les amphibiens et les reptiles de Silly (et environs).
les amphibiens et les reptiles de Silly (et environs).
Grenouilles, crapauds, tritons, salamandres et reptiles font partie de la richesse naturelle de Silly. Saviez-vous que certains amphibiens peuvent vivre plusieurs années, qu’une salamandre peut atteindre huit ans ou davantage, et que de nombreuses espèces trouvent refuge dans nos jardins ?
Ces animaux jouent un rôle essentiel dans nos écosystèmes : ils contribuent à réguler les populations d’invertébrés et servent eux-mêmes de nourriture à d’autres espèces. Pourtant, la disparition des mares, la destruction des abris et la circulation routière les menacent.
Apprenons à mieux les connaître pour mieux les protéger ! Découvrez nos fiches pour reconnaître les espèces de la région, comprendre leurs besoins et découvrir comment leur offrir une place dans nos jardins.
Photo de bannière: à la recherche de grenouilles dans la réserve naturelle de Terneppe, à Enghien.(Jeroen Verdonck)
Photos: une mare dans la vallée de la Zwalm, Brakel (Jeroen Verdonck) - une mare dans un jardin, Graty (Véronique Gesché) - une mare dans un jardin, Silly (Dominique Ars)
Epidalea calamita
Le Crapaud calamite est un amphibien discret, reconnaissable à sa fine ligne jaune qui parcourt généralement le milieu de son dos. Contrairement à de nombreux autres crapauds, il se déplace souvent en courant plutôt qu’en sautant. Il affectionne les milieux ouverts, ensoleillés et peu végétalisés. Bien que sa présence exacte à Silly reste à confirmer, des données de répartition dans les environs suggèrent qu’il mérite notre attention.
Le Crapaud calamite recherche des milieux ouverts et bien ensoleillés, comme les anciennes carrières, les terrains sablonneux, les friches et certains terrains remaniés. Pour se reproduire, il utilise des eaux peu profondes et temporaires qui se réchauffent rapidement et contiennent peu de végétation. Ces petites mares peuvent accueillir ses têtards tout en limitant la présence de certains prédateurs aquatiques.
Pour lui offrir des conditions favorables, il est important de préserver les espaces ouverts et ensoleillés, ainsi que les petites dépressions temporairement inondées. Une mare peu profonde, sans poissons et en partie dépourvue de végétation, peut convenir si le terrain environnant offre des abris et des zones de déplacement. Évitez toutefois de créer ou de modifier un habitat sans vérifier au préalable les besoins des espèces déjà présentes. Le maintien d’une mosaïque de sols nus, de végétation clairsemée et de petites zones humides est souvent plus favorable à ce crapaud qu’un jardin uniformément aménagé.
Le Crapaud calamite est signalé dans les environs de Silly d’après des données de répartition par mailles, mais sa présence exacte sur le territoire communal reste à confirmer. Vous l’avez observé ou photographié dans la région ? Vos photos et vos observations peuvent contribuer à mieux connaître sa répartition locale.
Taille : généralement entre 5 et 8 cm.
Dos : coloration variable, souvent verdâtre, brunâtre ou grisâtre, avec des taches plus sombres.
Corps : trapu, avec des pattes relativement courtes et un museau arrondi.
Ligne dorsale : une fine ligne jaune ou crème parcourt généralement le dos, mais elle peut être peu visible ou absente chez certains individus.
Yeux : iris jaune verdâtre, avec une pupille horizontale.
Comportement : : il se déplace souvent en marchant ou en courant, plutôt qu’en effectuant les bonds caractéristiques de nombreuses grenouilles.
Photo: Conservateur RNR Jarrie, Epidalea calamita RNR Isles du Drac.jpg, via Wikimedia Commons, licentie CC BY-SA 4.0
Bufo bufo
Le Crapaud commun est un amphibien robuste que l’on rencontre dans les bois, les haies, les parcs et les jardins. Il passe l’essentiel de l’année sur la terre ferme et rejoint les mares et les étangs au début du printemps pour se reproduire. Grand consommateur de limaces, de vers et d’insectes, il participe à l’équilibre naturel du jardin. Malgré sa large répartition, il est particulièrement vulnérable lors de ses migrations à travers les routes.
Le Crapaud commun apprécie les milieux terrestres variés où il peut se cacher dans des endroits frais et humides : sous les feuilles mortes, les souches, les pierres ou les tas de bois. Pour se reproduire, il privilégie généralement les mares et les étangs permanents, assez profonds, où il peut fixer ses cordons d’œufs à la végétation ou à des supports immergés. Il est surtout actif au crépuscule et pendant la nuit.
Au jardin, conservez des tas de bois, des feuilles mortes et des coins de végétation naturelle qui lui serviront de refuges. Si vous possédez une mare, veillez à préserver des berges accessibles et quelques plantes aquatiques. Évitez les pesticides, qui réduisent ses ressources alimentaires et peuvent nuire à la faune. Enfin, soyez particulièrement vigilants à la fin de l’hiver et au début du printemps : les crapauds traversent souvent les routes pour rejoindre leurs sites de reproduction, et la circulation constitue une menace importante pour leurs populations.
Taille : généralement de 5 à 11 cm, les femelles étant souvent plus grandes que les mâles.
Peau : couverte de petites verrues, de couleur variable allant du beige au brun, parfois grisâtre, verdâtre ou brun-roux.
Corps : trapu et massif, avec des pattes relativement courtes.
Derrière l’œil : une large tache sombre recouvre le tympan et constitue un bon critère d’identification.
Yeux : iris cuivré à rouge-orangé et pupille horizontale.
En période de reproduction : les œufs sont déposés dans l’eau sous forme de longs cordons gélatineux, souvent enroulés autour de la végétation aquatique.
Photos: Chrisophe Verriest, via Wikimedia Commons, licentie CC BY-SA 2.5.
Natrix helvetica
La Couleuvre helvétique, également appelée Couleuvre à collier, est un serpent non venimeux qui fréquente principalement les milieux humides. Bonne nageuse, elle se nourrit surtout de grenouilles, de tritons et d’autres petits animaux aquatiques. Discrète et craintive, elle préfère généralement fuir plutôt que de se défendre. Sa présence à Silly n’est pas confirmée à ce jour.
La Couleuvre helvétique fréquente les mares, les étangs, les cours d’eau, les marais et les prairies humides. Elle a besoin de milieux ensoleillés pour se réchauffer, ainsi que de végétation dense et de refuges où se cacher. Les lisières forestières, les haies, les clairières et les anciennes carrières peuvent également lui convenir lorsqu’ils se trouvent à proximité de zones humides. Pour pondre ses œufs, elle recherche des endroits chauds et humides où la matière végétale se décompose, comme les tas de compost, de fumier ou de branches en décomposition.
Dans la région de Silly, les mares et étangs entourés de prairies naturelles, les berges végétalisées et les lisières ensoleillées constituent les milieux à examiner en priorité. Préserver les zones humides, maintenir des haies et des bandes de végétation naturelle, conserver quelques tas de bois ou de compost et éviter les pesticides contribue à protéger les habitats dont elle pourrait dépendre. La fragmentation des milieux et la disparition des zones humides constituent en effet des menaces pour cette espèce.
Aucune observation confirmée de la Couleuvre helvétique à Silly n’a été identifiée à ce jour. Si vous en apercevez une dans la région, une photo et une observation transmise sur une plateforme naturaliste peuvent aider à mieux connaître sa répartition locale.
Taille : généralement entre 70 et 120 cm, les femelles étant souvent plus grandes que les mâles.
Coloration : grisâtre, brunâtre ou verdâtre, avec de petites marques sombres sur les flancs.
Collier : deux marques claires, souvent jaunâtres ou blanchâtres et bordées de noir, sont généralement visibles derrière la tête. Elles peuvent toutefois être peu marquées chez certains individus.
Corps: ong et élancé, avec des écailles carénées qui lui donnent un aspect légèrement rugueux.
Comportement : excellente nageuse, elle se chauffe volontiers au soleil près de l’eau. Inoffensive pour l’être humain, elle cherche surtout à s’échapper lorsqu’elle est dérangée.
Rana temporaria
La Grenouille rousse est l’un des amphibiens les plus familiers de nos régions. Elle fréquente les jardins, les prairies et les bois, et rejoint les mares dès la fin de l’hiver pour se reproduire. On la remarque souvent à cette période grâce aux pontes gélatineuses déposées dans les eaux peu profondes.
La Grenouille rousse fréquente une grande variété de milieux terrestres humides : bois, haies, prairies, jardins et lisières forestières. Pour se reproduire, elle recherche des points d’eau peu profonds, comme les mares, les fossés inondés et les petites dépressions temporairement en eau. Elle peut ainsi se reproduire assez tôt dans l’année, parfois dès février, selon les conditions météorologiques.
Au jardin, une petite mare aux berges en pente douce peut lui offrir un site de reproduction adapté. Gardez des haies, des herbes hautes, des feuilles mortes et des coins tranquilles où elle pourra s’abriter le reste de l’année. Évitez les pesticides et, au printemps, soyez attentifs aux grenouilles qui traversent les chemins et les routes pour rejoindre leurs lieux de ponte.
Taille : généralement entre 6 et 9 cm, les femelles étant souvent plus grandes que les mâles.
Coloration : variable, du brun-roux au brun olive, parfois grisâtre ou jaunâtre.
Corps : assez trapu, avec une tête large, un museau arrondi et des pattes arrière robustes.
Derrière l’œil : une large tache sombre recouvre le tympan et constitue un bon critère d’identification.
Pattes arrière : relativement courtes ; la grenouille se déplace souvent par petits bonds.
En période de reproduction : elle forme des amas d’œufs gélatineux flottant à la surface de l’eau, souvent en grand nombre.
Photos: Jeroen Verdonck, Chrisophe Verriest,
Pelophylax sp.
La Grenouille verte est une habituée des mares et des étangs ensoleillés. On l’observe souvent immobile au bord de l’eau, profitant du soleil, avant qu’elle ne plonge au moindre mouvement. Son chant sonore est particulièrement caractéristique au printemps et en été. En Belgique, le nom « Grenouille verte » désigne plusieurs formes très proches, difficiles à distinguer sur le terrain.
La Grenouille verte passe l’essentiel de sa vie dans l’eau ou à proximité immédiate. Elle apprécie les mares et les étangs permanents, ensoleillés et riches en végétation aquatique, où elle trouve nourriture, abris et sites de reproduction.
Pour la favoriser au jardin, privilégiez une mare ensoleillée avec des plantes aquatiques indigènes et des berges offrant des zones de repos. Évitez les poissons, qui peuvent manger les œufs et les têtards, ainsi que les pesticides qui réduisent ses ressources alimentaires. Préservez également les zones de végétation naturelle autour de l’eau. Attention toutefois : les différentes formes de Grenouilles vertes sont très difficiles à distinguer visuellement, et certaines espèces exotiques proches sont présentes dans nos régions.
Taille : généralement entre 5 et 10 cm, selon les individus.
Coloration : souvent verte, mais parfois brunâtre, avec des taches sombres sur le dos.
Dos : souvent marqué d’une ligne claire jaune ou verte au milieu.
Yeux : iris doré et pupille horizontale.
Derrière l’œil : absence habituelle d’une grande tache sombre bien marquée, contrairement à la Grenouille rousse.
En période de reproduction : les mâles émettent des chants puissants et gonflent leurs sacs vocaux sur les côtés de la tête.
Photos: Chrisophe Verriest, Véronique Gesché
Zootoca vivipara
Le Lézard vivipare est un petit reptile discret qui apprécie les milieux ensoleillés où alternent végétation dense, herbes basses et zones humides. Contrairement à la plupart des lézards, la femelle donne naissance à des jeunes déjà formés, d’où son nom ! L’espèce connaît un recul préoccupant dans plusieurs régions de Wallonie, notamment dans l’ouest du Hainaut.
Le Lézard vivipare fréquente notamment les prairies humides, les landes, les clairières, les lisières forestières et les friches. Il a besoin d’une végétation variée qui lui offre à la fois des endroits pour se réchauffer au soleil et des refuges pour se protéger.
Pour favoriser sa présence, préservez les bordures naturelles, les petites clairières et les zones de végétation diversifiée. Le maintien de bois mort au sol, dans des endroits ensoleillés, lui fournit également des abris précieux. Évitez le broyage systématique de la végétation et les interventions mécaniques dans les zones susceptibles de l’accueillir.
Le Lézard vivipare est notamment présent dans la réserve naturelle du Val de Coeurcq, à Tubize. Sa présence à Silly n’est pas confirmée. Les observations réalisées dans la région restent néanmoins importantes pour mieux connaître la répartition de ce reptile discret et contribuer à sa protection.
Taille : généralement entre 11 et 14 cm, queue comprise.
Coloration : trapu, peu aplati, avec des pattes courtes.
Dos : brunâtre, roussâtre ou grisâtre, avec des motifs plus foncés sur le dos et les flancs.
Jeunes : souvent très foncés, parfois presque noirs.
Particularité : la femelle donne naissance à plusieurs jeunes vivants, généralement en été.
Anguis fragilis
Malgré son apparence de petit serpent, l’Orvet fragile est en réalité un lézard sans pattes. Discret et inoffensif, il passe une grande partie de son temps caché sous la végétation, les feuilles mortes ou le bois en décomposition. Il fréquente notamment les lisières forestières, les prairies naturelles, les haies et les jardins où il trouve des abris et de la nourriture.
L’Orvet fragile apprécie les milieux offrant à la fois de la fraîcheur, des abris et des endroits ensoleillés où il peut réguler sa température. On le rencontre dans les bois clairs, les lisières, les haies, les prairies riches en végétation et certains jardins. Il se nourrit principalement de petites proies comme les limaces, les vers et divers invertébrés.
Au jardin, conservez les feuilles mortes, les tas de bois et les zones de végétation dense qui lui servent de refuges. Une haie champêtre, un compost peu perturbé ou un coin de jardin laissé plus naturel peuvent lui être favorables. Évitez les pesticides et les travaux mécaniques dans les zones refuges, en particulier au printemps et en été. Lors du déplacement de planches, de pierres ou de tas de bois, vérifiez toujours qu’aucun animal ne s’y abrite. Dans les bois et leurs environs, préserver les lisières naturelles et les petites clairières contribue également à maintenir des habitats favorables à cette espèce discrète.
Taille : généralement entre 30 et 45 cm, queue comprise.
Coloration : brun, gris ou cuivré ; les mâles sont souvent plus uniformément colorés, tandis que les femelles présentent parfois des flancs sombres et une ligne dorsale.
Corps : allongé, cylindrique et lisse, sans pattes.
Tête : peu distincte du corps, contrairement à celle de nombreux serpents.
Écailles : lisses et brillantes, donnant à la peau un aspect presque métallique.
Particularité : comme certains autres lézards, il peut abandonner une partie de sa queue pour échapper à un prédateur. Il se déplace lentement et se laisse rarement observer à découvert.
Photos: Gzen92, via Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0. Photo non modifiée., ......, ......
Salamandra salamandra
Avec sa robe noire brillante ornée de taches jaunes, la Salamandre tachetée est l’un de nos amphibiens les plus faciles à reconnaître. Elle vit principalement dans les forêts fraîches et humides. À Silly, elle est notamment présente dans le Bois de Silly. Discrète et surtout active la nuit ou par temps pluvieux, elle reste assez rarement observée dans notre région.
La Salamandre tachetée affectionne les forêts de feuillus fraîches et humides, avec un sol riche en feuilles mortes, du bois mort et de nombreuses cachettes. Pour se reproduire, la femelle dépose ses larves dans de petits ruisseaux forestiers, des sources ou des zones d’eau peu profonde, généralement bien oxygénées et peu polluées.
Au Bois de Silly, la préservation des zones forestières humides est donc essentielle. Le maintien du bois mort, des feuilles mortes et des sous-bois naturels lui offre des abris indispensables. Il faut également éviter le drainage des zones humides, la pollution des petits cours d’eau et les interventions qui dégradent les ruisseaux forestiers. Enfin, une menace particulièrement préoccupante est le champignon microscopique Bsal, responsable de mortalités importantes chez cette espèce. Pour limiter sa propagation, évitez de manipuler les salamandres et nettoyez soigneusement vos chaussures et votre matériel avant de passer d’un site naturel à un autre.
Taille : généralement entre 15 et 20 cm.
Ventre : noire et brillante, avec des taches ou des bandes jaunes parfois orangées.
Dos : chaque individu possède un dessin unique, qui permet de le distinguer des autres.
Flancs : lisse et luisante, avec des glandes bien visibles derrière les yeux.
En période de reproduction : principalement nocturne, elle se montre plus volontiers par temps doux et humide, notamment après la pluie.
Photos: Jeroen Verdonck, Chrisophe Verriest
Ichthyosaura alpestris
Le Triton alpestre est l’un de nos tritons les plus répandus en Wallonie. Petit mais remarquable, il se reconnaît surtout à son ventre orange vif. Il fréquente les mares et les jardins, où il trouve des endroits pour se reproduire et se mettre à l’abri.
Le Triton alpestre se reproduit dans les eaux calmes et stagnantes : mares, petits étangs, fossés inondés ou même bassins de jardin. Le reste de l’année, il mène une vie essentiellement terrestre et se cache dans les endroits frais et humides, sous les pierres, les souches ou les tas de bois.
Pour l’accueillir au jardin, l’idéal est de créer une petite mare peu profonde, sans poissons, avec des plantes aquatiques indigènes. Conservez également des coins sauvages et humides, des haies et des tas de bois ou de pierres qui lui serviront de refuges. Évitez les pesticides et laissez-lui des passages pour circuler entre la mare et les zones de végétation. Inutile de vouloir le déplacer : si le jardin lui convient, il pourra s’y installer naturellement.
Taille : jusqu’à une dizaine de centimètres.
Ventre : orange à rouge vif, généralement sans taches.
Dos : brunâtre à gris-bleu chez la femelle, souvent bleu vif chez le mâle en période de reproduction.
Flancs : ponctués de petites taches sombres, parfois sur fond clair.
En période de reproduction : le mâle arbore une petite crête dorsale jaunâtre, ponctuée de noir.
Photos: Jeroen Verdonck, Guillaume Minne, Chrisophe Verriest
Triturus cristatus
Le Triton crêté est le plus grand de nos tritons et l’un des plus remarquables. Il est devenu rare dans de nombreuses régions, notamment en raison de la disparition des mares et de la dégradation de ses habitats. Il n’est plus présent à Silly, mais une population subsiste à proximité, dans la petite réserve naturelle de Ter Nieppe, à Enghien.
Le Triton crêté fréquente les paysages ouverts composés de prairies, de haies et de bosquets. Pour se reproduire, il recherche de grandes mares profondes et ensoleillées, qui restent en eau jusqu’à la fin de l’été. Une végétation aquatique abondante lui permet d’y déposer ses œufs. La présence de poissons constitue un obstacle important à sa reproduction.
Pour favoriser cette espèce, la priorité est de préserver les mares existantes et d’en créer de nouvelles, suffisamment grandes et profondes pour ne pas s’assécher en été. Le maintien de prairies naturelles, de haies et de tas de bois à proximité lui offre aussi des refuges terrestres. Dans un jardin ordinaire, une petite mare ne suffira pas nécessairement à accueillir cette espèce exigeante, mais elle pourra contribuer à un réseau de points d’eau favorable aux amphibiens.
Taille : jusqu’à 18 cm, ce qui en fait le plus grand triton de nos régions.
Ventre : jaune à orange, parsemé de nombreuses taches noires.
Dos : brun foncé à noirâtre, souvent ponctué de petites taches sombres.
Flancs : rugueuse, avec de nombreuses petites verrues.
En période de reproduction : le mâle arbore une grande crête dorsale dentelée, interrompue au niveau du bassin, ainsi qu’une crête sur la queue.
Photos: Salicyna, via Wikimedia Commons, sous licence CC BY-SA 4.0.
Lissotriton helveticus
Le Triton palmé est un petit amphibien discret, fréquent dans les mares, les fossés et les petits points d’eau. Il doit son nom aux palmures que le mâle développe entre les doigts des pattes arrière pendant la période de reproduction. Avec un peu d’attention, on peut aussi le rencontrer dans un jardin accueillant pour la faune sauvage.
Le Triton palmé apprécie les petits plans d’eau calmes, souvent peu profonds, comme les mares, les fossés et les ornières inondées. Il peut se reproduire dans des points d’eau modestes, à condition qu’ils restent suffisamment longtemps en eau. En dehors de la période de reproduction, il se réfugie dans la végétation, sous les feuilles mortes, les pierres ou le bois mort.
Pour favoriser sa présence au jardin, aménagez une mare sans poissons, avec des berges en pente douce et quelques plantes aquatiques indigènes. Gardez des haies, des zones de végétation naturelle et des abris humides à proximité. Évitez les pesticides et laissez une partie du jardin évoluer librement : ces petits espaces sauvages lui offrent des refuges indispensables.
Taille : entre 5 et 9 cm.
Ventre : rosée ou jaunâtre, presque toujours sans taches.
Dos : blanchâtre à jaunâtre, parfois marqué de petits points noirs.
Flancs : jaunâtre à brun-olive, avec une coloration discrète.
En période de reproduction : lle mâle présente des pattes arrière palmées de noir, une petite crête dorsale basse et un filament au bout de la queue.
Photos: .Chrisophe Verriest
Lissotriton vulgaris
Le Triton ponctué est un petit amphibien qui fréquente les mares et les jardins offrant des coins humides et naturels. Discret et souvent difficile à observer en dehors de la période de reproduction, il se distingue notamment par les taches qui ornent son corps. Il fait partie des espèces que l’on peut rencontrer dans les petits points d’eau de nos régions.
Le Triton ponctué se reproduit dans les eaux calmes et peu profondes, comme les mares, les petits étangs et les fossés en eau. En dehors de cette période, il vit principalement à terre, dans les endroits frais et humides, sous les feuilles mortes, les pierres ou le bois mort.
Pour favoriser sa présence au jardin, aménagez une mare sans poissons, avec des berges en pente douce et des plantes aquatiques indigènes. Préservez les haies, les zones de végétation spontanée et les petits abris naturels à proximité. Évitez les pesticides et laissez quelques espaces du jardin évoluer librement : ils lui offriront des refuges et des zones de chasse.
Taille : jusqu’à une dizaine de centimètres.
Ventre : jaunâtre à orange, marqué de taches sombres.
Dos : brunâtre à olive, avec des taches plus ou moins visibles.
Flancs : souvent ponctués de petites taches sombres.
En période de reproduction : le mâle présente une crête dorsale ondulée et une coloration plus vive ; la femelle est généralement plus discrète et ne possède pas de crête développée.
Photos: Jeroen Verdonck, Jeroen Verdonck, Chrisophe Verriest
Sources : Natagora – Les amphibiens, Pôle Raînne – Fiches des amphibiens et reptiles, Pôle Raînne – Les amphibiens, Atlas des amphibiens et reptiles de Wallonie, Biodiversité en Wallonie – Amphibiens, Liste rouge des amphibiens et reptiles de Wallonie, Natuurpunt, Observations.be, Natagora – Recensement de la Grenouille rousse.
Cette page a été rédigée par Jeroen Verdonck (avec l'aide de IA) à partir de sources documentaires jugées fiables et des informations disponibles au moment de sa rédaction. Les textes ont fait l’objet d’une relecture attentive et approfondie. Les indications relatives à la présence locale de l’espèce reposent notamment sur les observations accessibles (Observations.be) et peuvent comporter une part d’interprétation ; elles ne constituent pas une étude scientifique spécifique à la commune. Toute correction, précision ou information complémentaire permettant d’améliorer cette page est la bienvenue.