. Elles offrent pollen et nectar à différents insectes, notamment aux abeilles sauvages et aux petits coléoptères.
Au jardin, elle trouvera sa place dans une prairie fleurie, une rocaille ou un talus ensoleillé, où elle supportera assez bien les périodes sèches une fois installée. Elle demande peu de soins et garde une silhouette légère qui se mêle facilement à d’autres plantes sauvages. Elle peut se ressemer naturellement dans les endroits où le sol reste ouvert. Une bonne plante pour les coins secs et ensoleillés où l’on souhaite favoriser une végétation diversifiée sans devoir arroser régulièrement.
Pulmonaria officinalis
Floraison : mars à mai
Hauteur : 20–40 cm
La pulmonaire officinale est l’une des premières plantes à fleurir au printemps. Elle pousse naturellement dans les sous-bois, les lisières et les endroits frais et riches en humus, généralement à mi-ombre ou à l’ombre légère. Ses fleurs passent souvent du rose au bleu-violet au cours de leur développement, ce qui donne à la plante un aspect particulièrement charmant au début du printemps. Elles offrent une source de nectar précieuse à une période où les ressources sont encore rares, notamment pour les premiers bourdons et abeilles sauvages.
Au jardin, elle est idéale au pied des arbres, dans une haie ou dans un coin frais où elle peut profiter de la lumière printanière avant que les feuillages ne deviennent trop denses. Son feuillage vert est souvent joliment marqué de taches argentées et reste décoratif après la floraison. Elle forme progressivement de petites colonies et demande peu de soins une fois installée. Son nom rappelle son ancien usage médicinal traditionnel pour les affections respiratoires, même si ces usages ne doivent pas être confondus avec un conseil médical.
Alcea rosea
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 150–250 cm
La rose trémière est une grande plante bien connue des jardins anciens, avec ses longues hampes couvertes de grandes fleurs roses, rouges, blanches ou pourpres. Contrairement à beaucoup de plantes proposées ici, elle n’est pas une plante indigène de nos régions : son origine se situe en Turquie et plus largement en Asie occidentale. Elle est cultivée en Europe depuis plusieurs siècles et s’est parfois naturalisée autour des habitations, dans les friches et les endroits où le sol a été remué.
Au jardin, elle apprécie le plein soleil et une terre profonde, fertile et bien drainée. Sa haute silhouette convient particulièrement bien au pied d’un mur, le long d’une clôture ou au fond d’une bordure. Les grandes fleurs sont visitées par les abeilles et les papillons. Elle est généralement bisannuelle ou de courte durée de vie, mais se ressème facilement si quelques fleurs sont laissées jusqu’à maturité. Elle peut ainsi réapparaître spontanément d’une année à l’autre, parfois dans les endroits les plus inattendus du jardin.
La rose trémière a également une longue histoire au jardin : elle est cultivée comme plante ornementale en Europe depuis le Moyen Âge et ses fleurs ont notamment été utilisées pour produire des teintures. Une plante idéale pour donner de la hauteur et un caractère un peu ancien et champêtre à un jardin.
Filipendula ulmaria
Floraison : juin à août
Hauteur : 80–150 cm
La reine-des-prés est une grande plante vivace caractéristique des prairies humides, fossés, berges, marais et lisières fraîches. Elle apprécie les sols riches, frais à humides, et supporte même d’avoir les pieds dans une terre régulièrement détrempée. Elle préfère une situation ensoleillée, mais tolère également la mi-ombre. Ses grandes inflorescences blanc crème, formées d’une multitude de petites fleurs, dégagent un parfum doux et sucré particulièrement agréable. Elles attirent de nombreux insectes, notamment les abeilles, les syrphes et les coléoptères.
Au jardin, la reine-des-prés est idéale pour une zone humide, au bord d’une mare ou dans un endroit où le sol reste frais en été. Elle peut former de belles touffes et apporter beaucoup de hauteur et de légèreté à une végétation naturelle. La photo montre la reine-des-prés dans son milieu naturel, dans la réserve 'Les Prés Rosières' à Lessines. C’est exactement le type de milieu frais et humide qu’elle apprécie et où elle peut former de belles populations. Ses fleurs sont particulièrement intéressantes pour les insectes à une période où les floraisons printanières commencent à diminuer.
La plante possède également une longue histoire dans les usages traditionnels. Ses fleurs et sommités fleuries ont notamment été utilisées pour préparer des infusions parfumées. Son parfum doux et légèrement amandé en fait également une plante intéressante à découvrir simplement pour le plaisir des sens. Une belle plante de nos zones humides, à la fois élégante, parfumée et précieuse pour la
Lythrum salicaria
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 60–150 cm
La salicaire commune est une plante vivace typique des milieux humides : berges des rivières et des étangs, fossés, prairies humides et marais. Elle apprécie les sols frais à humides et riches en matière organique, au soleil ou à mi-ombre légère. Ses longues grappes de fleurs rose pourpre apportent beaucoup de couleur au bord de l’eau en plein été. Elles sont particulièrement riches en nectar et attirent une grande diversité d’insectes, notamment les abeilles sauvages, les bourdons, les syrphes et les papillons.
Au jardin, elle convient particulièrement bien à un endroit qui reste frais, par exemple au bord d’une mare, dans une zone humide ou dans un sol qui ne se dessèche pas en été. Elle peut former de belles touffes et constitue une excellente plante pour donner de la hauteur à une végétation naturelle. Sa longue floraison est précieuse pour les pollinisateurs à une période où de nombreuses plantes printanières ont déjà terminé leur cycle. Laissez quelques tiges monter en graines : la salicaire produit de très nombreuses petites graines qui peuvent être dispersées par l’eau. Une belle plante indigène pour les jardins qui peuvent accueillir un petit coin humide.
Saponaria officinalis
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 40–70 cm
La saponaire officinale est une plante vivace de nos bords de chemins, lisières, berges et terrains ouverts. Elle apprécie les endroits ensoleillés ou légèrement ombragés et les sols plutôt secs à frais, souvent calcaires et bien drainés. Ses fleurs rose pâle, parfois presque blanches, sont délicatement parfumées et s’épanouissent pendant une longue période en été. Leur nectar, assez profondément caché dans la fleur, est particulièrement accessible aux papillons munis d’une longue trompe, mais d’autres insectes viennent également la visiter.
Au jardin, elle trouvera sa place dans une bordure naturelle, au pied d’une haie ou dans une zone un peu sauvage, au soleil ou à mi-ombre. Elle s’étend facilement grâce à ses rhizomes et peut donc former de belles touffes, voire prendre ses aises dans un petit jardin. Son nom vient du latin sapo, « savon » : ses racines contiennent des saponines qui produisent une mousse au contact de l’eau. Elles étaient autrefois utilisées pour laver les tissus délicats. Une plante intéressante à la fois pour sa floraison parfumée, les insectes qu’elle accueille et cette étonnante utilisation traditionnelle.
Fagopyrum esculentum
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 40–100 cm
Le sarrasin est une plante annuelle à la croissance rapide, reconnaissable à ses petites fleurs blanches ou rosées. Malgré son nom, ce n’est pas une céréale mais une plante de la famille des Polygonacées, comme l’oseille. Il apprécie les endroits ensoleillés et les sols bien drainés, même relativement pauvres, et pousse rapidement en couvrant le sol.
Sa floraison est particulièrement intéressante pour les pollinisateurs : les fleurs produisent du nectar et sont visitées par les abeilles, les bourdons et de nombreux autres insectes. Au jardin, le sarrasin peut être utilisé comme engrais vert entre deux cultures. Il pousse rapidement, couvre le sol et limite le développement des plantes indésirables. Il peut aussi être cultivé simplement pour sa floraison, qui apporte une touche légère et champêtre au jardin. Ses graines sont bien connues en cuisine : elles permettent notamment de produire la farine de sarrasin utilisée pour les galettes bretonnes. Une plante à la fois utile au sol, intéressante pour les insectes et appréciée en cuisine.
Photo: Christer Johansson - CC BY-SA 3.0
Dipsacus pilosus
Floraison : juin à août
Hauteur : 60–120 cm
La sauge sclarée est une grande plante aromatique au port spectaculaire, originaire du bassin méditerranéen et appréciant les endroits chauds, ensoleillés et bien drainés. Elle forme une rosette de grandes feuilles velues et développe en été de hautes tiges portant des fleurs blanc rosé à lilas, entourées de bractées très décoratives. Leur forme attire particulièrement les abeilles et les bourdons, qui viennent y chercher le nectar.
Au jardin, choisissez-lui un emplacement en plein soleil, dans un sol plutôt sec, léger et bien drainé. Elle supporte assez bien la sécheresse une fois installée, mais redoute les terres lourdes qui restent humides en hiver. Son feuillage très parfumé et sa floraison imposante en font une belle plante pour une bordure naturelle ou un jardin d’aromatiques. La sauge sclarée est aussi connue pour son utilisation traditionnelle comme plante aromatique et pour son parfum caractéristique. Elle se ressème volontiers si les inflorescences sont laissées en place.
Scrophularia nodosa
Floraison : juin à août
Hauteur : 60–120 cm
La scrofulaire noueuse est une grande plante vivace assez discrète, mais bien présente dans les sous-bois, les lisières, les haies et les endroits frais. Elle apprécie les sols riches en humus, frais et plutôt bien drainés, et se plaît surtout à mi-ombre ou à l’ombre légère. Ses petites fleurs brun-rouge à verdâtres, regroupées en panicules dressées, sont moins spectaculaires que celles de nombreuses plantes de jardin, mais elles constituent une ressource intéressante pour les insectes, notamment les abeilles et certains insectes à longue trompe.
Au jardin, elle trouvera facilement sa place au pied d’une haie, en lisière ou dans un coin frais et peu exposé au soleil. Son feuillage sombre et ses tiges dressées donnent une belle structure à une végétation naturelle. Elle peut se maintenir durablement une fois installée et se ressemer dans les endroits qui lui conviennent. Son nom « noueuse » fait référence aux renflements caractéristiques de ses rhizomes, autrefois associés à certains usages médicinaux populaires. Une plante plutôt discrète, mais intéressante pour recréer un petit coin de sous-bois ou de lisière dans le jardin.
Silene vulgaris
Floraison : mai à septembre
Hauteur : 30–60 cm
Le silène enflé est une plante vivace assez commune de nos prairies, talus, bords de chemins et terrains ouverts. Il apprécie les endroits ensoleillés et les sols plutôt secs à frais, bien drainés, souvent pauvres à moyennement riches. Ses fleurs blanches, aux pétales profondément découpés, se reconnaissent facilement à leur calice très gonflé, semblable à un petit ballon. Elles restent ouvertes jour et nuit et dégagent le soir un agréable parfum qui attire notamment les papillons de nuit, tandis que les abeilles et les bourdons viennent également y chercher du nectar et du pollen.
Au jardin, le silène enflé trouvera sa place dans une prairie fleurie, une bordure naturelle ou un talus ensoleillé. Il demande peu de soins et peut se maintenir spontanément là où le sol reste relativement ouvert. C’est aussi une plante intéressante à connaître pour la cuisine sauvage : ses jeunes feuilles et pousses sont traditionnellement consommées dans certaines régions d’Europe, crues lorsqu’elles sont très jeunes ou cuites comme un légume. Si vous souhaitez favoriser sa présence au jardin, laissez quelques plantes aller jusqu’à la graine : elles pourront ainsi se ressemer naturellement d’une année à
Photo: MurielBendel - CC BY-SA 4.0
Helianthus annuus
Floraison : juillet à octobre
Hauteur : 150–300 cm
Le tournesol annuel est une grande plante spectaculaire, facile à reconnaître avec ses larges capitules jaunes qui suivent la lumière. Originaire d’Amérique du Nord, il apprécie les endroits très ensoleillés et les sols profonds, fertiles et suffisamment frais. Sa floraison généreuse attire de nombreux insectes, notamment les abeilles et les bourdons, qui viennent y chercher nectar et pollen.
Au jardin, réservez-lui un endroit bien ensoleillé et suffisamment dégagé : certaines variétés peuvent dépasser deux mètres et former de véritables murs végétaux. Il pousse rapidement à partir de graines et convient aussi très bien au fond d’une prairie fleurie ou d’un potager. Après la floraison, les graines mûres constituent une nourriture appréciée par les oiseaux, notamment les mésanges et les chardonnerets. On peut donc laisser les capitules en place pendant l’hiver plutôt que de les couper trop rapidement : le tournesol continue ainsi à rendre service au jardin bien après sa floraison.
Trifolium alexandrinum
Floraison : mai à août
Hauteur : 20–60 cm
Le trèfle d’Alexandrie est une plante annuelle à croissance rapide, traditionnellement cultivée comme fourrage et comme engrais vert. Il apprécie les endroits ensoleillés et les sols fertiles, frais mais bien drainés. Ses petites fleurs blanches à crème, regroupées en têtes allongées, sont riches en nectar et attirent notamment les abeilles et les bourdons.
Au jardin, il est particulièrement intéressant entre deux cultures. Comme les autres légumineuses, il vit en association avec des bactéries présentes dans ses racines, ce qui lui permet de fixer l’azote atmosphérique et d’enrichir progressivement le sol. Sa croissance rapide produit également une bonne quantité de matière végétale qui peut être fauchée avant la floraison et laissée sur place ou incorporée au sol. Il convient donc très bien comme couvert végétal ou engrais vert, tout en offrant une floraison utile aux pollinisateurs. Originaire du bassin méditerranéen, il apprécie la chaleur et supporte une certaine sécheresse, mais il est moins adapté aux sols très humides ou aux hivers rigoureux.
Photo : Stefan Lefnaer - CC BY-SA 4.0
Veronica longifolia
Floraison : juin à août
Hauteur : 60–120 cm
La véronique à longues feuilles est une élégante plante vivace de nos prairies fraîches, fossés, berges et lisières humides. Elle apprécie les sols riches et frais, voire temporairement humides, mais qui restent bien aérés. Elle pousse surtout dans les endroits ensoleillés, tout en supportant une légère mi-ombre. Ses longues grappes de petites fleurs bleu-violet s’épanouissent au sommet de tiges dressées et attirent de nombreux insectes, notamment les abeilles sauvages, les bourdons et les papillons.
Au jardin, elle trouvera sa place dans une prairie fraîche, au bord d’une mare ou d’un fossé, ou encore dans une bordure où le sol ne se dessèche pas trop en été. Elle apporte de la hauteur sans devenir trop massive et sa floraison estivale est particulièrement intéressante pour les pollinisateurs. Une fois installée, elle demande peu de soins. Laissez quelques tiges monter en graines pour favoriser son retour naturel d’une année à l’autre. C’est une plante particulièrement adaptée aux jardins où l’on souhaite conserver des zones fraîches et laisser davantage de place à la végétation spontanée.
Echium vulgare
Floraison : juin à septembre
Hauteur : 30–100 cm
La vipérine commune est une plante typique des terrains secs et ensoleillés : on la rencontre dans les prairies maigres, sur les talus, les friches, les bords de chemins et les sols caillouteux. Elle apprécie particulièrement les terres pauvres, calcaires et bien drainées, et supporte très bien la sécheresse. Ses fleurs, d’abord roses puis d’un bleu intense, se succèdent tout au long de l’été sur des tiges couvertes de petits poils.
Très riche en nectar, la vipérine est une plante particulièrement intéressante pour les insectes. Elle attire notamment les bourdons, les abeilles sauvages et de nombreux autres pollinisateurs, et constitue une source de nourriture précieuse en été. Au jardin, installez-la dans l’endroit le plus ensoleillé et le plus sec possible : une rocaille, une prairie fleurie ou un talus lui conviendront parfaitement. Elle est souvent bisannuelle et se ressème naturellement après avoir produit ses graines. Laissez donc quelques plantes accomplir leur cycle pour profiter de leur floraison les années suivantes.