Voici un aperçu des différentes espèces de chauves-souris susceptibles d’être observées dans la commune de Silly. Certaines ont déjà été recensées, tandis que la présence d’autres reste à confirmer. La poursuite des inventaires permettra de mieux connaître leur répartition et leurs habitats. Ces connaissances constituent un outil précieux pour protéger les milieux naturels et les bâtiments qu’elles fréquentent, et pour limiter les dérangements qui pourraient les menacer.
barbastelle d’Europe| noctule de Leisler|noctule commune |murin à moustaches| murin à oreilles échancrées | murin de Bechstein | murin de Brandt | murin de Daubenton | murin de Natterer | oreillard gris | oreillard roux | pipistrelle commune | pipistrelle de Nathusius | pipistrelle pygmée | sérotine bicolore |sérotine commune
Taille: 4,5 à 5,8 cm de longueur ; 24,5 à 29 cm d'envergure ; 6 à 13 g.
Statut: Espèce indigène, strictement protégée et extrêmement rare en Wallonie. Quelques observations isolées ont été signalées et deux colonies de reproduction sont aujourd'hui connues dans la région wallonne. Aucune présence n'est actuellement confirmée à Silly ou dans le parc d'Enghien. Sa présence reste toutefois envisageable dans les grands massifs boisés locaux.
Habitat : Espèce fortement liée aux forêts feuillues anciennes et diversifiées. Elle recherche les vieux arbres, les troncs morts et les arbres portant des écorces décollées, où elle trouve des abris. Elle chasse principalement le long des lisières forestières, dans les allées boisées, les clairières et les haies proches des boisements.
Alimentation : Principalement des petits papillons nocturnes, qu'elle capture en vol. Elle consomme également d'autres petits insectes volants.
La barbastelle d'Europe est une chauve-souris discrète, reconnaissable à son pelage très sombre, son museau aplati et ses grandes oreilles qui se rejoignent presque sur le front. Elle chasse principalement en milieu forestier et possède une technique d'écholocation particulière qui lui permet notamment de repérer les sons produits par certains papillons nocturnes. En été, les colonies de reproduction s'installent généralement sous les écorces décollées des vieux arbres, dans les fissures des troncs ou dans les cavités naturelles. Les femelles donnent naissance à un seul petit par an, généralement au début de l'été. Les colonies changent très régulièrement de refuge, parfois tous les deux ou trois jours, ce qui nécessite une grande disponibilité de vieux arbres présentant des abris naturels. En hiver, la barbastelle peut hiberner dans les arbres, les fissures rocheuses ou certaines cavités souterraines fraîches. En Wallonie, elle figure parmi les chauves-souris les plus rares et fait l'objet d'une attention particulière en matière de conservation. La préservation des vieux boisements, du bois mort sur pied, des arbres à écorce décollée et des corridors boisés est essentielle à sa survie
photo: JeanRoulin – Barbastelle d’Europe (*Barbastella barbastellus*), Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
Taille: corps de 4,8 à 7,2 cm ; envergure de 26 à 34 cm ; poids d’environ 8 à 23 g.
Statut: espèce indigène et protégée en Belgique. Son statut et sa répartition en Wallonie restent relativement mal connus.
Habitat : forêts de feuillus, boisements, lisières et abords des zones humides. Elle utilise principalement les cavités des arbres comme gîtes, mais peut aussi s’installer dans des bâtiments ou des nichoirs.
Alimentation : insectes volants, notamment papillons nocturnes, mouches, moustiques, tipules et coléoptères.
La Noctule de Leisler est la plus petite des noctules présentes en Europe. Son pelage est brun à brun-roux sur le dos et plus clair sur le ventre. Elle possède des ailes longues et étroites qui lui permettent de voler rapidement et de chasser en altitude, au-dessus de la canopée, le long des lisières ou au-dessus des plans d’eau. Elle sort généralement à la tombée de la nuit et capture ses proies directement en vol. Elle est principalement arboricole : les cavités naturelles, les anciennes loges de pics et les fissures des arbres lui servent de refuges. Les colonies de femelles peuvent changer régulièrement de gîte au cours de l’été. Au printemps, elles se regroupent pour mettre bas, généralement un ou deux petits par femelle. Les accouplements ont lieu à la fin de l’été et au début de l’automne, lorsque les mâles occupent des gîtes et attirent plusieurs femelles. La Noctule de Leisler est une espèce migratrice : certains individus parcourent plusieurs centaines de kilomètres, voire davantage, entre leurs quartiers de reproduction et leurs sites d’hivernage. En hiver, elle utilise notamment des cavités d’arbres. La disparition des vieux arbres, l’abattage d’arbres à cavités et les perturbations des gîtes constituent des menaces importantes.
photo: Manuel Werner – Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), 28 novembre 2006. Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0. Dimensions : 499 × 337 pixels.
Taille: corps de 6 à 9 cm ; envergure de 32 à 40 cm ; poids de 17 à 45 g.
Statut: espèce indigène et protégée en Belgique. Sa présence est confirmée dans le parc d’Enghien, où elle a été détectée lors de l’inventaire chiroptérologique de 2013.
Habitat : forêts de feuillus, parcs arborés, alignements de vieux arbres et abords des plans d’eau. Elle utilise principalement les cavités des arbres, mais peut aussi s’installer dans les fissures de bâtiments et de ponts.
Alimentation : insectes volants, notamment coléoptères, papillons nocturnes, mouches et moustiques.
La Noctule commune est une grande chauve-souris au pelage brun-roux, plus clair sur le ventre. Ses longues ailes étroites lui permettent de voler rapidement et de chasser à haute altitude, parfois à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Elle quitte souvent son gîte tôt en soirée, parfois avant même la tombée complète de la nuit. Elle chasse au-dessus des forêts, des prairies et des plans d’eau, où elle capture ses proies directement en vol. Elle est principalement arboricole et trouve refuge dans les cavités de vieux arbres, notamment les anciennes loges de pics. En été, les femelles se regroupent en colonies pour mettre bas, généralement un ou deux petits par an, à partir de la mi-juin. Les colonies changent régulièrement de cavité et peuvent utiliser plusieurs arbres proches. La Noctule commune est une espèce migratrice : les femelles parcourent parfois plusieurs centaines de kilomètres vers le nord et l’est de l’Europe pour rejoindre leurs sites de reproduction, tandis que les mâles restent plus souvent dans nos régions. Les accouplements ont lieu principalement entre août et octobre. En hiver, les individus se regroupent dans des cavités d’arbres, mais aussi dans des fissures de bâtiments ou de ponts. La disparition des vieux arbres, la rénovation des bâtiments, les pesticides et les collisions avec les éoliennes constituent des menaces importantes pour cette espèce.
photo: Mnolf – Noctule commune (Nyctalus noctula), photographiée à Rum, en Autriche, le 13 juin 2006. Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: 3,5 à 4,8 cm de longueur ; 19 à 22,5 cm d'envergure ; 3 à 8 g.
Statut: Espèce indigène et protégée en Belgique. Elle est relativement discrète, mais présente dans différentes régions de Wallonie. Dans le parc d'Enghien, une chauve-souris appartenant au groupe des murins à moustaches et de Brandt a été identifiée lors de l'inventaire de 2013, sans distinction certaine entre les deux espèces. Sa présence exacte à Silly reste donc à confirmer.
Habitat : Elle fréquente principalement les paysages boisés et semi-ouverts, les forêts, les lisières, les haies, les jardins et les parcs. Elle chasse souvent le long des chemins forestiers, au-dessus des petits cours d'eau et dans les clairières. En été, elle utilise les cavités des arbres, les écorces décollées, les nichoirs et les bâtiments comme refuges. En hiver, elle recherche surtout les caves, les grottes, les galeries souterraines et les anciennes fortifications.
Alimentation : Principalement des petits insectes volants, notamment des moustiques, des moucherons, des mouches, des petits coléoptères et des papillons nocturnes. Elle capture également des araignées et des insectes directement sur la végétation.
Le murin à moustaches est une petite chauve-souris reconnaissable à son museau sombre, presque noir, et à son pelage brun sur le dos et gris clair sur le ventre. Ses oreilles sont relativement courtes et pointues. Il est particulièrement agile et chasse souvent en suivant des trajectoires régulières le long des chemins forestiers, des haies et des lisières boisées. Il peut également capturer ses proies au-dessus de l'eau ou directement sur les branches et les feuilles. En été, les femelles se regroupent en colonies de reproduction pouvant compter plusieurs dizaines d'individus, généralement dans des bâtiments, des cavités d'arbres ou derrière des écorces décollées. Elles donnent naissance à un seul petit par an, généralement en juin ou juillet. Les colonies peuvent changer régulièrement de refuge au cours de la saison. Les accouplements ont lieu principalement en automne. En hiver, le murin à moustaches hiberne dans des endroits frais et humides, souvent dans les fissures des grottes, des caves et des anciennes fortifications. Il ressemble beaucoup au murin de Brandt (Myotis brandtii), ce qui rend leur identification parfois difficile, notamment lors des observations acoustiques. La préservation des haies, des vieux arbres, des lisières forestières et des bâtiments offrant des abris adaptés est importante pour cette espèce.
photo: Gilles San Martin – Murin à moustaches (*Myotis mystacinus*), Belgique, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: 4,1 à 5,3 cm de longueur ; 22 à 25 cm d'envergure ; 6 à 15 g.
Statut: Espèce indigène, protégée et relativement rare en Belgique. Sa présence est confirmée dans la région de Silly, où une colonie de reproduction est installée dans une grange à Saint-Marcoult. En Wallonie, ses populations ont fortement diminué au cours des dernières décennies.
Habitat : Elle fréquente les paysages ruraux diversifiés, les forêts feuillues, les vergers, les haies, les parcs et les prairies bordées d'arbres. En été, les colonies de reproduction s'installent principalement dans les grands bâtiments agricoles, les granges, les greniers et les combles. En hiver, elle recherche des cavités souterraines fraîches et humides, comme les grottes, les carrières et les anciennes galeries.
Alimentation : Principalement des araignées et des insectes, notamment des mouches, des moustiques et des papillons nocturnes. Elle capture souvent ses proies directement sur les feuilles, les branches, les murs et les plafonds.
Le murin à oreilles échancrées est une chauve-souris de taille moyenne, reconnaissable à son pelage dense et laineux, brun roux sur le dos et plus clair sur le ventre. Une particularité de ses oreilles est la petite échancrure située sur leur bord extérieur, qui lui a donné son nom. C'est une chasseuse agile qui ne se contente pas de capturer des insectes en plein vol : elle sait également les récupérer directement sur les surfaces et dans le feuillage. Elle fréquente volontiers les étables et les bâtiments agricoles, où elle capture notamment des mouches. En été, les femelles se regroupent en colonies parfois importantes et donnent généralement naissance à un seul petit, au mois de juin ou au début de juillet. Elles peuvent partager leur refuge avec d'autres espèces de chauves-souris. En automne, les accouplements ont lieu notamment dans les sites de rassemblement. En hiver, cette espèce hiberne dans des cavités souterraines et peut y passer près de sept mois, ce qui constitue une durée particulièrement longue parmi les chauves-souris européennes. La colonie connue dans une grange à Saint-Marcoult représente un élément important du patrimoine naturel local. La conservation de ce bâtiment, des accès utilisés par les chauves-souris, des vieux arbres, des haies et des prairies environnantes est donc essentielle.
photo: Gilles San Martin – Murin à oreilles échancrées (*Myotis emarginatus*), Belgique, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: 4,5 à 5,5 cm de longueur ; 25 à 28,6 cm d'envergure ; 7 à 12 g.
Statut: Espèce indigène et protégée en Belgique, considérée comme rare et vulnérable à l'échelle européenne. Elle est présente en Wallonie, mais sa répartition reste localisée. Aucune observation locale confirmée n'a été identifiée à Silly ou dans le parc d'Enghien. Sa présence est toutefois envisageable dans les vieux boisements feuillus de la région.
Habitat : Espèce typiquement forestière, qui privilégie les vieilles hêtraies et chênaies riches en arbres creux, en bois mort et en sous-bois dense. Elle utilise principalement les cavités naturelles et les anciennes loges de pics comme refuges. Elle chasse dans les différentes strates de la forêt, mais aussi le long des allées et des lisières boisées.
Alimentation : Principalement des insectes et autres petits invertébrés, notamment des mouches, des papillons nocturnes, des chenilles et des araignées, qu'elle capture en vol ou directement sur la végétation.
Le murin de Bechstein est une chauve-souris discrète, reconnaissable à ses très grandes oreilles qui dépassent nettement le museau et à son pelage brun clair sur le dos, contrastant avec son ventre blanchâtre. C'est l'une des espèces les plus étroitement liées aux forêts anciennes. Son vol est lent et très agile, ce qui lui permet de se déplacer entre les branches et de capturer des insectes directement sur les feuilles ou les troncs. En été, les femelles forment de petites colonies de reproduction dans les cavités des arbres, notamment les anciennes loges de pics. Elles donnent généralement naissance à un seul petit, en juin ou juillet. Les colonies changent régulièrement de refuge et utilisent plusieurs arbres au cours de la saison. Les accouplements ont lieu principalement en automne. En hiver, le murin de Bechstein hiberne dans des cavités arboricoles, des fissures rocheuses ou parfois des sites souterrains frais. Il est particulièrement sensible à la disparition des vieux arbres et à la fragmentation des forêts. La conservation des vieux peuplements de chênes et de hêtres, des arbres morts ou creux, du bois mort et des sous-bois diversifiés est donc essentielle à sa survie.
photo: Gilles San Martin – Murin de Bechstein (*Myotis bechsteinii*), Belgique, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: 3,7 à 5,1 cm de longueur ; 19 à 25 cm d'envergure ; 4 à 9 g.
Statut: Espèce indigène et protégée en Belgique, relativement rare et discrète. Dans le parc d'Enghien, une chauve-souris appartenant au groupe des murins à moustaches et de Brandt a été identifiée lors de l'inventaire de 2013. Il n'a toutefois pas été possible de déterminer avec certitude s'il s'agissait de cette espèce ou du murin à moustaches.
Habitat : Elle privilégie les paysages boisés et humides, notamment les forêts feuillues à proximité d'étangs, de ruisseaux et de zones marécageuses. Elle utilise les cavités des arbres, les fissures des troncs, les nichoirs et parfois les bâtiments comme refuges. Elle chasse principalement dans les sous-bois, le long des chemins forestiers et au-dessus des zones humides.
Alimentation : Principalement de petits insectes volants, notamment des moustiques, des moucherons, des tipules, des mouches et des papillons nocturnes.
Le murin de Brandt est une petite chauve-souris au pelage brun relativement long, parfois teinté de reflets dorés sur le dos, tandis que le ventre est plus clair. Ses oreilles sont assez longues et son museau sombre. Il ressemble fortement au murin à moustaches, ce qui rend leur identification particulièrement difficile. Dans de nombreux cas, un examen approfondi des caractéristiques physiques, notamment de la dentition, est nécessaire pour les distinguer avec certitude. Il chasse avec un vol rapide et sinueux, souvent à faible hauteur dans la végétation, les sous-bois et les abords des plans d'eau. En été, les femelles forment de petites colonies de reproduction, généralement dans les cavités des arbres ou derrière les écorces décollées. Elles donnent naissance à un seul petit, généralement entre la fin du mois de mai et la fin du mois de juin. Les colonies utilisent parfois plusieurs refuges au cours de la saison. Les accouplements ont lieu principalement à la fin de l'été et en automne. En hiver, le murin de Brandt hiberne dans des cavités souterraines fraîches, comme les grottes, les mines et les anciennes galeries. La conservation des vieux arbres, des boisements humides, des haies et des zones de chasse peu éclairées contribue à préserver ses habitats.
photo: Rauno Kalda – Murin de Brandt (*Myotis brandtii*), Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 4 à 6 cm de longueur ; 24 à 28 cm d'envergure ; 7 à 17 g.
Statut: Espèce indigène et protégée en Belgique, largement répandue en Europe. Sa présence est confirmée dans le parc du château de Thoricourt et dans le parc d’Enghien.
Habitat : Étangs, mares, canaux, rivières et ruisseaux calmes, de préférence bordés d'arbres. En été, elle se réfugie surtout dans les cavités des vieux arbres, notamment les anciennes loges de pics, mais aussi parfois sous les ponts ou dans certains bâtiments. En hiver, elle recherche des lieux souterrains frais, humides et tranquilles, comme les grottes, carrières, caves et forts.
Alimentation : Principalement des insectes volants ou posés à la surface de l'eau, notamment des moustiques, des moucherons et des trichoptères.
Le murin de Daubenton est particulièrement reconnaissable à sa manière de chasser : il vole très bas, souvent à seulement quelques centimètres au-dessus de l'eau, en effectuant des passages réguliers pour capturer ses proies avec la bouche ou les grandes pattes arrière. Celles-ci, munies de petits poils rigides, lui permettent également de saisir les insectes à la surface de l'eau. Il quitte généralement son gîte après le coucher du soleil et suit souvent des itinéraires réguliers entre son refuge et ses terrains de chasse. En été, les femelles se regroupent en colonies de reproduction dans les cavités des arbres et donnent généralement naissance à un seul petit par an. L'accouplement a lieu surtout à la fin de l'été et en automne. Pendant l'hiver, cette chauve-souris hiberne dans des endroits frais, humides et à l'abri du gel. La conservation des vieux arbres creux, des haies et des berges arborées, ainsi que la préservation de plans d'eau sombres et peu éclairés, sont essentielles à sa survie.
photo: Gilles San Martin – Murin de Daubenton (*Myotis daubentonii*), Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: corps de 4,1 à 5 cm ; envergure de 25 à 30 cm ; poids de 7 à 12 g.
Statut: espèce indigène et protégée en Belgique, présente en Wallonie. Sa présence est confirmée dans le parc d’Enghien, où dix individus ont été découverts dans un ancien passage souterrain lors de l’inventaire chiroptérologique de 2013.
Habitat : forêts de feuillus, parcs arborés, haies, vergers et prairies. Elle utilise les cavités et fissures des arbres, les bâtiments et les ponts comme gîtes. En hiver, elle recherche notamment les grottes, caves, tunnels et anciennes galeries.
Alimentation : araignées, chenilles, mouches et autres petits insectes, qu’elle capture sur la végétation ou à proximité du sol.
Le Murin de Natterer est une chauve-souris de taille moyenne, au dos brun-gris et au ventre blanc bien contrasté. Ses oreilles sont relativement longues et présentent à leur extrémité une forme légèrement relevée. Une particularité remarquable est la rangée de poils rigides et courbés qui borde la membrane reliant ses pattes arrière. Son vol est lent et agile, souvent entrecoupé de courts moments de vol stationnaire. Contrairement aux espèces qui chassent principalement des insectes en plein vol, il est capable de glaner ses proies directement sur les feuilles et les branches, en utilisant parfois sa membrane caudale pour les capturer. Il chasse dans les sous-bois, le long des haies, dans les allées forestières et au-dessus des prairies. En été, les femelles forment de petites colonies de reproduction, généralement dans des cavités d’arbres, des bâtiments ou des ponts. Elles donnent naissance à un seul petit, le plus souvent entre la fin mai et la mi-juillet. Les colonies peuvent changer régulièrement de gîte, tandis que les individus restent généralement fidèles à leur territoire. Les accouplements ont lieu principalement en automne et peuvent se poursuivre en hiver.
Le Murin de Natterer n’est pas considéré comme une espèce migratrice. Il passe l’hiver dans des cavités souterraines fraîches et humides, souvent isolé. La disparition des vieux arbres, la rénovation des bâtiments, la suppression des haies et l’éclairage nocturne à proximité des gîtes peuvent compromettre sa survie.
photo: Gilles San Martin – Murin de Daubenton (*Myotis daubentonii*), Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: corps de 4 à 5,8 cm ; envergure de 24 à 30 cm ; poids de 6 à 14 g.
Statut: espèce indigène et protégée en Belgique. Plus discrète et généralement moins forestière que l’Oreillard roux. L’inventaire du parc d’Enghien mentionne un Oreillard (Plecotus sp.) lors d’une observation antérieure, en 2011. L’identification ne permet toutefois pas de déterminer s’il s’agissait d’un Oreillard gris ou d’un Oreillard roux. La présence de l’Oreillard gris dans la région reste donc à confirmer.
Habitat : villages, zones agricoles, prairies, vergers, parcs, jardins et paysages bocagers. Il utilise souvent les combles et les charpentes des bâtiments comme gîtes.
Alimentation : principalement des papillons nocturnes, mais aussi des mouches et des coléoptères.
L’Oreillard gris est une chauve-souris reconnaissable à ses très grandes oreilles, presque aussi longues que son corps. Son pelage est généralement grisâtre et sa face présente un masque sombre autour des yeux. Il fréquente volontiers les paysages ouverts et les abords des villages, où il chasse lentement, souvent à faible hauteur, au-dessus des prairies ou près des arbres. Il est particulièrement habile pour repérer les insectes posés sur les feuilles et les capturer directement dans la végétation. Il peut également pratiquer le vol stationnaire. En été, les femelles se regroupent dans les combles et les charpentes de bâtiments pour mettre bas, généralement un seul petit par an, entre la mi-juin et la mi-juillet. Les accouplements ont lieu à la fin de l’été, en automne et parfois en hiver. Contrairement à de nombreuses autres chauves-souris, l’Oreillard gris peut aussi passer l’hiver dans des bâtiments frais et tranquilles, même s’il utilise également des cavités souterraines. La rénovation des bâtiments, la fermeture des accès aux combles, la disparition des haies et des prairies ainsi que l’éclairage nocturne peuvent nuire à ses populations.
photo: Andrei Sakhno – Oreillard gris (Plecotus austriacus), photographié dans les catacombes d’Odessa, le 30 octobre 2018. Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.
Taille: 4,2 à 5,5 cm de longueur ; 24 à 28,5 cm d'envergure ; 5 à 11 g.
Statut: Espèce indigène et protégée en Belgique, encore largement répandue en Wallonie, mais généralement discrète. Dans le parc d'Enghien, un individu du genre Plecotus a été mentionné lors d'un inventaire en 2011, sans identification précise de l'espèce. La présence de l'oreillard roux à Silly reste donc possible, mais n'est pas confirmée.
Habitat : Espèce principalement forestière, elle fréquente les forêts feuillues et mixtes, les vieux boisements, les parcs arborés, les vergers et les jardins. Elle utilise les cavités des arbres, les anciennes loges de pics, les nichoirs et les charpentes des bâtiments comme refuges. Elle chasse surtout dans les milieux boisés, le long des branches et dans le feuillage.
Alimentation : Principalement des papillons nocturnes, des chenilles, des coléoptères, des mouches et des araignées. Elle capture souvent ses proies directement sur les feuilles, les branches ou au sol.
L'oreillard roux est une chauve-souris de taille moyenne, particulièrement reconnaissable à ses immenses oreilles qui peuvent atteindre presque la longueur de son corps. Lorsqu'il est au repos ou en hibernation, il les replie sous ses ailes, ne laissant dépasser que les petits tragus. Son pelage est brun roux sur le dos et gris clair sur le ventre. C'est un chasseur très agile qui se déplace lentement entre les branches et peut même effectuer un vol stationnaire devant le feuillage pour repérer ses proies grâce à son ouïe particulièrement développée. Il chasse souvent dans les forêts anciennes, les allées boisées et les parcs arborés, où il capture aussi bien des insectes en vol que des proies posées sur la végétation. En été, les femelles forment de petites colonies de reproduction, généralement dans les cavités des arbres, les nichoirs ou les charpentes des bâtiments. Elles donnent naissance à un seul petit, entre la mi-juin et la mi-juillet. Les colonies changent régulièrement de refuge et peuvent utiliser plusieurs arbres au cours de la saison. Les accouplements ont principalement lieu à la fin de l'été et en automne, mais peuvent également se produire à d'autres périodes de l'année. En hiver, l'oreillard roux hiberne dans des cavités souterraines, des caves, des anciennes galeries ou des cavités arboricoles. Il est particulièrement sensible à la disparition des vieux arbres, à l'éclairage nocturne et à la fragmentation des milieux boisés. La conservation des vieux peuplements feuillus, des arbres creux, des haies et des corridors écologiques est donc essentielle à sa survie.
photo: Jasja Dekker – Oreillard roux (*Plecotus auritus*), Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: 3,6 à 5,1 cm de longueur ; 18 à 24 cm d'envergure ; 3 à 8 g.
Statut: Espèce indigène et protégée en Belgique. C'est l'une des chauves-souris les plus communes de Wallonie. Sa présence est confirmée dans le parc d'Enghien, ainsi que le long des lisières du Bois de Silly–Enghien et du Bois de Provision.
Habitat : Espèce très adaptable, elle fréquente les villages, les jardins, les parcs, les zones boisées et les milieux agricoles. Elle chasse volontiers le long des lisières forestières, des haies et près des points d'eau. Pour ses gîtes, elle utilise principalement les fissures et les anfractuosités des bâtiments, les espaces sous les toitures, derrière les volets ou parfois les cavités des arbres.
Alimentation : Exclusivement composée d'insectes capturés en vol, principalement des moustiques, des moucherons, des petites mouches et de minuscules papillons nocturnes.
La pipistrelle commune est une petite chauve-souris particulièrement agile, reconnaissable à son vol rapide et saccadé. Elle commence généralement à chasser peu après le coucher du soleil et peut effectuer des vols répétés autour des arbres, des haies et des lampadaires où se concentrent les insectes. Grâce à l'écholocation, elle repère ses proies dans l'obscurité en émettant des ultrasons. En été, les femelles se regroupent dans des colonies de reproduction, souvent installées dans les bâtiments, et donnent généralement naissance à un petit, parfois deux, entre juin et juillet. Les accouplements ont principalement lieu à la fin de l'été et en automne. En hiver, elle entre en hibernation dans des endroits abrités, notamment les fissures des bâtiments, les caves et certaines cavités. Plutôt sédentaire, elle se déplace généralement sur de courtes distances entre ses gîtes et ses terrains de chasse. La conservation des haies, des lisières boisées et des vieux arbres, ainsi que la limitation de l'éclairage nocturne excessif, contribuent à préserver ses territoires de chasse et ses déplacements.
photo: Gilles San Martin – Pipistrelle commune (*Pipistrellus pipistrellus*), Jambes, Belgique, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: 4 à 5,4 cm de longueur ; 22 à 25 cm d'envergure ; 6 à 15,5 g.
Statut: Espèce indigène et protégée en Belgique. Migratrice, elle est principalement observée lors des déplacements saisonniers du printemps et de l'automne. Quelques observations ont été enregistrées le long de la lisière du Bois de Provision. Elle est également observée plus fréquemment dans la région bruxelloise.
Habitat : Elle privilégie les paysages boisés et humides, notamment les forêts proches de plans d'eau, les étangs, les rivières et les zones marécageuses. Elle chasse souvent le long des lisières forestières, des allées boisées et des berges abritées. Ses gîtes se trouvent principalement dans les cavités des arbres, sous l'écorce décollée et parfois dans les bâtiments.
Alimentation : Principalement des insectes volants, notamment des chironomes (petits insectes ressemblant à des moustiques), des moustiques, des moucherons et de petits papillons.
La pipistrelle de Nathusius est une chauve-souris migratrice capable de parcourir de très longues distances entre ses quartiers d'été et ses sites d'hivernage. Les déplacements saisonniers s'effectuent principalement entre le nord-est et le sud-ouest de l'Europe. En Belgique, elle est particulièrement observée à la fin de l'été et en automne, lors de la migration. Elle chasse en vol rapide et relativement rectiligne, souvent à quelques mètres du sol, le long des lisières forestières ou au-dessus de l'eau, où les insectes sont abondants. Contrairement à la pipistrelle commune, elle est davantage liée aux paysages boisés et humides. En été, elle utilise principalement les cavités des arbres et les espaces situés derrière l'écorce pour se reposer. Les mâles peuvent occuper des territoires de parade à la fin de l'été, attirant les femelles pour l'accouplement. La conservation des vieux arbres, des boisements humides, des plans d'eau et des corridors boisés est importante pour cette espèce, notamment durant ses déplacements migratoires.
photo: Mike Pennington – Pipistrelle de Nathusius (*Pipistrellus nathusii*), Baltasound, Écosse, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
Taille: Corps de 3,5 à 5,2 cm ; envergure d’environ 19 à 23 cm ; poids de 4 à 8 g.
Statut: Espèce indigène et protégée en Belgique, encore rare et relativement peu connue en Wallonie.
Habitat : Paysages boisés et humides, notamment les berges arborées, les ripisylves, les étangs et les petits cours d’eau. Elle peut également fréquenter les parcs, les haies et les villages.
Alimentation : Principalement de petits insectes volants, en particulier des chironomes (petits insectes proches des moustiques).
La Pipistrelle pygmée est l’une des plus petites chauves-souris d’Europe. Très proche de la Pipistrelle commune par son apparence, elle ne peut pratiquement pas être distinguée de celle-ci à l’œil nu. L’identification repose notamment sur l’analyse de ses ultrasons : ses cris d’écholocation sont généralement émis autour de 55 kHz, contre une fréquence plus basse chez la Pipistrelle commune. Elle chasse surtout au-dessus de l’eau ou à proximité de la végétation riveraine, où elle capture de petits insectes en vol. Les colonies de reproduction s’installent souvent dans les bâtiments, les ponts ou les cavités d’arbres. Elles peuvent rassembler plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’individus. Les femelles mettent bas généralement un ou deux petits au début de l’été. Les accouplements ont lieu principalement à la fin de l’été et en automne. Ses déplacements saisonniers sont encore relativement mal connus, mais certains individus peuvent se déplacer sur des distances importantes. La préservation des berges arborées, des zones humides et des gîtes de reproduction est essentielle à sa conservation.
photo: Magne Flåten – Pipistrelle pygmée (Pipistrellus pygmaeus), 29 août 2008. Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
Taille: corps de 4,8 à 6,6 cm ; envergure de 26 à 33 cm ; poids de 10 à 23 g.
Statut: espèce indigène mais très rarement observée en Belgique. Elle se trouve à la limite occidentale de son aire de répartition et est principalement signalée lors de ses migrations.
Habitat : paysages ouverts, zones agricoles, abords des lacs et des étangs, ainsi que les villes. Elle utilise les fissures des bâtiments, les charpentes et parfois les cavités rocheuses ou les arbres comme gîtes.
Alimentation : principalement de petits insectes volants, notamment des chironomes, mais aussi des papillons nocturnes et des trichoptères.
La Sérotine bicolore est une chauve-souris de taille moyenne, reconnaissable à son pelage dorsal brun foncé dont les extrémités des poils sont blanc argenté, donnant un aspect « poivre et sel ». Son ventre est gris clair à blanchâtre. Elle possède des ailes relativement longues et étroites qui lui permettent de voler rapidement dans les espaces dégagés. Elle chasse souvent au-dessus des plans d’eau, des prairies et des zones urbaines, parfois autour des éclairages publics où se concentrent les insectes. En été, les femelles se regroupent en colonies de reproduction dans les fissures des bâtiments, sous les toitures ou dans les anfractuosités rocheuses. Les mâles peuvent former des groupes beaucoup plus importants, parfois de plusieurs centaines d’individus. Les naissances ont généralement lieu en juin ou juillet, souvent avec deux petits par femelle. À l’automne, les mâles réalisent des parades nuptiales, notamment à proximité des bâtiments élevés, et les accouplements ont lieu durant cette période. La Sérotine bicolore est une grande migratrice : certains individus parcourent plus de 1 000 kilomètres entre leurs quartiers d’été et leurs sites d’hivernage. En hiver, elle recherche des fissures étroites dans les bâtiments, les falaises ou les cavités souterraines. La rénovation des façades, la disparition des gîtes et les collisions avec les éoliennes constituent des menaces pour cette espèce.
photo: Magne Flåten – Sérotine bicolore (Vespertilio murinus), 25 septembre 2006. Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.
Taille: 6,3 à 9 cm de longueur ; 31,5 à 38 cm d'envergure ; 18 à 35 g.
Statut: Espèce indigène et protégée en Belgique. Elle est présente en Wallonie, mais connaît un déclin lié notamment à la disparition de ses gîtes dans les bâtiments. Elle est observée occasionnellement dans la région de Silly.
Habitat : Elle fréquente principalement les villages, les jardins, les prairies, les vergers, les parcs et les paysages agricoles. Elle chasse souvent le long des lisières forestières et au-dessus des espaces ouverts. Les colonies de reproduction s'installent généralement dans les combles et les espaces sous les toitures des bâtiments.
Alimentation : Principalement des insectes de taille moyenne ou grande, notamment des hannetons, des coléoptères, des papillons nocturnes, des tipules et des mouches.
La sérotine commune est l'une des plus grandes chauves-souris que l'on peut rencontrer dans nos régions. Son vol est relativement lent et puissant, avec des battements d'ailes amples. Elle chasse souvent à quelques mètres du sol, en survolant les prairies, les vergers et les jardins, mais aussi le long des lisières forestières. Elle peut également capturer des insectes autour des éclairages publics. En été, les femelles se regroupent en colonies dans les combles et sous les toitures des bâtiments, où elles donnent généralement naissance à un seul petit, vers le mois de juin. Les mâles vivent plutôt seuls en dehors de la période de reproduction. L'accouplement a lieu principalement à la fin de l'été et au début de l'automne. En hiver, la sérotine commune se réfugie notamment dans les bâtiments, les fissures et les cavités, où elle hiberne. La rénovation des bâtiments, la fermeture des accès aux combles et l'utilisation de pesticides constituent des menaces importantes pour cette espèce. La préservation des vieux bâtiments, des prairies, des vergers et des lisières boisées contribue à maintenir ses habitats et ses ressources alimentaires.
photo: Nicolas Vervelle – Sérotine commune (*Eptesicus serotinus*), France, Wikimedia Commons, licence CC BY 4.0.
Sources : Natagora – Protection de la biodiversité et conservation des chauves-souris, Groupe de travail Plecotus – Documentation et études sur les chauves-souris en Wallonie, SPW – Département de l'Étude du Milieu naturel et agricole (DEMNA), Atlas de la biodiversité en Wallonie – SPW, Natuurpunt – Fiches espèces et projets de protection des chauves-souris, INBO – Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek, Observations.be – Base de données naturalistes, Waarnemingen.be – Base de données naturalistes, EUROBATS – Accord sur la conservation des populations de chauves-souris en Europe, L'Écho des Rhinos – Bulletin d'information du groupe de travail Plecotus, Inventaire chiroptérologique du parc d'Enghien (2013) – « Deux nouveaux acrobates dans le parc d'Enghien ».
Cette page a été rédigée par Jeroen Verdonck (avec l'aide de IA) à partir de sources documentaires jugées fiables et des informations disponibles au moment de sa rédaction. Les textes ont fait l’objet d’une relecture attentive et approfondie. Les indications relatives à la présence locale des différentes espèces reposent notamment sur l'inventaire chiroptérologique du parc d'Enghien (2013), les observations accessibles (Observations.be, Waarnemingen.be et données disponibles auprès du SPW), ainsi que sur les informations communiquées localement. Elles peuvent comporter une part d'interprétation et ne constituent pas une étude scientifique exhaustive à l'échelle de la commune. L'absence d'observations ne signifie pas nécessairement l'absence d'une espèce. Une attention particulière a été accordée à la distinction entre présence confirmée, observations occasionnelles, présence historique et présence potentielle. Les informations relatives à l'écologie, à la conservation et à la protection des chauves-souris s'appuient notamment sur les publications scientifiques et les recommandations des organismes spécialisés, dont Natagora-Plecotus. Toute correction, précision ou information complémentaire permettant d'améliorer cette page est la bienvenue.